Des taches plus claires que le reste de la peau apparaissent sur le dos ou le torse après l’été, ou de petites plaques brun clair qui pèlent légèrement : c’est souvent un pityriasis versicolor. Cette mycose superficielle très fréquente est due à une levure qui vit normalement sur la peau de tout le monde. Bénigne et non contagieuse, elle se soigne facilement, mais récidive souvent et laisse des taches qui mettent du temps à disparaître. Cet article explique comment la reconnaître, d’où elle vient, comment le médecin la confirme, quels traitements sont disponibles en France en 2026 et comment éviter qu’elle revienne.
Pityriasis versicolor : qu’est-ce que c’est ?
Une mycose de la couche superficielle de la peau
Le pityriasis versicolor est une infection par un champignon microscopique qui touche uniquement la couche la plus superficielle de la peau, explique le Manuel MSD. Il se traduit par des taches squameuses, c’est-à-dire qui pèlent finement, de couleur variable. Son nom vient d’ailleurs de là : « versicolor » signifie « qui change de couleur ». Le Manuel MSD le décrit comme bénin, et la gêne est surtout esthétique.
Qui est concerné ?
Le pityriasis versicolor est fréquent, en particulier chez les adolescents et les jeunes adultes. Le groupe Elsan situe le pic entre 14 et 40 ans environ, période où la peau produit le plus de sébum. Une revue danoise de 2025 estime sa fréquence entre 0,5 et 4 % de la population dans les pays scandinaves (Andersen et al., Ugeskrift for Læger). Les climats chauds et humides favorisent son apparition, souligne le Manuel MSD.
Est-ce contagieux ?
Non. Le Manuel MSD et Elsan indiquent que le pityriasis versicolor n’est pas considéré comme contagieux. La levure responsable est déjà présente sur la peau de chacun : le pityriasis versicolor n’est pas « attrapé » au contact d’une autre personne, il apparaît lorsque cette levure se multiplie trop sur une peau donnée.
Symptômes : des taches claires, brunes ou rosées
À quoi ressemblent les taches ?
Elles sont petites, rondes ou ovales, et recouvertes de fines squames, décrit Elsan. Leur couleur varie : beige, brun clair, saumon, rose ou blanche, selon le Manuel MSD. Sur une peau foncée, elles apparaissent plutôt plus claires ; sur une peau claire, elles peuvent être plus foncées ou plus claires que la peau autour. Avec le temps, les taches peuvent s’étendre et se rejoindre pour former de grandes plaques.
Où apparaissent-elles ?
Elles siègent surtout sur le tronc, là où la peau est la plus grasse et transpire le plus : haut du dos, thorax, épaules, cou et haut des bras, selon Elsan. Le Manuel MSD cite aussi le ventre et, parfois, le visage. Les démangeaisons sont rares ou légères ; la plupart des personnes ne ressentent aucune gêne physique.
Pourquoi les taches ressortent après l’été
Les zones atteintes ne bronzent pas. Au retour des vacances, elles tranchent nettement sur une peau hâlée, ce qui motive souvent la consultation, note La Revue du Praticien. Le Manuel MSD explique ce phénomène : la levure produit de l’acide azélaïque, qui bloque une enzyme indispensable à la fabrication du pigment de la peau, la mélanine.
Causes et facteurs favorisants
Malassezia, une levure normalement inoffensive
Le responsable est une levure du genre Malassezia, en particulier Malassezia furfur, qui vit naturellement sur la peau, surtout autour des poils et des glandes sébacées, précisent le Manuel MSD et Elsan. Chez certaines personnes, elle se multiplie de façon excessive et prend une forme filamenteuse : c’est cette prolifération qui provoque les taches. Une prédisposition génétique explique pourquoi certaines personnes y sont plus sujettes. La même famille de levures est impliquée dans la dermite séborrhéique.
