FGL1 : le rôle de cette protéine du foie dans l’anémie et le fer

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Protéine FGL1, hépatokine, et son rôle dans le métabolisme du fer et l'anémie selon une étude

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La protéine FGL1 (fibrinogen-like 1) est une hépatokine, c’est-à-dire une protéine sécrétée par le foie qui agit à distance sur d’autres organes. Des travaux de recherche récents montrent qu’elle joue un rôle clé dans le métabolisme du fer et dans la récupération après une anémie, en agissant sur une hormone appelée hepcidine. Cet article explique ce qu’est FGL1, comment elle intervient dans la gestion du fer par l’organisme, et ce que les études scientifiques les plus récentes révèlent sur son potentiel comme piste diagnostique ou thérapeutique future. Il s’agit à ce stade de recherche fondamentale et translationnelle, pas d’un test ou d’un traitement disponible en pratique clinique.

Qu’est-ce qu’une hépatokine et pourquoi FGL1 intéresse la recherche

Le foie n’est pas seulement un organe de filtration et de digestion. Il agit aussi comme une glande qui libère dans le sang des messagers chimiques capables d’influencer d’autres organes, un peu à la manière des hormones. Ces messagers d’origine hépatique portent un nom scientifique précis : les hépatokines (du grec « hepar », le foie, et du latin « kinos », qui active). Elles participent à la régulation du métabolisme du glucose, des graisses, et pour certaines d’entre elles, du fer.

FGL1, pour fibrinogen-like 1, appartient à cette famille. Son nom vient de sa ressemblance structurelle avec le fibrinogène, une protéine bien connue impliquée dans la coagulation du sang, bien que FGL1 n’ait pas de rôle direct dans ce processus. Elle est produite par les hépatocytes, les cellules principales du foie, et circule ensuite dans le sang pour agir sur des tissus éloignés, notamment la moelle osseuse.

Selon une revue publiée en 2024 dans la revue scientifique HemaSphere par une équipe de l’Institut de recherche en santé digestive de Toulouse (Université de Toulouse, INSERM, INRAE), FGL1 a longtemps été étudiée pour d’autres fonctions, comme la régénération du foie ou l’immunité anti-tumorale, avant que son rôle dans le métabolisme du fer ne soit précisé plus récemment (Personnaz et al., 2024, DOI : 10.1002/hem3.115).

Le rôle du fer et de l’hepcidine dans la fabrication des globules rouges

Pour comprendre l’intérêt de FGL1, il faut d’abord rappeler comment l’organisme régule son fer. Le fer est indispensable à la fabrication de l’hémoglobine, la protéine des globules rouges qui transporte l’oxygène vers tous les tissus. Sans fer disponible en quantité suffisante, la moelle osseuse ne peut pas produire de nouveaux globules rouges en nombre normal, ce qui peut conduire à une anémie.

Le chef d’orchestre de cette régulation est une hormone appelée hepcidine, elle-même produite par le foie. Lorsque l’hepcidine est élevée, elle bloque la libération du fer stocké dans l’organisme et réduit son absorption intestinale : moins de fer circule alors vers la moelle osseuse. À l’inverse, lorsque l’hepcidine diminue, le fer devient plus disponible pour la fabrication des globules rouges. Ce mécanisme protège normalement contre une accumulation excessive de fer, mais il doit pouvoir s’inverser rapidement en cas de besoin accru, par exemple après une perte de sang.

C’est précisément à ce niveau que la recherche a identifié le rôle de FGL1 : cette protéine agit comme un frein sur l’hepcidine au moment où l’organisme a le plus besoin de fer pour se régénérer.

Comment FGL1 agit sur le métabolisme du fer : le mécanisme expliqué simplement

Une étude de référence publiée en 2024 dans la revue Blood par une équipe de chercheurs français et américains (Sardo et al., Institut de recherche en santé digestive de Toulouse, en collaboration avec l’UCLA et l’école de médecine Icahn de Mount Sinai) a mis en évidence le mécanisme précis par lequel FGL1 intervient (DOI : 10.1182/blood.2023022724). Ces travaux, menés sur des souris, montrent que :

  • En cas d’anémie ou de manque d’oxygène dans les tissus (un état appelé hypoxie), le foie augmente sa production de FGL1.
  • FGL1 se lie directement à une protéine nommée BMP6 (bone morphogenetic protein 6, ou protéine osseuse morphogénétique 6), qui active normalement la production d’hepcidine.
  • En bloquant cette liaison, FGL1 empêche l’activation d’une cascade de signalisation appelée voie BMP-SMAD, ce qui réduit la production d’hepcidine par le foie.
  • Moins d’hepcidine signifie plus de fer disponible pour la moelle osseuse, qui peut alors accélérer la fabrication de nouveaux globules rouges.

