S’ouvre dans un nouvel onglet

Gonorrhée : symptômes, dépistage et traitement

Table des matières

Flacon d'urine, écouvillon stérile, schéma de bactérie et calendrier avec coche de contrôle pour le dépistage de la gonorrhée

⚕️ Cet article est à visée informative et ne remplace pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin pour interpréter vos résultats.

Une brûlure en urinant, un écoulement jaune ou verdâtre, des pertes inhabituelles, parfois une simple gêne à la gorge ou à l’anus, et très souvent… rien du tout. La gonorrhée, aussi appelée gonococcie, blennorragie ou « chaude-pisse », est une infection sexuellement transmissible due à une bactérie, le gonocoque. Elle se soigne par des antibiotiques et ne constitue pas une urgence vitale, mais elle ne doit pas être laissée de côté : silencieuse chez beaucoup de personnes, elle peut abîmer les trompes, la prostate ou les articulations. En France, le dépistage est possible en laboratoire, sans ordonnance, et le traitement repose sur une injection unique, associée à la recherche d’autres infections.

Gonorrhée : de quoi parle-t-on ?

Une infection bactérienne due au gonocoque

La gonorrhée est causée par la bactérie Neisseria gonorrhoeae. Selon Santé.fr, elle touche surtout les moins de 30 ans, en particulier les hommes, et c’est l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente après les infections à chlamydia. Vidal précise qu’environ 15 000 à 20 000 nouveaux cas seraient diagnostiqués chaque année en France, dont plus de la moitié chez des hommes de moins de 30 ans. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à 82,4 millions le nombre de nouvelles infections chez les 15-49 ans dans le monde en 2020.

Gonorrhée, gonococcie, blennorragie : la différence

Ces mots désignent la même maladie dans l’usage courant : Santé.fr et Vidal emploient indifféremment gonorrhée, gonococcie et blennorragie. « Chaude-pisse » et « chtouille » en sont les noms familiers. Le terme médical précis est « infection à gonocoque ».

Les repères en un coup d’œil

RepèreCe que disent les sources
AgentBactérie Neisseria gonorrhoeae (Santé.fr, OMS)
TransmissionRapports sexuels non protégés, y compris buccaux ; de la mère à l’enfant à l’accouchement (Santé.fr, Vidal)
Apparition des signesEntre 1 et 14 jours (OMS) ; 2 à 7 jours selon Sida Info Service
Sans symptômesFréquent : moins de 25 % des femmes ont des signes (Santé.fr)
DiagnosticPrélèvement par écouvillon ou urine, analysé par test d’amplification des acides nucléiques (Santé.fr, Manuel MSD)
TraitementAntibiotique en injection unique (ceftriaxone), partenaires traités en même temps (OMS, Manuel MSD)
En France, 202425 800 diagnostics dans le secteur privé, en hausse de 36 % depuis 2022 (Santé publique France)

Symptômes de la gonorrhée : à quoi ça ressemble ?

Chez l’homme

Santé.fr décrit des picotements ou des brûlures en urinant, des écoulements blanchâtres au niveau du pénis ou du rectum, parfois des testicules gonflés ou douloureux. Selon le Manuel MSD, l’écoulement est typiquement purulent, jaune verdâtre, avec une envie fréquente d’uriner et un méat rouge et gonflé. Beaucoup d’hommes n’ont pourtant aucun symptôme et restent contagieux (Santé.fr, Vidal).

Chez la femme

La maladie est souvent silencieuse : moins de 25 % des femmes auraient des signes d’après Santé.fr, et Sida Info Service estime qu’environ 70 % des femmes n’ont aucun symptôme ou des signes peu caractéristiques. Lorsqu’ils existent, ce sont des brûlures en urinant ou pendant les rapports, des pertes jaunâtres ou sanguinolentes, des douleurs au bas-ventre (Santé.fr). Ils se confondent avec ceux d’une mycose ou d’une vaginose : seul un prélèvement précis fait la différence.

Gorge, anus, yeux : les autres localisations

Le gonocoque peut aussi s’installer ailleurs que dans les organes génitaux. D’après le Manuel MSD, l’atteinte de la gorge est généralement sans symptôme, avec parfois un mal de gorge, ce qui la distingue mal d’une angine virale ou bactérienne. L’atteinte du rectum est souvent silencieuse ; elle peut provoquer démangeaisons, saignements ou écoulement. Dans l’œil, elle donne une conjonctivite avec gonflement des paupières et pus ; sans traitement précoce, la vision est menacée. Pour les autres causes d’œil rouge, voir notre fiche sur la conjonctivite.

Gonorrhée ou infection urinaire : comment les distinguer ?

