La vitamine K est une vitamine liposoluble indispensable à la fabrication, par le foie, de plusieurs facteurs de la coagulation. Sans elle, ces protéines sont produites en version inactive : le sang met plus de temps à coaguler, le taux de prothrombine (TP) baisse et l’INR monte. C’est pourquoi votre laboratoire dose très rarement la vitamine elle-même dans le sang. Ce sont le TP et l’INR qui servent de reflet fonctionnel de son activité. Cet article explique ce qu’est réellement cette vitamine, où on la trouve, pourquoi la carence reste rare chez l’adulte mais concerne le nouveau-né, comment les anticoagulants anti-vitamine K interagissent avec l’assiette, et ce que valent vraiment les promesses commerciales des compléments de K2.
Une vitamine liposoluble au service de la coagulation
La vitamine K appartient à la famille des vitamines liposolubles, comme les vitamines A, D et E : elle a besoin de graisses alimentaires et de bile pour être absorbée par l’intestin. Cette particularité explique une grande partie de ce qui suit, notamment pourquoi les maladies du foie et des voies biliaires perturbent son absorption. Vous pouvez comparer ce fonctionnement avec celui d’une autre vitamine liposoluble en consultant notre article sur la vitamine A.
Son rôle principal se joue dans le foie. Cet organe fabrique les protéines qui permettent au sang de coaguler. Pour être fonctionnelles, certaines d’entre elles doivent subir une modification chimique appelée gamma-carboxylation, et cette étape ne peut pas avoir lieu sans vitamine K. On parle donc de facteurs de coagulation vitamine K dépendants : les facteurs II (prothrombine), VII, IX et X, auxquels s’ajoutent deux freins naturels de la coagulation, les protéines C et S.
La logique est alors simple à suivre. Pas de vitamine K disponible, ou une vitamine K bloquée par un médicament, et le foie continue de produire ces facteurs mais dans une version qui ne fonctionne pas. Le sang coagule moins vite. Sur le compte rendu de laboratoire, cela se traduit par un TP qui baisse et un INR qui monte. Pour comprendre l’ensemble des examens concernés, notre page sur le bilan de coagulation détaille chaque paramètre.
Pourquoi le dosage sanguin de la vitamine K est rarement prescrit
C’est probablement le point le plus contre-intuitif de ce sujet. Il existe bien un dosage de la vitamine K dans le sang, mais il est rarement réalisé en pratique courante. Il est technique, peu disponible, et surtout il reflète mal ce qui intéresse le médecin : non pas la quantité de vitamine circulante à un instant donné, mais le fait qu’elle remplisse ou non sa mission.
En pratique, ce sont donc le TP et l’INR qui servent de reflet fonctionnel de l’activité de la vitamine K. Ils ne mesurent pas la vitamine, ils mesurent son résultat : la capacité du sang à coaguler. Un TP effondré chez une personne qui ne prend pas d’anticoagulant oriente vers un défaut de vitamine K ou vers une atteinte du foie, et c’est cette information-là qui déclenche la démarche diagnostique.
L’INR mérite une précision. C’est une façon standardisée d’exprimer le TP, conçue pour que le résultat soit comparable d’un laboratoire à l’autre, en particulier chez les personnes sous anticoagulant. Sa lecture, ses zones cibles et le rythme de sa surveillance constituent un sujet à part entière, que nous traitons en détail dans notre article dédié au taux d’INR et à sa surveillance.