Dans cette même étude, les souris génétiquement modifiées pour ne plus produire de FGL1 (« souris déficientes en FGL1 ») présentaient des taux d’hepcidine plus élevés qu’attendu après un saignement, ce qui confirme le rôle de frein exercé par cette protéine sur l’hormone. Ce mécanisme s’ajoute à un autre régulateur déjà connu, l’érythroferrone, une hormone produite par la moelle osseuse elle-même en réponse à l’anémie. FGL1 et l’érythroferrone agiraient donc de façon complémentaire pour assurer un apport de fer suffisant lors de la récupération après une anémie.

FGL1, anémies chroniques et risque de surcharge en fer

Ce mécanisme, utile en cas d’anémie ponctuelle (après une hémorragie, par exemple), soulève une question différente dans le cas des anémies chroniques avec production inefficace de globules rouges, comme la bêta-thalassémie, l’anémie dysérythropoïétique ou certains syndromes myélodysplasiques. Dans ces situations, la moelle osseuse envoie en permanence un signal de demande de fer, même si elle n’arrive pas à produire suffisamment de globules rouges matures et fonctionnels.

Selon la revue de Personnaz et ses collègues publiée dans HemaSphere, une activation prolongée de FGL1 dans ce contexte pourrait contribuer à une surcharge en fer au fil du temps, un phénomène déjà bien documenté chez les patients atteints de ces maladies, notamment lorsqu’ils reçoivent des transfusions sanguines répétées. Cette hypothèse reste à confirmer par des études cliniques dédiées, mais elle ouvre une piste de réflexion intéressante : le même mécanisme qui aide à récupérer d’une anémie aiguë pourrait, s’il persiste anormalement, aggraver une surcharge en fer chez certains patients atteints de maladies hématologiques chroniques.

Au-delà du fer : les autres fonctions métaboliques de FGL1

La recherche sur FGL1 ne se limite pas au métabolisme du fer. Plusieurs travaux, résumés dans la revue de 2024, décrivent d’autres rôles potentiels de cette hépatokine, avec des niveaux de preuve variables :

  • Homéostasie du glucose : des taux élevés de FGL1 circulante ont été associés, dans certaines études, à une altération de la régulation de la glycémie et à une résistance à l’insuline. D’autres études rapportent toutefois des résultats contradictoires, ce qui indique que ce lien n’est pas encore totalement établi.
  • Régénération du foie : FGL1 participerait à la prolifération des hépatocytes après une lésion hépatique, un mécanisme encore documenté principalement chez l’animal.
  • Maladies du foie : son implication dans la progression de la stéatose hépatique (accumulation de graisse dans le foie) et de la fibrose fait l’objet de données encore hétérogènes selon les études.
  • Immunité anti-tumorale : FGL1 se lie à un récepteur des lymphocytes T appelé LAG3 (lymphocyte activation gene 3), impliqué dans les mécanismes d’échappement immunitaire de certaines tumeurs. Cette piste fait l’objet de recherches actives en oncologie et en immunologie, indépendamment de son rôle dans le fer.

Cette diversité de fonctions illustre une caractéristique fréquente des hépatokines : elles agissent souvent comme des signaux intégrateurs, capables d’influencer plusieurs systèmes à la fois plutôt qu’une seule fonction isolée.

Avancées scientifiques récentes sur FGL1

Plusieurs publications parues entre 2024 et 2026 permettent de faire un point actualisé sur l’état de la recherche concernant FGL1. Chaque étude est présentée ici avec son niveau de preuve, afin d’éviter toute confusion entre un résultat préliminaire chez l’animal et une donnée confirmée chez l’humain.

Le mécanisme de base confirmé chez la souris (2023-2024)

L’étude de Sardo et ses collègues, publiée dans Blood, a établi pour la première fois que FGL1 supprime la production d’hepcidine en se liant à BMP6, avec des expériences à la fois en laboratoire (in vitro) et chez des souris vivantes (in vivo) (DOI : 10.1182/blood.2023022724). Concrètement, pour le lecteur, cela signifie qu’un mécanisme biologique précis et reproductible a été identifié chez l’animal. C’est un résultat solide sur le plan expérimental, mais il reste, à ce stade, un résultat préliminaire qui doit être confirmé chez l’humain avant toute application clinique.