Chaleur, sébum et produits gras
La chaleur et l’humidité sont les principaux déclencheurs, selon le Manuel MSD. Elsan ajoute l’excès de sébum, la transpiration grasse et les vêtements synthétiques serrés. La Revue du Praticien pointe aussi les produits huileux appliqués sur le corps, notamment les huiles solaires. Une étude menée en 2024 chez des collégiens et lycéens nigérians confirme que les adolescents atteints ont une peau plus grasse et moins hydratée que les autres (Makanjuola et al., Archives of Dermatological Research).
Immunité, diabète et médicaments
Une baisse des défenses immunitaires favorise aussi la prolifération de la levure. Le Manuel MSD cite la prise de corticoïdes, la grossesse, la dénutrition, le diabète et, dans sa version professionnelle, l’infection par le VIH à un stade avancé. Une revue de 2025 a aussi associé certaines biothérapies anti-TNF, utilisées contre les rhumatismes inflammatoires ou le psoriasis, à des cas de pityriasis versicolor (Barbosa et al., Mycoses). Dans la grande majorité des cas, toutefois, le pityriasis versicolor survient chez des personnes en bonne santé.
Diagnostic : comment le médecin le confirme
L’examen de la peau et le signe du copeau
Le diagnostic du pityriasis versicolor repose d’abord sur l’aspect des taches, selon Elsan et le Manuel MSD. Un geste simple aide le médecin : en grattant légèrement une tache avec une curette, de fines squames se détachent comme un copeau, décrit La Revue du Praticien. C’est le « signe du copeau ».
Scotch-test, microscope et lampe de Wood
En cas de doute, plusieurs examens confirment la présence de la levure. Le scotch-test consiste à appliquer un ruban adhésif transparent sur le bord d’une tache, puis à l’examiner au microscope : les levures apparaissent groupées en « grappe de raisin », selon La Revue du Praticien. Au microscope, la version professionnelle du Manuel MSD décrit un aspect en « spaghettis et boulettes de viande », formé de filaments et de cellules rondes. Sous la lumière ultraviolette d’une lampe de Wood, les taches peuvent prendre une fluorescence jaune-vert.
Les autres causes de taches blanches
Une revue pédiatrique de 2025 cite, parmi les causes fréquentes de taches claires acquises, le pityriasis versicolor, le vitiligo, le pityriasis alba et les taches qui suivent une inflammation de la peau (Kingston et al., Pediatrics in Review). Le principal piège est le vitiligo, qui donne des taches totalement décolorées et n’est pas dû à un champignon ; Elsan conseille un prélèvement en cas de doute. Le pityriasis rosé de Gibert, malgré son nom proche, est une autre maladie, d’origine probablement virale. Une teigne du corps, autre mycose, forme plutôt des plaques rondes en anneau.
Traitement : se débarrasser du champignon
Le gel moussant au kétoconazole, en une seule application
Le kétoconazole 2 % en gel moussant est indiqué dans le pityriasis versicolor chez l’adulte et l’adolescent, selon le Vidal. Il se prescrit sur ordonnance et est remboursé à 30 %. Le mode d’emploi est particulier : une seule application suffit.
- Mouillez le corps et le cuir chevelu sous la douche.
- Appliquez la totalité du produit de la tête aux pieds, en évitant le visage, comme le précise le Vidal, et en insistant sur les zones atteintes.
- Faites mousser et laissez agir au moins 5 minutes.
- Rincez abondamment.
Bon à savoir : depuis mai 2026, les récipients unidoses de 20 g sont progressivement retirés du marché après l’arrêt de leur production, rapporte le Vidal. Ils sont remplacés par des sachets-doses de 6 g : 4 sachets, appliqués en une seule fois, équivalent à un récipient de 20 g. Seuls certains sachets ont l’indication pityriasis versicolor et sont remboursés pour cet usage : votre pharmacien vous orientera.
