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Mon bilan prévention : 100 % remboursé, ouvert aux kinés

Table des matières

Professionnel de santé échangeant avec un patient lors de mon bilan prévention pris en charge à 100 %

⚕️ Cet article est à visée informative et ne remplace pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin pour interpréter vos résultats.

Depuis le 1er octobre 2026, mon bilan prévention n’est plus réservé aux consultations chez le médecin, la sage-femme, l’infirmier ou le pharmacien : les masseurs-kinésithérapeutes peuvent désormais le réaliser, selon l’Assurance Maladie. Ce rendez-vous de 30 à 45 minutes, pris en charge à 100 %, est proposé à quatre moments clés de la vie.

De quoi s’agit-il exactement, et une prise de sang en fait-elle partie ? Voici ce qui change, comment le rendez-vous se déroule, et comment tirer le meilleur parti de vos derniers résultats d’analyses.

Ce qui change pour mon bilan prévention depuis le 1er octobre 2026

Jusqu’ici, ce rendez-vous pouvait être assuré par un médecin (dont le médecin traitant), une sage-femme, un infirmier ou un pharmacien. Depuis le 1er octobre 2026, les masseurs-kinésithérapeutes rejoignent la liste, comme le rappelle Vidal. Le principe reste identique : un temps d’échange dédié à la prévention, sans avance de frais.

Le bilan est proposé aux personnes de ces tranches d’âge :

  • 18-25 ans
  • 45-50 ans
  • 60-65 ans
  • 70-75 ans

Il ne peut être réalisé qu’une seule fois par tranche d’âge. L’Assurance Maladie met à disposition un annuaire des professionnels sur sante.fr pour en trouver un près de chez vous.

Comment se déroule mon bilan prévention en 3 étapes

D’après la page de l’Assurance Maladie, le rendez-vous suit une trame simple :

  1. Repérage de vos risques : antécédents personnels et familiaux, alimentation, activité physique, sédentarité, addictions, sommeil, vie sociale et parcours de santé (dépistages, vaccinations, suivi bucco-dentaire).
  2. Choix d’un ou deux sujets prioritaires, décidés avec le professionnel selon vos facteurs de risque et vos envies.
  3. Rédaction d’un plan personnalisé de prévention : objectifs, obstacles, actions concrètes et ressources utiles. Il est transmis à votre médecin traitant, sauf opposition de votre part.

Un autoquestionnaire facultatif, disponible dans Mon espace santé ou en PDF, permet de préparer l’échange. Il peut aussi être rempli pendant le rendez-vous.

Ce que le bilan prévoit, et ce qu’il ne décrit pas

Dans mon bilan prévention, le mot « bilan » peut prêter à confusion : il ne s’agit pas d’un bilan sanguin. Voici ce que disent les pages officielles consultées.

QuestionCe que disent les pages de l’Assurance Maladie
DuréeEnviron 30 à 45 minutes
CoûtPris en charge à 100 %, sans avance de frais
Résultat remisUn plan personnalisé de prévention
Prise de sangNon décrite dans le déroulé ; le bilan peut donner accès à des dépistages (cancers, infections sexuellement transmissibles, VIH)
Besoin de soins repéréOrientation vers un professionnel de santé si cela ne peut pas être traité sur place

Analyses de sang et bilan prévention : quel lien ?

Les pages de l’Assurance Maladie invitent à apporter, si possible, vos informations de vaccination et vos derniers résultats d’analyses et de dépistage. Ils servent de point de départ à la discussion, notamment sur deux sujets que le bilan peut aborder : la prévention du diabète et celle des maladies cardiovasculaires.

Si vous disposez déjà de résultats récents, ces repères peuvent vous aider à les comprendre avant le rendez-vous :

Pour apprendre à repérer ce qui est dans la norme, consultez notre guide pour lire une prise de sang et la page sur les valeurs normales. Une valeur isolée ne suffit jamais à conclure : c’est le professionnel de santé qui l’interprète avec votre histoire et vos symptômes.

Dernières avancées scientifiques : le cholestérol LDL, un facteur modifiable

Une analyse publiée en août 2026 dans la revue JAMA (étude du Global Burden of Disease 2023) a estimé, à l’échelle mondiale, la part des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux liée à un cholestérol LDL trop élevé. Il s’agit d’un travail de modélisation, qui s’appuie sur des centaines d’études et sur des essais randomisés, et non d’un essai mené sur des participants.

Ses auteurs rappellent que le LDL est un facteur de risque modifiable : les taux de décès ajustés sur l’âge ont reculé depuis 1990, mais le nombre total de cas augmente avec la croissance et le vieillissement des populations, et des lacunes de mesure persistent. Ce que cela change pour vous : connaître son taux de LDL fait partie des repères utiles pour parler prévention, mais cette étude ne dit rien d’un bilan précis ni d’un seuil personnel. C’est avec votre médecin que vous fixez vos objectifs.

