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Angiome : taches rouges sur la peau, types et traitements

Table des matières

Angiome : tache rouge vasculaire sur la peau examinée par un dermatologue

⚕️ Cet article est à visée informative et ne remplace pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin pour interpréter vos résultats.

Un petit point rouge vif apparu sur le torse après 40 ans, une tache rose présente dès la naissance, une boule rouge qui grossit sur le visage d’un nourrisson : toutes ces lésions sont souvent appelées « angiome ». Le terme regroupe en réalité des anomalies très différentes des vaisseaux sanguins ou lymphatiques, presque toujours bénignes. Certaines disparaissent seules, d’autres persistent toute la vie, et quelques-unes justifient un traitement rapide. Cet article vous aide à reconnaître les principaux types d’angiome chez l’enfant et chez l’adulte, à les distinguer d’autres taches rouges, à comprendre leurs causes et à connaître les traitements disponibles, de la simple surveillance au propranolol et au laser.

Angiome : de quoi parle-t-on ?

Une anomalie bénigne des vaisseaux

Selon le Manuel MSD, les angiomes sont des amas de vaisseaux sanguins ou lymphatiques anormalement nombreux, situés dans l’épaisseur de la peau ou juste en dessous, qui lui donnent une couleur rouge ou pourpre. Certains sont présents à la naissance ou apparaissent peu après : on parle alors de taches de naissance. D’autres surviennent à l’âge adulte. Le diagnostic repose le plus souvent sur le simple aspect de la lésion, sans biopsie.

Tumeur ou malformation : une distinction essentielle

La Société française de dermatologie, sur son site Dermato-INFO, juge le mot « angiome » imprécis et préfère parler d’anomalies vasculaires superficielles. Elle les sépare en deux familles :

  • les tumeurs vasculaires bénignes, dans lesquelles les vaisseaux se multiplient de façon anormale : c’est le cas des hémangiomes du nourrisson ;
  • les malformations vasculaires, dans lesquelles les vaisseaux ne prolifèrent pas mais ont une structure anormale dès l’origine : angiomes plans, malformations lymphatiques, veineuses ou artérioveineuses.

Cette distinction a des conséquences pratiques : une tumeur vasculaire peut grossir puis régresser, alors qu’une malformation persiste et grandit avec l’enfant.

Les angiomes de l’enfant

L’hémangiome infantile, ou angiome « fraise »

L’hémangiome infantile est la tumeur la plus fréquente du nourrisson : il touche 5 à 10 % des bébés, selon Dermato-INFO et le Manuel MSD. Il apparaît le plus souvent dans les premières semaines de vie, sous forme d’une tache ou d’un relief rouge vif, parfois bleuté lorsqu’il est profond. Plus de la moitié siègent sur la tête ou le cou.

Son évolution suit trois phases. Il grossit d’abord, surtout avant 3 mois, âge auquel environ 80 % de la croissance est faite ; cette phase dure de quelques semaines à 5 ou 6 mois, parfois jusqu’à 1 an. Il se stabilise ensuite, puis régresse spontanément. La régression est complète dans environ 90 % des cas à 4 ans, mais environ 30 % des enfants gardent des séquelles visibles, comme une peau un peu flétrie. Environ 80 % de ces lésions ne nécessitent aucun traitement.

L’hémangiome congénital

Il est, lui, déjà présent à la naissance. Certaines formes régressent rapidement, généralement au cours de la première année, d’autres ne régressent pas. Contrairement à l’hémangiome infantile, il ne répond pas aux bêtabloquants, précise Dermato-INFO.

L’angiome plan, ou « tache de vin »

L’angiome plan est une malformation des capillaires. Il concerne 3 à 5 nouveau-nés sur 1 000, filles comme garçons. Cette tache plane, rose à rouge violacé, est présente dès la naissance et persiste toute la vie : elle ne s’étend pas à de nouvelles zones, mais grandit avec l’enfant. Elle est indolore et la gêne est surtout esthétique.