Vitamine K1 et vitamine K2 : deux familles, deux origines
Le terme « vitamine K » recouvre en réalité deux familles de molécules, qui n’ont ni la même origine ni tout à fait le même profil de preuves.
| Critère | Vitamine K1 (phylloquinone) | Vitamine K2 (ménaquinones) |
|---|---|---|
| Origine | Végétale, liée à la chlorophylle | Fermentation bactérienne et flore intestinale |
| Aliments | Chou, épinards, brocoli, salade, persil, huiles végétales | Aliments fermentés, natto, certains fromages, foie, jaune d’œuf |
| Part des apports | Forme majoritaire de l’alimentation occidentale | Contribution plus modeste et plus variable |
| Rôle établi | Coagulation : c’est la forme qui pilote le TP et l’INR | Coagulation également, plus des protéines de l’os et des vaisseaux |
| Ce que disent les preuves | Solides et anciennes sur la coagulation | Limitées et hétérogènes sur l’os et les artères |
| Usage médical | Médicament de référence, notamment chez le nouveau-né | Surtout vendue comme complément alimentaire |
Retenez surtout que la vitamine K1, apportée par les légumes verts, est celle qui compte pour la coagulation, donc pour votre TP et votre INR. Les besoins d’un adulte sont modestes et couverts par une alimentation ordinaire : l’Anses retient un apport satisfaisant de quelques dizaines de microgrammes par jour, un niveau qu’une assiette équilibrée atteint sans effort particulier.
Carence en vitamine K : rare chez l’adulte, mais pas pour tout le monde
Chez un adulte en bonne santé, la carence en vitamine K est rare. Deux raisons à cela : l’alimentation en apporte suffisamment, et les bactéries de l’intestin en produisent une partie. Le corps n’en stocke pas beaucoup, mais le réapprovisionnement est quotidien.
Les situations qui exposent réellement
Le risque apparaît quand quelque chose empêche l’absorption des graisses, puisque la vitamine K a besoin d’elles pour passer la barrière intestinale. C’est le cas dans les maladies du foie et des voies biliaires, en particulier lorsqu’il existe une cholestase, mais aussi dans la maladie cœliaque, la mucoviscidose, les maladies inflammatoires de l’intestin ou après une chirurgie bariatrique. Une revue consacrée aux vitamines liposolubles chez l’enfant atteint de cholestase rappelle que ce mécanisme concerne l’ensemble des vitamines A, D, E et K, et qu’il exige une surveillance spécifique.
S’y ajoutent l’antibiothérapie prolongée, qui appauvrit la flore intestinale productrice de K2, et la dénutrition. Une revue de la littérature en réanimation a d’ailleurs montré que le déficit y est fréquent, sous l’effet combiné d’apports insuffisants, d’une absorption perturbée et des antibiotiques. Notre article sur la carence vitaminique replace ces mécanismes dans un cadre plus large.
Les signes qui doivent alerter
Le manque de vitamine K se manifeste par des saignements : bleus qui apparaissent sans choc, gencives qui saignent au brossage, saignements de nez répétés, règles inhabituellement abondantes, saignement prolongé après une petite coupure. Au laboratoire, le TP s’effondre et l’INR s’allonge. Ces signes ne sont pas spécifiques et peuvent relever d’autres causes, d’où l’importance d’un avis médical plutôt que d’une autosupplémentation.
Le nouveau-né : pourquoi la vitamine K1 est donnée dès la naissance
C’est le chapitre le plus important et le moins connu. Les bébés naissent avec très peu de vitamine K, pour trois raisons qui se cumulent : elle passe mal la barrière placentaire, le lait maternel en contient peu, et l’intestin du nouveau-né n’est pas encore colonisé par les bactéries qui en produisent. Résultat, un risque de maladie hémorragique du nouveau-né, aujourd’hui appelée « saignement par carence en vitamine K », dont la forme tardive peut provoquer des hémorragies intracrâniennes graves.
C’est pourquoi la vitamine K1 est administrée systématiquement à la naissance en France. Le résumé des caractéristiques du produit publié par l’ANSM précise le schéma applicable aux nouveau-nés en bonne santé : soit une dose unique par voie intramusculaire, soit une administration par voie orale à la naissance, suivie d’une deuxième dose entre le quatrième et le septième jour, puis d’une troisième dose un mois après la naissance. Cette troisième dose orale peut être omise chez les enfants nourris exclusivement au lait artificiel, puisque les préparations pour nourrissons en sont enrichies.
