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Arrêt cardiaque : signes, gestes qui sauvent et causes

Table des matières

Arrêt cardiaque : massage cardiaque pratiqué par un témoin en attendant les secours

⚕️ Cet article est à visée informative et ne remplace pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin pour interpréter vos résultats.

Une personne s’effondre, ne répond plus et ne respire plus normalement : c’est un arrêt cardiaque. Le cœur ne pompe plus le sang, le cerveau n’est plus oxygéné et chaque minute compte. En France, il cause chaque année 40 000 à 50 000 décès, et seule une petite minorité des victimes survit. Pourtant, trois gestes simples, appeler, masser et défibriller, peuvent être faits par n’importe quel témoin, sans formation préalable. Cet article explique comment reconnaître un arrêt cardiaque, quels signes d’alerte le précèdent parfois, comment réaliser les gestes qui sauvent étape par étape, quelles en sont les causes et comment s’y préparer.

Arrêt cardiaque : définition et chiffres

Ce qui se passe dans le cœur et le cerveau

Lors d’un arrêt cardiaque, le cœur cesse de propulser le sang vers les organes. Le plus souvent, il ne s’arrête pas net : ses ventricules se mettent à trembler de façon désordonnée et rapide, sans aucune efficacité. C’est la fibrillation ventriculaire, responsable de la majorité des arrêts d’origine cardiaque selon la Fédération française de cardiologie. Une tachycardie ventriculaire, c’est-à-dire un rythme très rapide né dans les ventricules, peut aussi y conduire.

Privé de sang oxygéné, le cerveau souffre très vite. Selon le Manuel MSD, sans réanimation, des lésions cérébrales deviennent probables au-delà d’environ 5 minutes, et le décès au-delà d’environ 8 minutes. C’est pourquoi le massage commencé par un témoin, en attendant les secours, est décisif : il fait circuler un peu de sang jusqu’au cerveau.

Combien de personnes sont concernées ?

Selon les services de l’État en Normandie, l’arrêt cardiaque provoque 40 000 à 50 000 décès par an en France. Un tiers des victimes a moins de 55 ans, et environ 800 arrêts surviennent chaque année pendant une activité sportive. La survie reste faible, autour de 3 à 4 % selon cette source et de 5 à 7 % selon l’Inserm, en partie parce que seuls 30 % environ des Français sont formés aux gestes de premiers secours. D’après le Manuel MSD, plus des deux tiers des arrêts cardiaques se produisent au domicile : le premier témoin est donc souvent un proche.

Arrêt cardiaque, infarctus, crise cardiaque : quelle différence ?

Dans le langage courant, « crise cardiaque » désigne le plus souvent l’infarctus du myocarde : une artère du cœur se bouche et une partie du muscle cardiaque manque de sang. La personne est en général consciente, souffre dans la poitrine et respire. Lors d’un arrêt cardiaque, au contraire, elle est inconsciente et ne respire plus normalement. Les deux sont liés : l’Assurance maladie rappelle qu’un infarctus peut se compliquer d’un arrêt, à cause d’un trouble grave du rythme ou d’un choc cardiogénique.

Signes d’un arrêt cardiaque : comment le reconnaître

Les deux signes qui doivent faire agir

Deux constats suffisent. D’abord, la personne est inconsciente : elle ne répond pas quand on lui parle et ne réagit pas quand on lui secoue doucement les épaules. Ensuite, elle ne respire pas, ou respire de façon très irrégulière. La Fédération française de cardiologie met en garde contre les gasps : des mouvements respiratoires lents, bruyants et inefficaces, qu’il ne faut surtout pas confondre avec une respiration normale. Inutile de chercher le pouls, précise le Manuel MSD : cela fait perdre un temps précieux.

Les signes d’alerte qui précèdent parfois l’arrêt

L’arrêt cardiaque paraît brutal, mais il est parfois annoncé. La Fédération française de cardiologie cite une douleur dans la poitrine qui dure, des palpitations ou un malaise, tout en rappelant qu’il arrive aussi sans aucun signe. Chez les femmes, ces signes sont plus souvent atypiques.

Une étude présentée par l’Inserm en 2016 a montré que plus de la moitié des victimes de mort subite avaient ressenti des signes dans le mois précédent : douleur thoracique, essoufflement à l’effort, perte de connaissance. Seules 19 % avaient appelé les secours. Chez celles qui l’avaient fait, la survie dépassait 30 %, soit environ six fois plus que chez les autres.

Palpitations, malaise : quand appeler le 15 ?