Deux localisations demandent une surveillance particulière. Sur le front et la paupière supérieure, cette tache peut s’intégrer dans un syndrome de Sturge-Weber, qui associe une atteinte des méninges et parfois un glaucome : un suivi ophtalmologique, parfois neurologique avec une IRM, est alors nécessaire. Sur une jambe, l’angiome plan peut entraîner une croissance asymétrique du membre. Il ne faut pas le confondre avec l’angiome en flammèche, très fréquent chez le nourrisson, situé de façon symétrique sur le front et les paupières, qui est bénin et transitoire, selon le CHU de Bordeaux et Dermato-INFO.

Malformations veineuses, lymphatiques et artérioveineuses

Ces malformations sont plus rares. Les malformations veineuses forment des tuméfactions bleutées, proches de varices, qui gonflent à l’effort, en position debout prolongée ou à la chaleur. Les malformations lymphatiques, ou lymphangiomes, se présentent sous forme de poches molles sous la peau ou de petites vésicules en surface, et peuvent faire des poussées inflammatoires. Les malformations artérioveineuses, les plus rares et les plus complexes, peuvent ressembler à un angiome plan pendant l’enfance : une chaleur anormale ou une augmentation de taille doivent alerter, en particulier à la puberté ou pendant une grossesse. Elles relèvent d’une équipe spécialisée.

Les angiomes de l’adulte

L’angiome rubis, des points rouges qui se multiplient avec l’âge

L’angiome rubis, appelé aussi angiome cerise, est un petit point rouge vif très fréquent après 40 à 50 ans. Son nombre augmente avec l’âge, d’après Dermato-INFO. Sur une peau foncée, il peut paraître violet, note le Manuel MSD. Il est bénin et ne nécessite aucun traitement, sauf s’il saigne ou pour des raisons esthétiques.

L’angiome stellaire, une petite araignée rouge

L’angiome stellaire mesure environ 0,5 cm. Il est formé d’un petit vaisseau central dilaté, d’où partent de fins capillaires en pattes d’araignée, selon le Manuel MSD. Fréquent chez les personnes en bonne santé, y compris les enfants, il apparaît souvent en grand nombre pendant la grossesse, sous pilule contraceptive et chez les personnes atteintes de cirrhose. Ceux liés à la grossesse ou à la contraception disparaissent en général dans les 6 à 9 mois qui suivent l’accouchement ou l’arrêt de la pilule. L’apparition de nombreux angiomes stellaires sans explication justifie d’en parler à son médecin, qui peut proposer un bilan hépatique.

Botryomycome, lacs veineux et angiokératomes

D’autres lésions vasculaires bénignes sont fréquentes, selon Dermato-INFO. Le botryomycome, ou granulome pyogénique, est un bourgeon rouge qui apparaît souvent sur une zone blessée et saigne facilement ; il est retiré puis coagulé. Les lacs veineux des lèvres, petites lésions bleutées, sont courants après 60 ans. Les angiokératomes sont banals après 60 ans, notamment sur les organes génitaux ; nombreux et apparus avant 20 ans, ils doivent faire rechercher une maladie rare, la maladie de Fabry.

Et l’angiome du foie ?

L’expression désigne une autre réalité : l’hémangiome hépatique, une tumeur bénigne du foie formée de vaisseaux anormaux. Selon le Manuel MSD, jusqu’à 20 % des adultes en auraient un aux États-Unis, surtout des femmes. Il est généralement découvert par hasard lors d’une échographie, d’un scanner ou d’une IRM, ne donne le plus souvent aucun symptôme et ne nécessite pas de traitement lorsqu’il est petit.

Les 6 types d’angiome les plus courants

Ce tableau résume les repères donnés par Dermato-INFO, le CHU de Bordeaux et le Manuel MSD. Seul un médecin peut confirmer le type d’une lésion.