Deux nuances méritent d’être connues, car elles sont documentées. D’abord, la voie orale est insuffisante en cas de cholestase ou de malabsorption : l’ANSM le signale explicitement, et c’est cohérent avec le caractère liposoluble de la vitamine. Ensuite, l’allaitement maternel exclusif reste la situation la plus surveillée. Une étude multicentrique italienne a observé que les nourrissons allaités exclusivement gardaient des marqueurs de déficit plus élevés lorsque la prophylaxie s’arrêtait à la naissance, et qu’une poursuite des apports au cours des premiers mois améliorait ces marqueurs. Une surveillance suisse conduite sur plusieurs années a par ailleurs confirmé qu’un schéma oral correctement appliqué reste efficace, les cas résiduels survenant surtout en cas de refus parental ou de cholestase non reconnue.
Le schéma exact relève de l’équipe qui suit l’enfant : maternité, pédiatre, sage-femme. Une évaluation internationale des recommandations a montré qu’elles varient sensiblement d’un pays à l’autre, notamment pour les prématurés et les situations à risque. Raison de plus pour suivre le protocole français qui vous est proposé plutôt qu’une information glanée ailleurs.
AVK : les anti-vitamine K, ou l’art de la régularité
Les AVK portent bien leur nom : ce sont des anti-vitamine K. Ces anticoagulants agissent en bloquant le recyclage de la vitamine K dans le foie. Les facteurs vitamine K dépendants sont alors produits en version inactive, le sang coagule moins vite, et l’INR monte jusqu’à la zone visée par le médecin. C’est un effet recherché, mesuré et ajusté.
De là vient la question alimentaire, et le malentendu le plus répandu. Puisque les légumes verts apportent de la vitamine K, faut-il les supprimer ? Non. Le message correct est celui de la régularité. Ce ne sont pas les légumes verts qui déséquilibrent l’INR, ce sont les variations brutales : la semaine sans un seul légume vert suivie d’un week-end de choux, ou l’inverse. L’Assurance Maladie l’écrit sans ambiguïté : ces aliments ne sont pas interdits, à condition d’être consommés sans excès et sans à-coups.
Les travaux récents vont dans le même sens. Une étude menée chez des patients sous warfarine a observé que leur consommation de vitamine K était plus basse que celle de la population générale, et qu’un apport plus régulier s’accompagnait d’un temps passé dans la zone cible plus favorable. Une autre, conduite au Bénin auprès de patients à qui l’on avait conseillé de restreindre les aliments riches en vitamine K, a constaté que cette restriction n’améliorait pas le contrôle du traitement, tout en générant une lassitude alimentaire. Une revue de 2026 conclut que l’équilibre repose sur trois piliers : une posologie personnalisée, une surveillance régulière de l’INR, et des apports en vitamine K conscients et stables.
| Aliments | Teneur en vitamine K | À retenir sous AVK |
|---|---|---|
| Chou vert, chou de Bruxelles, épinards, brocoli | Très élevée | On ne supprime pas, on régularise : des quantités comparables d’une semaine à l’autre |
| Salades vertes, persil, cresson, blettes | Élevée | On ne supprime pas, on régularise : évitez les grandes cures et les arrêts brutaux |
| Chou-fleur, haricots verts, petits pois, avocat | Modérée | On ne supprime pas, on régularise : place normale dans les repas |
| Aliments fermentés, natto, certains fromages | Variable, sous forme de K2 | On ne supprime pas, on régularise : signalez toute consommation inhabituelle |
| Compléments contenant de la vitamine K | Souvent concentrée | Cas à part : aucun complément sans en parler d’abord à votre médecin |
Une précision qui compte : rien de ce qui précède ne vous autorise à modifier une dose d’anticoagulant. L’ajustement des AVK appartient au médecin, sur la base de l’INR. Votre rôle est de manger de façon stable, de noter vos résultats dans votre carnet de suivi et de signaler tout changement d’alimentation, de traitement ou d’état de santé.