Les autres traitements locaux
Selon le Manuel MSD, tout antifongique local peut être utilisé. Le tableau ci-dessous résume les principales options :
| Traitement | Mode d’emploi | Durée |
|---|---|---|
| Kétoconazole 2 % gel moussant | Sur tout le corps, 5 minutes, puis rinçage | Application unique |
| Kétoconazole 2 % en application locale | Chaque jour sur les zones atteintes | 2 semaines |
| Shampooing antifongique sur la peau | Au moins 2 fois par semaine | 1 mois |
| Sulfure de sélénium 2,5 % | 10 minutes par jour, ou 24 heures une fois par semaine | 1 semaine, ou 1 mois |
| Savon au pyrithione de zinc | En lavage des zones atteintes | 1 à 2 semaines |
| Crèmes aux imidazolés | Sur les taches, selon la prescription | Variable |
Sources : Vidal, Manuel MSD, La Revue du Praticien.
Le kétoconazole local peut irriter la peau, provoquer des démangeaisons, une rougeur ou une sécheresse, signale le Vidal. Rincez soigneusement et prévenez votre médecin en cas de réaction gênante.
Les comprimés, pour les formes étendues ou récidivantes
Lorsque les taches couvrent une grande surface ou reviennent très souvent, le médecin peut prescrire un antifongique par voie orale, comme le fluconazole, pendant 2 à 4 semaines selon le Manuel MSD. Une revue allemande de 2024 cite aussi l’itraconazole (Nenoff et al., Dermatologie). Comme le rappelle le Vidal, ces traitements par voie orale ne se prennent que sur prescription médicale.
Taches persistantes et récidives
Pourquoi les taches restent après le traitement
C’est la principale source de frustration du pityriasis versicolor : le traitement élimine la levure, mais la couleur normale de la peau revient lentement. Le Vidal indique que la disparition des lésions peut prendre de quelques semaines à quelques mois, et le Manuel MSD que la décoloration peut persister des mois, voire des années. Des taches encore visibles ne signifient donc pas que le traitement a échoué.
Des récidives fréquentes
Le pityriasis versicolor revient souvent, même après un traitement efficace, car la levure fait partie de la flore normale de la peau, rappelle le Manuel MSD. Selon Elsan, les rechutes s’expliquent surtout par la persistance des facteurs favorisants : chaleur, transpiration, peau grasse.
5 conseils pour éviter qu’il revienne
- Une hygiène soigneuse, recommandée par le Manuel MSD et Elsan.
- Un savon au pyrithione de zinc utilisé régulièrement, ou un antifongique local une fois par mois, selon le Manuel MSD.
- Un traitement préventif saisonnier : La Revue du Praticien conseille un shampooing antifongique sur le corps en fin d’été, puis au début de l’été suivant.
- Moins de produits gras sur la peau, comme les huiles solaires ou les cosmétiques huileux, selon Elsan et La Revue du Praticien.
- Des vêtements amples, en évitant les tissus synthétiques serrés, conseille Elsan.
Remèdes naturels, automédication : que faut-il savoir ?
Les traitements naturels
Huiles essentielles, vinaigre de cidre ou bicarbonate sont souvent proposés sur Internet. Aucune des sources médicales consultées, du Manuel MSD au Vidal, ne les recommande pour traiter un pityriasis versicolor. Les produits gras, comme les huiles, favorisent même la levure, rappelle La Revue du Praticien. Les antifongiques validés restent simples, peu coûteux et efficaces.
Peut-on se traiter seul ?
Le Vidal rappelle que seules les mycoses déjà diagnostiquées et bien connues peuvent être traitées en automédication. Pour un premier épisode, un avis médical permet de confirmer qu’il s’agit bien d’un pityriasis versicolor, et non d’un vitiligo ou d’une autre maladie, et d’obtenir le gel moussant, qui nécessite une ordonnance.
Quand consulter ?
Consultez si les taches apparaissent pour la première fois, si elles ne pèlent pas, si elles s’étendent malgré le traitement, si elles reviennent très souvent, ou si vous êtes enceinte, diabétique ou sous traitement qui diminue l’immunité. Des poussées répétées et étendues peuvent justifier de rechercher un facteur favorisant.