TypeApparitionAspectÉvolution
Hémangiome infantilePremières semaines de vieRelief rouge vif, ou bleuté s’il est profondGrossit puis régresse, complètement dans environ 90 % des cas à 4 ans
Angiome planDès la naissanceTache plane, rose à violacéePersiste toute la vie et grandit avec l’enfant
Malformation veineuseEnfanceTuméfaction bleutée qui gonfle à l’effortPersiste, peut s’aggraver à la puberté ou pendant une grossesse
Malformation lymphatiqueVie fœtale ou premières annéesPoches molles ou petites vésiculesPersiste, avec des poussées inflammatoires possibles
Angiome rubisSurtout après 40 à 50 ansPetit point rouge vifBénin, de plus en plus nombreux avec l’âge
Angiome stellaireEnfance, grossesse, âge adultePoint central et fins vaisseaux en araignéePeut disparaître après une grossesse ou l’arrêt de la pilule

Le test du verre : angiome ou purpura ?

Toutes les taches rouges ne sont pas des angiomes. Le purpura, dû à du sang sorti des vaisseaux, ne s’efface pas quand on appuie dessus avec un verre transparent, un geste appelé vitropression. Les télangiectasies, elles, s’effacent, et la pression du centre d’un angiome stellaire vide ses ramifications, rappelle La Revue du Praticien. Une petite tache de purpura associée à de la fièvre doit faire évoquer immédiatement un purpura fulminans, une urgence absolue : appelez le 15. Une prise de sang avec une numération formule sanguine aide ensuite le médecin à rechercher la cause d’un purpura.

Causes et facteurs de risque

Chez l’enfant

La cause précise des hémangiomes reste mal connue. Ils sont plus fréquents chez les filles, les prématurés, les bébés de petit poids de naissance, les jumeaux et après certaines complications de grossesse, comme une hypertension ou un décollement du placenta, selon Dermato-INFO. Une grande étude britannique publiée en 2024 a suivi plus de 639 000 enfants : ceux dont la mère avait un angiome avaient environ 60 % de risque en plus de présenter un hémangiome, et ceux dont la mère avait une tache de vin étaient près de 19 fois plus souvent porteurs de cette même malformation (Fuxench et al., Archives of Dermatological Research).

Chez l’adulte

Les points rubis sont surtout liés à l’âge. Pour les angiomes stellaires, la cause est inconnue dans la grande majorité des cas ; la grossesse, la pilule contraceptive et la cirrhose favorisent leur apparition, selon le Manuel MSD. Lorsqu’ils sont nombreux, le médecin peut vérifier le foie par une prise de sang, notamment les transaminases et les gamma GT.

Quels traitements pour un angiome ?

Surveiller sans traiter, le cas le plus fréquent

La plupart de ces lésions ne nécessitent aucun traitement. Pour les hémangiomes du nourrisson, la surveillance suffit dans environ 80 % des cas. Le Manuel MSD déconseille généralement la chirurgie chez le jeune enfant, car la plupart régressent seuls et laissent alors moins de cicatrices ; elle peut en revanche corriger des séquelles chez un enfant plus âgé.

Le propranolol pour les hémangiomes à risque

Lorsqu’un hémangiome menace une fonction ou s’ulcère, le traitement de référence est le propranolol, un bêtabloquant donné par la bouche. Il est indiqué notamment pour les lésions situées autour de l’œil, sur le nez, la lèvre ou la région anogénitale, ou qui gênent la respiration. Avant de le commencer, le médecin contrôle le pouls et la tension ; en France, il est souvent débuté à l’hôpital chez les bébés très jeunes, prématurés ou de faible poids. La dose est adaptée au poids et augmentée progressivement.

L’hémangiome pâlit et se ramollit en quelques jours, puis régresse sur plusieurs mois. Le traitement dure en général jusqu’à la fin de la phase de croissance, vers 1 an. Les effets indésirables possibles sont des extrémités froides, des troubles du sommeil, une hypoglycémie, que l’on prévient en donnant le médicament pendant ou après le repas, et des sifflements respiratoires. Pour de petits hémangiomes superficiels, un bêtabloquant en gel, le timolol, peut être utilisé hors autorisation de mise sur le marché, sous surveillance, indique Dermato-INFO.