Vitamine K2, os et artères : ce que disent vraiment les preuves
La vitamine K2 est aujourd’hui très commercialisée, souvent associée à la vitamine D, avec des promesses concernant la solidité des os et la santé des artères. L’hypothèse biologique est réelle : la K2 active des protéines qui fixent le calcium dans l’os et qui, dans la paroi des vaisseaux, freinent son dépôt. De là l’idée séduisante d’un calcium « redirigé » de l’artère vers l’os.
L’honnêteté oblige à dire que les preuves cliniques restent limitées et hétérogènes. Une méta-analyse portant sur les adultes d’âge moyen et âgés a retrouvé un effet sur la densité minérale osseuse au niveau du rachis lombaire et une amélioration nette des marqueurs biologiques de la vitamine K, mais aucun effet significatif sur plusieurs autres marqueurs du remodelage osseux. Une revue clinique de 2024 conclut dans le même esprit : la tendance est plutôt favorable, mais les données sont inconstantes, et il manque encore un consensus sur les doses, la biodisponibilité et les marqueurs à suivre.
Sur le versant vasculaire, la question reste ouverte : un essai randomisé européen a été spécifiquement conçu pour tester si une supplémentation en K2 ralentit la progression de la calcification coronaire chez des adultes vieillissants, ce qui montre bien que la réponse n’est pas encore acquise. En résumé, la K2 est un sujet de recherche crédible, pas une promesse démontrée. Et pour toute personne sous AVK, un complément de vitamine K n’est jamais une décision personnelle. Si votre préoccupation concerne l’os, notre article sur la vitamine D aborde un déterminant mieux établi.
Quand consulter
Certaines situations justifient un avis médical sans attendre le prochain rendez-vous.
- Saignements inhabituels : nez, gencives au brossage, sang dans les urines ou les selles, selles noires.
- Bleus spontanés ou hématomes apparaissant sans choc, ou qui s’étendent.
- Saignement qui ne s’arrête pas après une coupure banale ou un soin dentaire.
- INR au-dessus de votre zone cible sous AVK : contactez votre médecin, ne modifiez rien de vous-même.
- Épisode intercurrent sous AVK : fièvre, diarrhée, vomissements, nouvel antibiotique, changement marqué d’alimentation.
- Signes de malabsorption : selles grasses, amaigrissement, jaunisse, associés à un TP abaissé.
- Chez le nourrisson : saignement, hématome, sang dans les selles, pâleur ou somnolence inhabituelle imposent un avis en urgence.
Un TP abaissé ou un INR allongé chez une personne qui ne prend pas d’anticoagulant n’est jamais un résultat anodin. Il oriente vers un défaut de vitamine K ou vers le foie, et mérite toujours une interprétation médicale. D’autres marqueurs peuvent compléter le tableau, comme l’antithrombine III ou les D-dimères, selon le contexte.
Glossaire
- Vitamine K : vitamine liposoluble indispensable à la fabrication de plusieurs facteurs de la coagulation par le foie.
- Phylloquinone (K1) : forme végétale de la vitamine K, apportée surtout par les légumes verts.
- Ménaquinones (K2) : formes issues de la fermentation et de la flore intestinale.
- Liposoluble : soluble dans les graisses, donc dépendante des lipides et de la bile pour être absorbée.
- Facteurs vitamine K dépendants : facteurs II, VII, IX et X, ainsi que les protéines C et S, inactifs sans vitamine K.
- Gamma-carboxylation : modification chimique qui rend ces facteurs fonctionnels, impossible sans vitamine K.
- TP (taux de prothrombine) : examen explorant la vitesse de coagulation, exprimé en pourcentage.
- INR : expression standardisée du TP, comparable d’un laboratoire à l’autre, utilisée sous AVK.
- AVK : anti-vitamine K, anticoagulants agissant en bloquant le recyclage de la vitamine K.