Certains troubles du rythme, comme la tachycardie ventriculaire, peuvent provoquer un arrêt cardiaque. L’Assurance maladie recommande d’appeler le 15 ou le 112 si des palpitations s’accompagnent d’une douleur dans la poitrine, d’un malaise ou d’une perte de connaissance. Hors urgence, des palpitations répétées justifient une consultation : un électrocardiogramme, parfois complété par un enregistrement continu avec un Holter, aide à identifier le trouble du rythme.

Les gestes qui sauvent : appeler, masser, défibriller

Face à une personne inconsciente qui ne respire pas normalement, trois gestes s’enchaînent. Ils peuvent être réalisés par n’importe qui, même sans formation : la seule erreur serait de ne rien faire.

GesteComment fairePourquoi
1. AppelerComposer le 15 ou le 112, donner l’adresse précise, ne pas raccrocherDéclencher les secours et être guidé par téléphone
2. MasserAppuyer au centre de la poitrine, sur 5 à 6 cm, environ 100 à 120 fois par minuteFaire circuler le sang jusqu’au cerveau
3. DéfibrillerAllumer le DAE, coller les électrodes sur la peau nue, suivre la voixDélivrer un choc électrique si le rythme du cœur le nécessite

1. Appeler le 15 ou le 112

Appelez immédiatement le 15 (Samu) ou le 112. Donnez l’adresse précise, décrivez la situation et les gestes déjà réalisés, puis ne raccrochez pas le premier : l’assistant de régulation peut vous guider pour le massage. Si une autre personne est présente, demandez-lui d’aller chercher un défibrillateur pendant que vous commencez à masser.

2. Masser : la bonne technique

Allongez la personne sur le dos, sur une surface dure, et placez-vous à genoux à côté d’elle. Posez le talon d’une main au centre de la poitrine, entre les seins, et l’autre main par-dessus. Bras tendus, épaules à l’aplomb de la poitrine, enfoncez le thorax de 5 à 6 cm, à un rythme d’environ 100 à 120 compressions par minute. La Croix-Rouge précise de laisser la poitrine reprendre sa forme entre deux compressions, en y consacrant autant de temps qu’à l’appui, et de ne pas appuyer sur les côtes ni sur l’extrémité basse du sternum.

Le massage est épuisant : s’il y a d’autres témoins, relayez-vous toutes les 2 minutes environ, sans interrompre les compressions plus de quelques secondes. Continuez jusqu’à l’arrivée des secours ou jusqu’à ce que la personne respire de nouveau normalement.

Le bouche-à-bouche est-il obligatoire ?

Non. Si vous n’êtes pas formé ou si vous hésitez, faites uniquement les compressions : le Manuel MSD indique que la réanimation par compressions seules est adaptée aux témoins non formés. Si vous êtes formé, alternez 30 compressions et 2 insufflations : tête basculée en arrière et menton soulevé, nez pincé, soufflez environ une seconde en regardant la poitrine se soulever, puis reprenez le massage.

3. Défibriller avec un DAE

Le défibrillateur automatisé externe (DAE) analyse l’activité du cœur et délivre un choc électrique seulement s’il est nécessaire. Allumez-le et suivez ses instructions vocales. Collez les électrodes sur la peau nue, à l’endroit indiqué par le schéma. Pendant l’analyse et le choc, personne ne doit toucher la victime. Reprenez les compressions dès que l’appareil le demande. Depuis un décret de 2007, toute personne, quel que soit son âge, a le droit d’utiliser un DAE.

Si la personne se remet à respirer

Laissez le défibrillateur allumé et les électrodes en place, puis installez la personne en position latérale de sécurité. Surveillez sa respiration jusqu’à l’arrivée des secours. Si elle cesse de respirer normalement, recommencez le massage.

Chez l’enfant et le nourrisson

Chez l’enfant, l’arrêt cardiaque est le plus souvent la conséquence d’un problème respiratoire. Le Manuel MSD estime donc que la réanimation complète, avec insufflations, est préférable si le sauveteur est formé. À défaut, des compressions seules valent toujours mieux que l’attente.

Citoyen sauveteur : ce que dit la loi

La peur de mal faire freine de nombreux témoins. La loi n° 2020-840 du 3 juillet 2020 a créé le statut de citoyen sauveteur : la personne qui porte secours bénévolement à une victime d’arrêt cardiaque bénéficie d’une responsabilité pénale aménagée et est exonérée de responsabilité civile, sauf faute grave ou intentionnelle. Autrement dit, agir est protégé ; ne rien faire ne l’est pas.