Premières données humaines sur la carence en fer (2026)

Une étude clinique publiée en mars 2026 dans la revue Frontiers in Nutrition par une équipe de l’université de Sharjah (Émirats arabes unis) a mesuré pour la première fois les taux de FGL1 circulante chez des patients humains présentant une carence en fer (Saboor et al., 2026, DOI : 10.3389/fnut.2026.1767385). L’étude, menée sur 112 participants (46 témoins en bonne santé, 46 patients avec anémie ferriprive primaire et 20 patients avec anémie ferriprive associée à une maladie chronique), a observé que les taux de FGL1 étaient nettement plus élevés chez les personnes carencées en fer que chez les témoins en bonne santé. Ce que cela change concrètement pour le lecteur : c’est la première fois que ce mécanisme, jusque-là observé uniquement chez la souris, est également retrouvé chez l’être humain, ce qui renforce la plausibilité biologique de la découverte initiale. Les auteurs évoquent un potentiel diagnostique de FGL1, en particulier dans les situations où la ferritine est difficile à interpréter en raison d’une inflammation associée. Il s’agit cependant d’une étude observationnelle de taille modeste, dont les résultats devront être reproduits sur des populations plus larges avant d’envisager un usage en pratique courante ; aucun test sanguin de FGL1 n’est validé ni disponible en routine à ce jour.

Un rôle inattendu dans la fibrose rénale (2026)

Une étude publiée en janvier 2026 dans la revue Nature Communications par une équipe de recherche internationale a identifié FGL1 comme un acteur du dialogue entre le foie et le rein dans le développement de la fibrose rénale (cicatrisation excessive du tissu rénal) (Wu et al., 2026). Chez la souris, la suppression spécifique de FGL1 dans le foie a réduit les lésions rénales dans deux modèles différents de maladie rénale, tandis qu’une inhibition pharmacologique de FGL1 a diminué la fibrose sans toxicité hépatique observée. Ce que cela signifie pour le lecteur : cette découverte élargit le champ d’action connu de FGL1 bien au-delà du seul métabolisme du fer, et suggère que cette protéine pourrait devenir une cible pharmacologique explorée dans plusieurs maladies chroniques à la fois. Ce résultat reste, lui aussi, uniquement préclinique (souris), à un stade encore plus précoce que les données sur l’anémie.

Un rôle dans la régulation du système immunitaire (2026)

Une revue publiée en février 2026 dans Frontiers in Immunology fait le point sur le rôle de FGL1 comme partenaire du récepteur immunitaire LAG3 (Xi et Liu, 2026). Les auteurs y résument des travaux précliniques suggérant que cibler FGL1 pourrait renforcer l’effet de certaines immunothérapies anticancéreuses (associées aux traitements dits anti-PD-1/PD-L1) et limiter la propagation de métastases hépatiques dans des modèles animaux, sans toxicité hépatique majeure observée. Pour le lecteur, l’intérêt principal est de montrer que FGL1 est désormais étudiée comme cible thérapeutique potentielle dans plusieurs domaines de la médecine en parallèle : hématologie, néphrologie et oncologie. Ces pistes combinées restent cependant à un stade de recherche fondamentale et ne concernent pas, à ce jour, de traitement disponible pour les patients.

Tableau récapitulatif : FGL1 et les marqueurs classiques du fer

Le tableau suivant situe FGL1, encore expérimentale, par rapport aux marqueurs du bilan martial déjà utilisés en pratique médicale courante.

MarqueurCe qu’il reflèteStatut d’utilisation
FerritineRéserves de fer de l’organismeDosage validé, utilisé en routine
Coefficient de saturation de la transferrinePart du fer transporté disponibleDosage validé, utilisé en routine
HepcidineHormone régulatrice centrale du ferDosage surtout utilisé en recherche
ÉrythroferroneSignal de demande de fer par la moelle osseuseDosage expérimental, non disponible en routine
Protéine FGL1Frein sur l’hepcidine pendant la récupération d’une anémieRecherche fondamentale, aucun test clinique validé à ce jour

Ce que ces recherches signifient concrètement, à ce stade

Il est important de resituer ces découvertes dans leur contexte exact. FGL1 n’est ni un test de dépistage disponible, ni un traitement existant : c’est un sujet de recherche fondamentale et translationnelle active, comme le rappellent explicitement les auteurs de la revue de 2024 dans HemaSphere. Plusieurs limites méthodologiques freinent aujourd’hui son passage vers la pratique clinique :