- Maladie hémorragique du nouveau-né : saignement lié à la carence en vitamine K du nourrisson, prévenu par la vitamine K1.
Questions fréquentes sur la vitamine K
Quels aliments sont les plus riches en vitamine K ?
Les champions sont les légumes verts à feuilles : chou vert, chou de Bruxelles, épinards, brocoli, salades, persil, cresson. La couleur verte est un bon indicateur, car la vitamine K1 accompagne la chlorophylle. Viennent ensuite certaines huiles végétales, puis les aliments fermentés, qui apportent de la K2. Une alimentation variée couvre les besoins d’un adulte sans supplémentation.
La vitamine K présente-t-elle un danger ?
Apportée par l’alimentation, la vitamine K ne présente pas de toxicité connue chez l’adulte en bonne santé, et aucune limite supérieure de sécurité n’a été fixée pour les apports alimentaires. La vraie question du « danger » concerne l’interaction avec les AVK : chez une personne traitée, des apports erratiques ou un complément pris sans avis médical peuvent déséquilibrer l’INR. Le risque n’est pas la vitamine, c’est l’irrégularité.
Quels sont les facteurs de coagulation vitamine K dépendants ?
Ce sont les facteurs II (prothrombine), VII, IX et X, ainsi que deux anticoagulants naturels, les protéines C et S. Tous ont besoin de la vitamine K pour être activés au moment de leur fabrication par le foie. C’est parce que le facteur II et le facteur VII en font partie que le TP et l’INR réagissent si vite à une variation de vitamine K.
Peut-on manger des légumes verts sous anti-vitamine K ?
Oui. Les légumes verts ne sont pas interdits sous AVK, et les supprimer n’améliore pas le contrôle du traitement. Le principe est celui de la régularité : des quantités comparables d’une semaine à l’autre, sans cure soudaine ni arrêt brutal. Votre médecin ajuste la dose à votre alimentation habituelle, à condition que celle-ci reste habituelle. Signalez tout changement durable.
Comment repérer une carence en vitamine K ?
Elle se manifeste par des saignements ou des bleus spontanés, et se traduit au laboratoire par un TP abaissé et un INR allongé. Le dosage sanguin de la vitamine K n’est pas l’examen de première intention : c’est le bilan de coagulation qui alerte. Chez un adulte, cette situation fait rechercher une cause, souvent du côté du foie, des voies biliaires ou de l’absorption intestinale.
Pourquoi donne-t-on de la vitamine K au nourrisson ?
Parce que les nouveau-nés en sont naturellement très pauvres : passage placentaire limité, faible teneur du lait maternel, intestin pas encore colonisé. Sans prévention, un risque de saignement grave existe, y compris intracrânien. L’administration de vitamine K1 à la naissance, puis les doses de suivi prévues par le schéma français, préviennent efficacement cette complication. Le protocole précis est défini par l’équipe qui suit l’enfant.
Sources
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- ANSM — Résumé des caractéristiques du produit, VITAMINE K1 2 mg/0,2 ml nourrissons, solution buvable et injectable (prévention de la maladie hémorragique du nouveau-né) : agence-prd.ansm.sante.fr
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- Perrone S, De Bernardo G, Lembo C, et al. — Vitamin K insufficiency and the prophylaxis strategy in term healthy infants: A multicentre study — European Journal of Clinical Investigation, 2023 : doi.org/10.1111/eci.14141
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- Zhang T, et al. — Vitamin K2 in Health and Disease: A Clinical Perspective — Foods, 2024 : consensus.app
- Kampmann F, et al. — Study protocol of the InterVitaminK trial: a Danish population-based randomised double-blinded placebo-controlled trial of the effects of vitamin K (menaquinone-7) supplementation on cardiovascular, metabolic and bone health — BMJ Open, 2023 : consensus.app
- Paulus MC, et al. — Vitamin K: a potential missing link in critical illness, a scoping review — Critical Care, 2024 : consensus.app
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