Dernières avancées scientifiques sur le pityriasis versicolor
2024 : antifongiques ou kératolytiques, une efficacité comparable
Une méta-analyse de 8 essais randomisés, regroupant 617 patients, a comparé les crèmes antifongiques de la famille des azolés (kétoconazole, bifonazole, éconazole) aux produits kératolytiques, qui décapent la couche superficielle de la peau (sulfure de sélénium, adapalène, acide salicylique). Le taux de guérison clinique n’était pas significativement différent, mais les preuves étaient de très faible qualité (Genuino et al., Acta Medica Philippina). Ce que cela change pour vous : plusieurs produits fonctionnent ; le plus important est de bien suivre le mode d’emploi et de prévenir les récidives.
2025 : comment la levure abîme la peau
Des chercheurs de Singapour et de Californie ont montré que, dans les squames du pityriasis versicolor, Malassezia furfur se présente surtout sous forme de filaments, rares sur une peau saine. Sous cette forme, la levure sécrète une enzyme, la protéase MfSAP2, capable de dégrader les protéines qui soudent entre elles les cellules de la couche cornée, dans un modèle de peau humaine en trois dimensions (Chua et al., Biochemical Journal). Ce que cela change pour vous : ces travaux expliquent la fine desquamation des taches et ouvrent la voie à de futurs traitements ciblés.
2026 : les taches claires, forme la plus fréquente
Une étude mexicaine menée en 2024 et publiée en 2026 a analysé 69 patients : la forme à taches claires dominait (63,8 % des cas), les 11 à 20 ans étaient les plus touchés et plusieurs espèces de Malassezia ont été identifiées par analyse génétique (Romero-Navarrete et al., Journal of Fungi). Ce que cela change pour vous : des taches claires sur le tronc d’un adolescent, surtout en climat chaud, doivent d’abord faire penser à un pityriasis versicolor, dont le traitement est simple.
Questions fréquentes sur le pityriasis versicolor
Quel est le traitement pour les taches de lota ?
L’expression « taches de lota » n’apparaît pas dans les sources médicales consultées. Si ces taches claires correspondent à un pityriasis versicolor, le traitement repose sur un antifongique local, comme le gel moussant au kétoconazole. Comme d’autres maladies donnent des taches claires, un avis médical permet de confirmer le diagnostic avant de traiter.
Quelles sont les causes du pityriasis versicolor ?
Il est dû à la prolifération d’une levure du genre Malassezia, normalement présente sur la peau. La chaleur, l’humidité, la transpiration, une peau grasse, les produits huileux, une prédisposition génétique et une baisse de l’immunité favorisent sa multiplication.
Quelle est la cause d’une tache blanche sur le dos ?
Chez un adolescent ou un jeune adulte, des taches claires et légèrement squameuses sur le dos, plus visibles après l’été, évoquent d’abord un pityriasis versicolor. D’autres causes existent, comme le vitiligo ou une dépigmentation après une inflammation de la peau : un médecin fera la différence.
Quelle est la crème la plus efficace contre le pityriasis versicolor ?
Aucun produit ne s’impose nettement : les études comparant antifongiques et kératolytiques montrent des résultats proches. En France, le Vidal présente le gel moussant au kétoconazole 2 %, appliqué une seule fois sur tout le corps, comme particulièrement indiqué.
Comment se débarrasser d’un pityriasis versicolor ?
Traitez avec un antifongique adapté, puis limitez les récidives : hygiène soigneuse, peu de produits gras, vêtements amples et, si besoin, un traitement préventif avant et après l’été. Les taches claires mettront ensuite plusieurs semaines à plusieurs mois à se recolorer.
Quel est l’antifongique naturel le plus puissant ?
Aucun produit naturel n’a démontré une efficacité comparable à celle des antifongiques validés contre le pityriasis versicolor dans les sources médicales consultées. Mieux vaut éviter les huiles, qui peuvent favoriser la levure.
Glossaire
- Pityriasis versicolor : mycose superficielle de la peau, due à une levure, qui donne des taches de couleur variable.
- Mycose : infection due à un champignon microscopique.