  • Les concentrations de FGL1 recombinante utilisée en laboratoire varient fortement selon la méthode de production, ce qui complique la comparaison entre études.
  • Il n’existe, à ce jour, aucun dosage sanguin de FGL1 standardisé et validé pour un usage médical courant.
  • La grande majorité des données mécanistiques proviennent de modèles murins ; les données humaines, bien qu’en progression rapide depuis 2026, restent encore limitées en nombre de patients.
  • Les liens entre FGL1 et certaines pathologies (foie gras, diabète) reposent sur des études parfois contradictoires entre elles.

Pour un patient qui recevrait un bilan sanguin montrant une anémie ou une anomalie du fer aujourd’hui, ces recherches n’ont donc aucune implication pratique immédiate : l’interprétation continue de reposer sur les marqueurs validés que sont la ferritine, le fer sérique, la transferrine et le coefficient de saturation. FGL1 représente en revanche une piste prometteuse pour la médecine de demain, notamment pour mieux comprendre pourquoi certains patients atteints d’anémies chroniques développent une surcharge en fer, et pour explorer, à terme, de nouvelles cibles thérapeutiques.

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Si la recherche sur FGL1 reste aujourd’hui du domaine du laboratoire, le suivi de votre métabolisme du fer, lui, s’appuie déjà sur des marqueurs bien établis : ferritine, fer sérique, transferrine et coefficient de saturation. Un bilan martial régulier reste l’outil de référence pour repérer une carence en fer ou son évolution après un traitement, bien avant qu’une anémie ne s’installe. Comprendre la logique qui relie ces marqueurs entre eux permet de mieux dialoguer avec votre médecin lors de l’interprétation de vos résultats. AI DiagMe vous aide à comprendre vos résultats de bilan martial ou de numération sanguine en quelques minutes, en les replaçant dans leur contexte, sans jamais se substituer à l’avis de votre médecin.

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Glossaire

  • Hépatokine : protéine sécrétée par le foie qui agit comme un messager sur d’autres organes, à la manière d’une hormone.
  • FGL1 (Fibrinogen-Like 1) : hépatokine étudiée pour son rôle dans le métabolisme du fer, la régénération du foie et l’immunité.
  • Hepcidine : hormone produite par le foie qui régule la quantité de fer disponible dans l’organisme en freinant son absorption et sa libération.
  • Ferritine : protéine qui stocke le fer dans les cellules ; son dosage sanguin reflète les réserves de fer de l’organisme.
  • Érythroferrone : hormone produite par la moelle osseuse en réponse à l’anémie, qui contribue elle aussi à freiner l’hepcidine.
  • BMP6 (Bone Morphogenetic Protein 6) : protéine qui active normalement la production d’hepcidine par le foie ; FGL1 bloque son action.
  • Hypoxie : diminution de l’apport en oxygène dans les tissus de l’organisme, qui stimule notamment la production de FGL1.
  • Anémie ferriprive : anémie causée par un manque de fer, qui limite la fabrication de l’hémoglobine et des globules rouges.
  • Bêta-thalassémie : maladie génétique du sang caractérisée par une production inefficace de globules rouges, à risque de surcharge en fer.
  • LAG3 (Lymphocyte Activation Gene 3) : récepteur présent sur certains globules blancs (lymphocytes T), auquel se lie FGL1 dans le contexte de l’immunité anti-tumorale.

Questions fréquentes

Existe-t-il aujourd’hui un test sanguin pour doser la protéine FGL1 ?

Non. Il n’existe à ce jour aucun dosage de FGL1 validé et disponible en pratique clinique courante. Les mesures de FGL1 réalisées jusqu’à présent l’ont été exclusivement dans un cadre de recherche, avec des méthodes qui varient encore d’un laboratoire à l’autre. Si vous recherchez un bilan de votre statut en fer, les examens de référence restent la ferritine, le fer sérique, la transferrine et le coefficient de saturation, prescrits par votre médecin.

FGL1 peut-elle expliquer une anémie chez un patient aujourd’hui ?

Pas directement en pratique clinique actuelle. FGL1 est un mécanisme biologique impliqué dans la récupération après une anémie, identifié par la recherche, mais il n’est pas recherché en routine pour établir un diagnostic. Une anémie doit être explorée avec les examens sanguins validés (numération formule sanguine, ferritine, bilan martial complet) et interprétée par un professionnel de santé.