Causes de l’arrêt cardiaque

Les causes cardiaques, de loin les plus fréquentes

Selon la Fédération française de cardiologie, environ 90 % des arrêts sont d’origine cardiaque. L’infarctus du myocarde en est une cause majeure, et le Manuel MSD souligne qu’un arrêt peut être la toute première manifestation d’une maladie des artères coronaires. Les maladies du muscle cardiaque et les troubles du rythme comme la tachycardie ventriculaire complètent la liste.

Avant 45 ans : penser aux maladies génétiques

Chez les personnes de moins de 45 ans, l’Inserm explique que l’arrêt cardiaque est souvent lié à une maladie génétique du cœur passée inaperçue. Une analyse génétique identifie la mutation en cause dans 30 à 40 % des cas, un résultat utile pour la famille de la victime, qui peut porter la même anomalie. Chez l’enfant, le Manuel MSD cite aussi les anomalies des canaux électriques du cœur, appelées canalopathies, et les malformations cardiaques.

Les causes non cardiaques

D’autres situations privent le cœur d’oxygène ou perturbent son fonctionnement électrique :

  • Causes respiratoires : noyade, insuffisance respiratoire aiguë, pneumonie grave, crise d’asthme grave.
  • Accidents : électrisation, hypothermie, traumatisme grave ou hémorragie importante.
  • Intoxications : surdose de drogue ou de médicaments, produits toxiques.
  • Troubles du sang : potassium trop élevé ou trop bas, manque d’oxygène, acidité excessive du sang.
  • Obstacles à la circulation : embolie pulmonaire, tamponnade (épanchement qui comprime le cœur), pneumothorax compressif.

Les équipes de réanimation passent en revue ces causes, car certaines peuvent être corrigées rapidement.

Après un arrêt cardiaque : hôpital et séquelles

Rechercher et traiter la cause

Lorsque le cœur repart, la personne est hospitalisée en réanimation. L’équipe recherche la cause de l’arrêt cardiaque : électrocardiogramme, prises de sang, examens du cœur et des artères coronaires. Si un infarctus est en cause, l’objectif est de déboucher l’artère au plus vite. La prise en charge vise aussi à protéger le cerveau et les autres organes.

Survie et séquelles

D’après le Manuel MSD, environ 10 % seulement des personnes victimes d’un arrêt hors de l’hôpital survivent. Parmi les survivants, beaucoup gardent des troubles cognitifs, c’est-à-dire des difficultés intellectuelles, conséquence du manque d’oxygène subi par le cerveau. La rééducation et le suivi cardiologique font partie de la convalescence.

Prévenir et se préparer

Se former aux gestes qui sauvent

Une formation courte, comme la Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1) proposée par la Croix-Rouge et d’autres associations agréées, permet de s’exercer au massage et au DAE sur mannequin. Les pouvoirs publics multiplient aussi les sensibilisations, par exemple avant le départ à la retraite.

Savoir où trouver un défibrillateur

Un décret de 2018 a rendu obligatoire l’installation d’un DAE dans les établissements recevant du public, de façon progressive : depuis 2020 pour les plus grands, 2021 pour la catégorie suivante, 2022 pour une partie des petits établissements. Leur emplacement est déclaré dans la base nationale Géo’DAE, gérée par le ministère de la Santé, dont les données sont publiques. Repérer à l’avance le DAE le plus proche de chez soi ou de son travail fait gagner de précieuses minutes.

Ne pas négliger les signes d’alerte

Une douleur dans la poitrine qui dure, un essoufflement inhabituel à l’effort, des palpitations ou une perte de connaissance doivent faire appeler le 15 sans attendre. Comme la grande majorité des arrêts sont d’origine cardiaque, le suivi des maladies du cœur et un bilan cardiaque adapté à vos facteurs de risque participent aussi à la prévention.

Dernières avancées scientifiques sur l’arrêt cardiaque

2024 : des drones pour apporter le défibrillateur

Une étude de modélisation, fondée sur 28 292 arrêts survenus hors de l’hôpital en Caroline du Nord, a simulé l’équipement en DAE de tous les premiers intervenants et le déploiement de 326 drones positionnés de façon optimale. Le délai médian d’arrivée d’un défibrillateur passait de 8,0 à 4,8 minutes, et la part des DAE arrivant en moins de 5 minutes de 16,5 % à 56,3 %. Pour les arrêts survenus devant témoin, la survie estimée augmentait de 34 % lorsque le drone arrivait en moins de 5 minutes (Starks et al., JACC: Advances). Ce que cela change pour vous : il s’agit d’une simulation, mais elle confirme que chaque minute gagnée avant le premier choc compte ; en attendant, votre massage maintient la personne en vie.