- Levure : champignon microscopique formé d’une seule cellule.
- Malassezia : genre de levures qui vivent naturellement sur la peau, surtout dans les zones grasses.
- Squames : fines pellicules de peau qui se détachent en surface.
- Signe du copeau : détachement de fines squames quand on gratte une tache.
- Scotch-test : prélèvement à l’aide d’un ruban adhésif, examiné au microscope.
- Lampe de Wood : lampe à ultraviolets qui fait ressortir certaines infections de la peau.
- Hypopigmentation : zone de peau plus claire que la normale.
- Antifongique : médicament actif contre les champignons.
- Kératolytique : produit qui décape la couche superficielle de la peau.
- Vitiligo : maladie qui détruit les cellules du pigment et donne des taches totalement blanches.
Décryptez votre bilan en entier
Le pityriasis versicolor ne se diagnostique pas par une prise de sang. En revanche, lorsque les poussées sont étendues ou très fréquentes, le médecin peut rechercher un facteur favorisant cité par le Manuel MSD : un diabète, avec la glycémie et l’hémoglobine glyquée (HbA1c), une dénutrition, avec l’albumine et la préalbumine, ou une baisse de l’immunité, par exemple avec un dépistage du VIH. AI DiagMe analyse l’ensemble de vos résultats, compare chaque valeur aux intervalles de référence de votre laboratoire et vous explique en quelques minutes ce qu’ils signifient. L’outil vous aide à comprendre et à préparer l’échange avec votre médecin ; il ne remplace ni la consultation, ni le diagnostic, ni le traitement.
Autres articles pour aller plus loin
- Pityriasis rosé de Gibert : plaque mère, durée et soins
- Dermite séborrhéique : visage, cuir chevelu, causes et soins
- Teigne : symptômes chez l’enfant et l’adulte, traitement
- Psoriasis : comprendre et gérer cette maladie chronique de la peau
- Acné : causes, symptômes et traitements
- Taches foncées sur les jambes : causes et traitement
- Diabète : causes, symptômes et traitements
Sources
- Manuel MSD, version pour le grand public. Pityriasis versicolor, octobre 2025.
- Manuel MSD, version pour professionnels de la santé. Pityriasis versicolor, mise à jour de novembre 2025.
- Elsan. Pityriasis versicolor : définition, causes et traitements, page relue par un dermatologue.
- Vidal. Kétoconazole Viatris, mise à jour du 11/12/2025.
- Vidal. Arrêt de commercialisation des spécialités de kétoconazole 2 % gel en récipient unidose, 21/05/2026.
- Vidal. Les traitements antifongiques locaux.
- Bourée P. Taches dépigmentées après bronzage. La Revue du Praticien, 22/08/2021.
- Andersen PL et al. Pityriasis versicolor. Ugeskrift for Læger, 2025. DOI.
- Makanjuola A et al. Speciation of Malassezia and determination of sebum and hydration levels in secondary school students in Nigeria. Archives of Dermatological Research, 2024. DOI.
- Barbosa LSP et al. Fungal Infections Associated With TNF-Inhibitors: A 20-Year of a Systematic Review. Mycoses, 2025. DOI.
- Kingston P et al. Common Causes of Hypopigmentation in Children. Pediatrics in Review, 2025. DOI.
- Nenoff P et al. Dermatomykosen: topische und systemische antimykotische Therapie. Dermatologie, 2024. DOI.
- Genuino RNF et al. Systematic Review and Meta-analysis on Synthetic Antifungal versus Keratolytic Agents for Topical Treatment of Pityriasis Versicolor. Acta Medica Philippina, 2024. DOI.
- Chua W et al. Aspartyl protease MfSAP2 is a key virulence factor in mycelial form of skin fungi Malassezia furfur. Biochemical Journal, 2025. DOI.
- Romero-Navarrete M et al. Chromatic Variants of Pityriasis Versicolor and Molecular Species Identification Using PCR-RFLP. Journal of Fungi, 2026. DOI.