Quand en parler à son médecin

Mon bilan prévention ne remplace ni une consultation pour un symptôme, ni le suivi d’une maladie chronique. Parlez-en à votre médecin traitant si :

  • un résultat d’analyse est en dehors des valeurs de référence et vous inquiète ;
  • vous avez des antécédents familiaux de diabète, de maladie cardiovasculaire ou de cancer ;
  • le professionnel qui a réalisé votre bilan vous oriente vers un dépistage ou une consultation.

En cas de douleur thoracique, de difficulté à respirer ou de signe soudain inhabituel, appelez le 15 sans attendre.

Glossaire

  • Bilan prévention : rendez-vous d’échange sur la santé et les habitudes de vie, proposé à des âges clés.
  • Plan personnalisé de prévention (PPP) : document remis à la fin du bilan avec vos priorités et des actions concrètes.
  • Autoquestionnaire : questionnaire facultatif pour préparer le rendez-vous.
  • Mon espace santé : espace numérique personnel où l’on retrouve le questionnaire et ses documents de santé.
  • HbA1c : hémoglobine glyquée, reflet de la glycémie moyenne des dernières semaines.
  • LDL-cholestérol : cholestérol transporté par les lipoprotéines de basse densité, associé au risque cardiovasculaire quand il est trop élevé.

FAQ

Mon bilan prévention est-il gratuit ?

Il est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais, selon ses pages officielles.

À quels âges peut-on faire mon bilan prévention ?

Entre 18 et 25 ans, 45 et 50 ans, 60 et 65 ans, puis 70 et 75 ans, une seule fois par tranche d’âge.

Qui peut réaliser mon bilan prévention ?

Un médecin, une sage-femme, un infirmier, un pharmacien et, depuis le 1er octobre 2026, un masseur-kinésithérapeute.

Combien de temps dure mon bilan prévention ?

Entre 30 et 45 minutes environ, en trois étapes : repérage des risques, choix des priorités, plan personnalisé de prévention.

Que dois-je apporter ?

Votre carte Vitale, vos informations de vaccination et vos derniers résultats d’analyses ou de dépistage, si vous en avez.

Le questionnaire de mon bilan prévention est-il obligatoire ?

Non. Il est facultatif et peut être rempli avant, depuis Mon espace santé, ou pendant le rendez-vous.

Sources

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Comprenez vos analyses de sang avec AI DiagMe

Avant votre rendez-vous, interprétez vos analyses de laboratoire avec AI DiagMe : une explication claire de chaque résultat, validée par un comité de médecins, pour arriver mieux préparé à l’échange.

Auteurs/autrices

  • AI DiagMe

    L'équipe AI DiagMe réunit médecins, spécialistes cliniques et éditeurs médicaux. Nos articles sont rédigés par des professionnels de la communication en santé puis révisés et validés par les médecins de notre comité scientifique, composé de praticiens hospitaliers en exercice dans des spécialités telles que l'hématologie, l'endocrinologie et la médecine générale. Chaque contenu s'appuie sur les directives cliniques en vigueur et les publications médicales évaluées par les pairs.

  • Dr. Claude Tchonko, médecin du comité scientifique d'AI DiagMe

    Dr Claude Tchonko est hématologue, en exercice depuis 2013, exerçant actuellement à la Clinique Mas de Rochet (Castelnau-le-Lez). Fort d'un parcours international, il est spécialisé dans la prise en charge des hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes), avec une expertise particulière dans les traitements par autogreffe de cellules souches, la thérapie CAR-T et l'optimisation des parcours de soins en onco-hématologie.

    Auteur d'un ouvrage de référence, « Les hémopathies lymphoïdes au Mali », il combine pratique clinique et participation active à des projets de développement de solutions technologiques en santé.

    Titulaire d'un Doctorat d'État en Médecine (Faculté de Médecine de Bamako, 2006), il a complété sa formation par un Certificat d'Études Spécialisées en Hématologie Bioclinique (Abidjan-Cocody, 2010) et plusieurs diplômes universitaires : DFMS d'Hématologie et DIU de Cytogénétique Onco-hématologique (Grenoble), ainsi qu'un DU sur le syndrome drépanocytaire majeur (UPEC).

  • Julien Priour, cofondateur et directeur général d'AI DiagMe

    Julien Priour est éditeur médical senior chez AI DiagMe, où il supervise la ligne éditoriale et le processus de vérification des faits. Diplômé de HEC Paris, il cumule 3 années d'expérience en édition santé et a été formé à la rédaction et publication scientifique par l'Institut de Recherche pour le Développement (FUN-MOOC, 2026). Il veille à ce que chaque article respecte les recommandations médicales en vigueur et soit relu et validé par un médecin du comité scientifique et éthique. Il définit les standards de sourcing (HAS, Ameli, INSERM…) et de relecture appliqués à l'ensemble du site.

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