2025 : de nouvelles recommandations européennes

L’European Resuscitation Council a publié en octobre 2025 ses recommandations sur la réanimation de base de l’adulte. Elles couvrent la reconnaissance de l’arrêt, l’alerte, les compressions, les insufflations, l’utilisation du DAE et la sécurité du sauveteur, en intégrant à chaque étape la qualité du massage, les outils technologiques et la réanimation guidée par téléphone par les centres d’appel (Smyth et al., Resuscitation). Ce que cela change pour vous : lors de votre appel au 15 ou au 112, gardez la ligne et suivez les consignes du régulateur, qui vous accompagnera geste par geste.

2026 : l’arrêt cardiaque pendant les courses parisiennes

Le registre du Centre d’expertise de la mort subite de Paris a recensé les arrêts survenus lors du semi-marathon, du marathon et des 20 km de Paris, de 2011 à 2024 (hors 2020). Sur 1,2 million de participants, 17 arrêts ont été observés, dont 88 % chez des hommes, soit 16,9 cas par million de coureurs contre 5,7 chez les femmes. Ils survenaient plus souvent dans les derniers kilomètres des courses courtes. Malgré des examens poussés, aucune cause n’a été retrouvée dans 47 % des cas. Après hospitalisation, 15 victimes sur 17 ont survécu, toutes sauf une avec une excellente récupération neurologique (Chocron et al., Europace). Ce que cela change pour vous : le risque reste très faible, et ces résultats montrent qu’une réanimation immédiate, avec secouristes et défibrillateur sur place, change radicalement le pronostic.

Questions fréquentes sur l’arrêt cardiaque

Qu’est-ce qui peut provoquer un arrêt cardiaque ?

Dans environ 90 % des cas, la cause est cardiaque : fibrillation ventriculaire, infarctus, maladie du muscle cardiaque ou, chez les jeunes, maladie génétique du cœur. Les autres causes sont la noyade, l’électrisation, l’hypothermie, les intoxications, l’insuffisance respiratoire aiguë, l’embolie pulmonaire, une hémorragie importante ou un taux de potassium anormal.

Quel est le premier signe d’un arrêt cardiaque ?

La personne s’effondre, ne répond plus et ne respire plus, ou seulement par des mouvements lents et bruyants appelés gasps. Dans les jours ou les semaines qui précèdent, des signes d’alerte apparaissent parfois : douleur dans la poitrine, essoufflement à l’effort, palpitations ou malaise.

Quelle est la différence entre une crise cardiaque et un arrêt cardiaque ?

La crise cardiaque, ou infarctus, correspond à une artère du cœur bouchée : la personne est consciente, souffre dans la poitrine et respire. Lors d’un arrêt cardiaque, le cœur ne pompe plus le sang : la personne est inconsciente et ne respire plus normalement. Un infarctus peut se compliquer d’un arrêt.

Est-ce qu’on souffre pendant un arrêt cardiaque ?

La perte de connaissance survient très rapidement, puisque le cerveau n’est plus irrigué : la victime ne perçoit plus ce qui l’entoure. En revanche, les signes qui précèdent parfois l’arrêt, comme une douleur thoracique prolongée ou des palpitations, peuvent être pénibles et doivent faire appeler le 15.

Quelle est la durée de vie après un arrêt cardiaque ?

Il n’existe pas de durée unique : tout dépend de la cause, de la rapidité du massage et de la défibrillation, et du temps pendant lequel le cerveau a manqué d’oxygène. Beaucoup de survivants gardent des troubles cognitifs, mais d’autres récupèrent pleinement lorsque la réanimation a été immédiate. Le traitement de la cause et le suivi cardiologique conditionnent la suite.

Quel produit peut provoquer un arrêt cardiaque ?

Les intoxications font partie des causes non cardiaques : surdose de drogue, de médicaments ou exposition à un produit toxique. Un taux de potassium trop élevé ou trop bas dans le sang peut aussi provoquer un trouble grave du rythme. En cas d’intoxication suspectée, appelez le 15 sans attendre l’apparition de symptômes graves.

Combien de temps doit durer un massage cardiaque ?