Le laser pour l’angiome plan et les angiomes de l’adulte

Le laser à colorant pulsé est le traitement de référence de l’angiome plan, avec en moyenne 4 à 6 séances. Il éclaircit souvent la tache sans la faire disparaître complètement ; les résultats sont meilleurs lorsqu’il est commencé tôt, mais il reste possible à tout âge. Pour les angiomes rubis et stellaires, le traitement est purement esthétique : laser ou électrocoagulation au bistouri électrique, et, pour les angiomes rubis, cryothérapie à l’azote liquide, selon le Manuel MSD et Dermato-INFO. Dans un petit essai randomisé publié en 2024, l’électrochirurgie a donné plus de satisfaction que la cryothérapie sur les angiomes rubis (Sadeghzadeh-Bazargan et al., Health Science Reports).

Sclérothérapie, chirurgie et sirolimus pour les malformations

Les malformations lymphatiques en grosses poches sont traitées en première intention par sclérothérapie, l’injection d’un produit qui fait se refermer la poche. Le sirolimus, un médicament immunosuppresseur, peut être prescrit dans des centres de référence. Les malformations veineuses peuvent être retirées chirurgicalement si elles sont petites et accessibles ; sinon, le traitement reste partiel, par sclérothérapie ou chirurgie limitée. Les malformations artérioveineuses sont prises en charge par une équipe réunissant dermatologues, radiologues interventionnels et chirurgiens.

Quand consulter pour un angiome ?

D’après Dermato-INFO et le Manuel MSD, un avis médical rapide s’impose dans les situations suivantes :

  • un hémangiome qui s’ulcère, saigne ou grossit vite, surtout près de l’œil, du nez, de la bouche ou dans la région anogénitale, ou qui gêne la vue, la respiration ou les mouvements ;
  • un angiome plan situé sur le front et la paupière supérieure, ou sur un membre ;
  • une lésion vasculaire chaude, ou qui grandit anormalement ;
  • des angiokératomes nombreux apparus avant 20 ans ;
  • une lésion qui saigne facilement, change d’aspect ou ne ressemble pas aux autres : l’examen par un dermatologue permet d’écarter une autre lésion, comme un mélanome.

Une tache rouge qui ne s’efface pas à la pression et s’accompagne de fièvre impose d’appeler le 15 sans attendre.

Dernières avancées scientifiques sur l’angiome

2024 : pas d’effet à long terme du propranolol

Le propranolol est utilisé contre les hémangiomes du nourrisson depuis 2008. Une étude menée à partir d’une vaste base de dossiers médicaux a examiné des enfants de 10 à 17 ans traités dans leur petite enfance. Elle n’a trouvé aucune augmentation significative du risque de retard de croissance, de troubles du sommeil, de troubles des apprentissages ou de diabète (Hasan et al., Pediatric Dermatology). Ce que cela change pour vous : si votre bébé doit recevoir du propranolol, ces données sont rassurantes pour son développement à long terme.

2025 : un gel de sirolimus testé sur les malformations

Un essai japonais de phase II a comparé un gel de sirolimus à 0,2 % ou 0,4 % à un placebo, appliqué deux fois par jour pendant 12 semaines, chez des patients atteints surtout de malformations veineuses ou lymphatiques. Le critère principal, une amélioration globale jugée sur photos, n’a pas été atteint. En revanche, la taille des lésions a davantage diminué avec le gel à 0,4 %, au prix d’irritations locales (Jinnin et al., The Journal of Dermatology). Ce que cela change pour vous : ce traitement local n’est pas disponible en pratique courante ; Dermato-INFO signale qu’une étude sur le sirolimus en crème est en cours.

2026 : le propranolol reste la référence

Une méta-analyse en réseau a regroupé 30 essais randomisés portant sur 2 639 enfants atteints d’hémangiome infantile. Aucun autre traitement ne s’est montré plus efficace que le propranolol par voie orale. Les corticoïdes étaient associés à davantage d’effets indésirables, tandis que l’aténolol, un autre bêtabloquant, tendait à en provoquer moins (Li et al., European Journal of Pediatrics). Ce que cela change pour vous : le propranolol reste le premier choix ; en cas de mauvaise tolérance, l’aténolol peut être discuté avec le spécialiste.

Questions fréquentes sur l’angiome

Est-ce qu’un angiome est grave ?

Dans la très grande majorité des cas, non. Quelques situations demandent toutefois une prise en charge : un hémangiome du nourrisson situé près de l’œil, du nez ou de la bouche, ou qui s’ulcère, une tache de vin du front et de la paupière supérieure, ou une malformation artérioveineuse qui grossit.