Le lien entre FGL1 et la surcharge en fer concerne-t-il tous les types d’anémie ?

Non. L’hypothèse d’un lien avec la surcharge en fer concerne surtout les anémies chroniques avec production inefficace de globules rouges, comme la bêta-thalassémie ou certains syndromes myélodysplasiques, et non les anémies ferriprives classiques liées à un manque de fer alimentaire ou à des pertes sanguines. Cette hypothèse reste par ailleurs à confirmer par des études cliniques dédiées.

FGL1 est-elle une cible pour de futurs médicaments ?

C’est une piste explorée par plusieurs équipes de recherche, dans des domaines aussi variés que l’hématologie, la néphrologie (maladies du rein) et l’oncologie. Des inhibiteurs pharmacologiques de FGL1 ont montré des résultats préliminaires encourageants chez la souris, notamment sur la fibrose rénale. Ces travaux restent toutefois à un stade préclinique, et aucun médicament ciblant FGL1 n’est aujourd’hui disponible ou testé chez l’humain à un stade avancé.

Quelle est la différence entre FGL1 et l’hepcidine ?

L’hepcidine est l’hormone centrale qui régule directement la quantité de fer disponible dans l’organisme : plus elle est élevée, moins le fer circule. FGL1 n’agit pas directement sur le fer, mais vient freiner la production d’hepcidine par le foie dans certaines circonstances, notamment après une anémie. FGL1 agit donc en amont, comme un régulateur de l’hepcidine, et non comme un acteur direct du transport du fer.

Ces recherches changent-elles la façon dont mon médecin doit interpréter mon bilan martial ?

Non, pas à ce jour. Les recommandations actuelles pour l’exploration d’une carence en fer, notamment celles de la Haute Autorité de Santé, reposent sur les marqueurs validés (ferritine en première intention, complétée si besoin par le fer sérique, la transferrine et le coefficient de saturation). Les recherches sur FGL1 sont prometteuses pour mieux comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents, mais elles n’ont pas encore modifié les pratiques de dépistage ou de suivi en médecine de ville ou hospitalière.

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Sources

Auteurs/autrices

  • AI DiagMe

    L'équipe AI DiagMe réunit médecins, spécialistes cliniques et éditeurs médicaux. Nos articles sont rédigés par des professionnels de la communication en santé puis révisés et validés par les médecins de notre comité scientifique, composé de praticiens hospitaliers en exercice dans des spécialités telles que l'hématologie, l'endocrinologie et la médecine générale. Chaque contenu s'appuie sur les directives cliniques en vigueur et les publications médicales évaluées par les pairs.

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    Julien Priour est éditeur médical senior chez AI DiagMe, où il supervise la ligne éditoriale et le processus de vérification des faits. Diplômé de HEC Paris, il cumule 3 années d'expérience en édition santé et a été formé à la rédaction et publication scientifique par l'Institut de Recherche pour le Développement (FUN-MOOC, 2026). Il veille à ce que chaque article respecte les recommandations médicales en vigueur et soit relu et validé par un médecin du comité scientifique et éthique. Il définit les standards de sourcing (HAS, Ameli, INSERM…) et de relecture appliqués à l'ensemble du site.

  • Dr. Claude Tchonko, médecin du comité scientifique d'AI DiagMe

    Dr Claude Tchonko est hématologue, en exercice depuis 2013, exerçant actuellement à la Clinique Mas de Rochet (Castelnau-le-Lez). Fort d'un parcours international, il est spécialisé dans la prise en charge des hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes), avec une expertise particulière dans les traitements par autogreffe de cellules souches, la thérapie CAR-T et l'optimisation des parcours de soins en onco-hématologie.

    Auteur d'un ouvrage de référence, « Les hémopathies lymphoïdes au Mali », il combine pratique clinique et participation active à des projets de développement de solutions technologiques en santé.

    Titulaire d'un Doctorat d'État en Médecine (Faculté de Médecine de Bamako, 2006), il a complété sa formation par un Certificat d'Études Spécialisées en Hématologie Bioclinique (Abidjan-Cocody, 2010) et plusieurs diplômes universitaires : DFMS d'Hématologie et DIU de Cytogénétique Onco-hématologique (Grenoble), ainsi qu'un DU sur le syndrome drépanocytaire majeur (UPEC).

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