Le massage se poursuit sans interruption jusqu’à ce que les secours prennent le relais ou que la victime respire de nouveau normalement. Seules les instructions du défibrillateur justifient une courte pause. Si plusieurs personnes sont présentes, relayez-vous toutes les 2 minutes environ pour garder des compressions efficaces.

Quels sont les 3 gestes qui sauvent ?

Appeler le 15 ou le 112, masser en appuyant fort et vite au centre de la poitrine, et défibriller avec un DAE dès qu’il est disponible. Ces trois gestes, faits dans les premières minutes par un témoin, augmentent nettement les chances de survie.

Glossaire

  • Arrêt cardiaque : arrêt de l’activité de pompage du cœur, avec perte de connaissance et absence de respiration normale.
  • Fibrillation ventriculaire : contractions rapides et désordonnées des ventricules, sans efficacité ; principale cause d’arrêt.
  • Tachycardie ventriculaire : rythme cardiaque très rapide né dans les ventricules, qui peut évoluer vers l’arrêt.
  • Gasps : mouvements respiratoires lents, bruyants et inefficaces observés au début d’un arrêt.
  • DAE : défibrillateur automatisé externe, appareil qui analyse le rythme du cœur et délivre un choc si nécessaire.
  • RCP : réanimation cardio-pulmonaire, associant compressions thoraciques et, si possible, insufflations.
  • PLS : position latérale de sécurité, sur le côté, pour une personne inconsciente qui respire.
  • Mort subite : décès inattendu, le plus souvent dû à un arrêt cardiaque.
  • Canalopathie : maladie génétique des canaux électriques du cœur, cause possible d’arrêt chez le jeune.

Décryptez votre bilan en entier

Après un arrêt cardiaque réanimé, la prise de sang aide à en rechercher la cause. Le dosage de la troponine renseigne sur une souffrance du muscle cardiaque, comme lors d’un infarctus, et celui du potassium est surveillé, car un taux trop élevé ou trop bas figure parmi les causes d’arrêt. AI DiagMe analyse l’ensemble de vos résultats, compare chaque valeur aux intervalles de référence de votre laboratoire et vous explique en quelques minutes ce qu’ils signifient. L’outil vous aide à comprendre et à préparer l’échange avec votre médecin ; il ne remplace ni la consultation, ni le diagnostic, ni le traitement.

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Sources

Auteurs/autrices

  • AI DiagMe

    L'équipe AI DiagMe réunit médecins, spécialistes cliniques et éditeurs médicaux. Nos articles sont rédigés par des professionnels de la communication en santé puis révisés et validés par les médecins de notre comité scientifique, composé de praticiens hospitaliers en exercice dans des spécialités telles que l'hématologie, l'endocrinologie et la médecine générale. Chaque contenu s'appuie sur les directives cliniques en vigueur et les publications médicales évaluées par les pairs.

  • Dr. Claude Tchonko, médecin du comité scientifique d'AI DiagMe

    Dr Claude Tchonko est hématologue, en exercice depuis 2013, exerçant actuellement à la Clinique Mas de Rochet (Castelnau-le-Lez). Fort d'un parcours international, il est spécialisé dans la prise en charge des hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes), avec une expertise particulière dans les traitements par autogreffe de cellules souches, la thérapie CAR-T et l'optimisation des parcours de soins en onco-hématologie.

    Auteur d'un ouvrage de référence, « Les hémopathies lymphoïdes au Mali », il combine pratique clinique et participation active à des projets de développement de solutions technologiques en santé.

    Titulaire d'un Doctorat d'État en Médecine (Faculté de Médecine de Bamako, 2006), il a complété sa formation par un Certificat d'Études Spécialisées en Hématologie Bioclinique (Abidjan-Cocody, 2010) et plusieurs diplômes universitaires : DFMS d'Hématologie et DIU de Cytogénétique Onco-hématologique (Grenoble), ainsi qu'un DU sur le syndrome drépanocytaire majeur (UPEC).

  • Julien Priour, cofondateur et directeur général d'AI DiagMe

    Julien Priour est éditeur médical senior chez AI DiagMe, où il supervise la ligne éditoriale et le processus de vérification des faits. Diplômé de HEC Paris, il cumule 3 années d'expérience en édition santé et a été formé à la rédaction et publication scientifique par l'Institut de Recherche pour le Développement (FUN-MOOC, 2026). Il veille à ce que chaque article respecte les recommandations médicales en vigueur et soit relu et validé par un médecin du comité scientifique et éthique. Il définit les standards de sourcing (HAS, Ameli, INSERM…) et de relecture appliqués à l'ensemble du site.

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