Quelle est la cause d’un angiome ?

Elle dépend du type. Les hémangiomes sont plus fréquents chez les filles, les prématurés et les bébés de petit poids. Les angiomes plans sont des malformations présentes dès la naissance. Chez l’adulte, les points rubis sont liés à l’âge, et les angiomes stellaires sont favorisés par la grossesse, la pilule ou une maladie du foie.

Est-ce qu’un angiome peut être cancéreux ?

Non : les hémangiomes, les angiomes plans, rubis et stellaires sont des lésions non cancéreuses, selon le Manuel MSD et Dermato-INFO. En revanche, une lésion qui change d’aspect, saigne sans raison ou ne ressemble pas aux autres doit être montrée à un dermatologue.

Comment faire partir un angiome ?

Les angiomes rubis et stellaires peuvent être retirés par laser, électrocoagulation ou, pour les rubis, cryothérapie. L’angiome plan s’éclaircit avec le laser à colorant pulsé. Un hémangiome du nourrisson qui pose problème se traite par propranolol. Ces gestes relèvent d’un médecin.

Est-ce qu’un angiome disparaît ?

Cela dépend du type. L’hémangiome infantile régresse complètement dans environ 90 % des cas à 4 ans, et les angiomes stellaires de la grossesse disparaissent souvent en quelques mois. La tache de vin et les angiomes rubis, eux, persistent sans traitement.

Quel médecin pour un angiome ?

Le médecin traitant ou le pédiatre est le premier interlocuteur. Il oriente vers un dermatologue si besoin. Les formes complexes, comme les malformations artérioveineuses ou lymphatiques étendues, sont suivies par des équipes spécialisées associant dermatologues, radiologues et chirurgiens. Un ophtalmologue intervient en cas de tache de vin du front et de la paupière.

Glossaire

  • Angiome : terme courant désignant une anomalie bénigne des vaisseaux sanguins ou lymphatiques.
  • Hémangiome infantile : tumeur vasculaire bénigne du nourrisson, qui grossit puis régresse.
  • Malformation vasculaire : anomalie de structure des vaisseaux présente dès l’origine, qui ne régresse pas.
  • Angiome plan : malformation des capillaires formant une tache plane, ou « tache de vin ».
  • Angiome en flammèche : tache rose fréquente et transitoire du nourrisson, sur le front et les paupières.
  • Angiome rubis : petit point rouge vif bénin, fréquent après 40 ans.
  • Angiome stellaire : point rouge central entouré de fins vaisseaux en forme d’araignée.
  • Vitropression : pression d’un verre transparent sur une tache rouge pour voir si elle s’efface.
  • Propranolol : bêtabloquant, traitement de référence des hémangiomes du nourrisson à risque.
  • Laser à colorant pulsé : laser qui cible les vaisseaux, utilisé pour éclaircir l’angiome plan.
  • Sclérothérapie : injection d’un produit qui referme un vaisseau ou une poche anormale.
  • Syndrome de Sturge-Weber : association d’un angiome plan du visage, d’une atteinte des méninges et parfois d’un glaucome.

Décryptez votre bilan en entier

Un angiome ne se voit pas dans une prise de sang. En revanche, pour distinguer une tache vasculaire d’un purpura, votre médecin peut demander une numération formule sanguine avec le taux de plaquettes ; devant de nombreux angiomes stellaires, il peut vérifier le foie avec un bilan hépatique, qui comprend les transaminases et les gamma GT. AI DiagMe analyse l’ensemble de vos résultats, compare chaque valeur aux intervalles de référence de votre laboratoire et vous explique en quelques minutes ce qu’ils signifient. L’outil vous aide à comprendre et à préparer l’échange avec votre médecin ; il ne remplace ni la consultation, ni le diagnostic, ni le traitement.

Autres articles pour aller plus loin

Sources

  • Ly S, Leducq S, Ronjat L. Dermato-INFO, Société française de dermatologie. Tout savoir sur les angiomes, mise à jour du 20/04/2026.
  • CHU de Bordeaux, service de dermatologie et dermatologie pédiatrique. Hémangiomes et anomalies vasculaires.
  • Manuel MSD, version pour le grand public. Présentation des excroissances et malformations des vaisseaux, août 2025.
  • Manuel MSD, version pour le grand public. Hémangiomes, août 2025.
  • Manuel MSD, version pour le grand public. Angiomes stellaires, août 2025.
  • Manuel MSD, version pour le grand public. Angiomes cerise, août 2025.
  • Manuel MSD, version pour le grand public. Hémangiomes hépatiques, mars 2026.
  • Nobile C, d’après Fain O, Mekinian A, Dubrel M. Purpura : comment s’orienter ? La Revue du Praticien, 05/02/2026.
  • Hasan et al. Safety of Prior Propranolol Therapy for Infantile Hemangioma. Pediatric Dermatology, 2024. DOI.
  • Fuxench et al. Maternal history of angioma is associated with infantile hemangioma and port-wine stain in children: a population-based, cohort study of mother-child pairs from the United Kingdom. Archives of Dermatological Research, 2024. DOI.
  • Sadeghzadeh-Bazargan et al. Evaluation and Comparison of the Efficacy and Safety of Cryotherapy and Electrosurgery in the Treatment of Sebaceous Hyperplasia, Seborrheic Keratosis, Cherry Angioma, and Skin Tag: A Blinded Randomized Clinical Trial Study. Health Science Reports, 2024. DOI.
  • Jinnin et al. Topical sirolimus therapy for cutaneous vascular anomalies: A randomized phase II clinical trial. The Journal of Dermatology, 2025. DOI.
  • Li et al. Efficacy and safety of interventions for infantile hemangioma compared with oral propranolol: an updated systematic review and bayesian network meta-analysis. European Journal of Pediatrics, 2026. DOI.

Auteurs/autrices

  • AI DiagMe

    L'équipe AI DiagMe réunit médecins, spécialistes cliniques et éditeurs médicaux. Nos articles sont rédigés par des professionnels de la communication en santé puis révisés et validés par les médecins de notre comité scientifique, composé de praticiens hospitaliers en exercice dans des spécialités telles que l'hématologie, l'endocrinologie et la médecine générale. Chaque contenu s'appuie sur les directives cliniques en vigueur et les publications médicales évaluées par les pairs.

  • Dr. Claude Tchonko, médecin du comité scientifique d'AI DiagMe

    Dr Claude Tchonko est hématologue, en exercice depuis 2013, exerçant actuellement à la Clinique Mas de Rochet (Castelnau-le-Lez). Fort d'un parcours international, il est spécialisé dans la prise en charge des hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes), avec une expertise particulière dans les traitements par autogreffe de cellules souches, la thérapie CAR-T et l'optimisation des parcours de soins en onco-hématologie.

    Auteur d'un ouvrage de référence, « Les hémopathies lymphoïdes au Mali », il combine pratique clinique et participation active à des projets de développement de solutions technologiques en santé.

    Titulaire d'un Doctorat d'État en Médecine (Faculté de Médecine de Bamako, 2006), il a complété sa formation par un Certificat d'Études Spécialisées en Hématologie Bioclinique (Abidjan-Cocody, 2010) et plusieurs diplômes universitaires : DFMS d'Hématologie et DIU de Cytogénétique Onco-hématologique (Grenoble), ainsi qu'un DU sur le syndrome drépanocytaire majeur (UPEC).

  • Julien Priour, cofondateur et directeur général d'AI DiagMe

    Julien Priour est éditeur médical senior chez AI DiagMe, où il supervise la ligne éditoriale et le processus de vérification des faits. Diplômé de HEC Paris, il cumule 3 années d'expérience en édition santé et a été formé à la rédaction et publication scientifique par l'Institut de Recherche pour le Développement (FUN-MOOC, 2026). Il veille à ce que chaque article respecte les recommandations médicales en vigueur et soit relu et validé par un médecin du comité scientifique et éthique. Il définit les standards de sourcing (HAS, Ameli, INSERM…) et de relecture appliqués à l'ensemble du site.

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