Les brûlures en urinant font penser à une cystite, et un guide allemand de prise en charge des urétrites (Werner et coll., 2025) rappelle qu’on ne peut pas identifier avec certitude le germe responsable d’après les seuls signes cliniques : gonocoque, chlamydia et mycoplasme donnent un tableau proche. Un écoulement ou un rapport récent non protégé orientent vers une IST. Un examen des urines classique ne suffit pas toujours ; voir nos fiches sur l’infection urinaire et l’ECBU. Le diagnostic repose sur un test dédié au gonocoque.

Quelle est la durée d’incubation de la gonorrhée ?

De quelques jours à deux semaines

L’OMS indique que les symptômes apparaissent généralement entre 1 et 14 jours après le contact. Sida Info Service parle d’une incubation silencieuse de 2 à 7 jours, et le Manuel MSD de 2 à 14 jours chez l’homme et d’environ 10 jours chez la femme lorsque des signes surviennent.

Contagieux même sans symptômes

Santé.fr insiste sur le fait que des personnes sans aucun symptôme restent contagieuses. Faute de signes, l’infection est souvent découverte lors d’un dépistage, ce que confirme le Manuel MSD pour les femmes.

Quand consulter, quand appeler le 15 ?

Consulter rapidement

  • Vous avez un écoulement, des brûlures en urinant, des pertes inhabituelles ou des douleurs au bas-ventre après un rapport non protégé.
  • Votre partenaire vient d’apprendre qu’il a une gonorrhée, une chlamydia ou une autre IST, même si vous n’avez aucun signe.
  • Vous avez un œil rouge avec du pus ou un testicule douloureux.
  • Les symptômes persistent trois jours après le début du traitement : Santé.fr recommande alors de consulter à nouveau.

Consulter en urgence

Une fièvre avec une articulation chaude, rouge et gonflée (genou, cheville, poignet) et de petites lésions de la peau peut traduire une infection disséminée, rare mais qui demande une prise en charge à l’hôpital (Manuel MSD). Voir aussi notre fiche sur l’arthrite. En cas de fièvre élevée, de malaise ou de douleur intense, appelez le 15 (SAMU) ou le 112 depuis un mobile ; une personne sourde ou malentendante peut joindre les secours par SMS au 114.

Comment attrape-t-on la gonorrhée ?

Rapports vaginaux, anaux et buccaux

La transmission se fait lors de rapports sexuels non protégés, quel qu’en soit le type. Santé.fr et Vidal soulignent que la fellation et le cunnilingus seraient à l’origine d’environ la moitié des cas en France, ce qui explique l’importance de la gorge dans le dépistage.

De la mère à l’enfant

Une mère infectée peut transmettre le gonocoque à son bébé au moment de l’accouchement, avec un risque d’infection oculaire grave du nouveau-né (Santé.fr, OMS).

Qui est le plus concerné en France ?

Santé publique France rapporte 25 800 personnes diagnostiquées dans le secteur privé en 2024, soit 36 % de plus qu’en 2022. La hausse concerne les hommes comme les femmes, mais elle est plus marquée chez les hommes, notamment ceux de 15 à 25 ans. L’infection ne laisse pas d’immunité : on peut l’attraper plusieurs fois (Santé.fr).

Un risque plus élevé de VIH

Vidal rappelle que la gonorrhée multiplie par 3 à 6 le risque d’infection par le VIH.

Comment se fait le dépistage de la gonorrhée ?

Un prélèvement local ou urinaire

Selon Santé.fr, le dépistage est le seul moyen de confirmer le diagnostic : il consiste en un prélèvement par écouvillon à l’endroit concerné (urètre, vagin, rectum ou gorge). Le Manuel MSD décrit un test d’amplification des acides nucléiques (une sorte de PCR) sur un prélèvement génital, de la gorge ou du rectum, ou sur les urines, qui peut aussi détecter la chlamydia. Une culture est réalisée dans certains cas, en particulier si les symptômes persistent, afin de rechercher une résistance aux antibiotiques.

Où se faire tester en France ?

Santé.fr cite le médecin traitant, le gynécologue, le dermatologue, et, sans frais, les centres de dépistage (CeGIDD) ainsi que les centres de planification ou d’éducation familiale. D’après Sida Info Service (page mise à jour le 15 juin 2026), le dispositif « Mon test IST » permet de se faire dépister en laboratoire, sans ordonnance, pour la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis et l’hépatite B en plus du VIH. La prise en charge est de 100 % avant 26 ans et de 60 % à partir de 26 ans, hors complémentaire santé ; le VIH reste pris en charge à 100 % pour tous. Des kits d’auto-prélèvement pour la chlamydia et le gonocoque, sans frais, sont proposés aux 18-25 ans sur le site mon-test-ist.ameli.fr.

Quelles analyses de sang ?

La gonorrhée elle-même se recherche sur un prélèvement local ou sur les urines, pas sur une prise de sang. La prise de sang sert à chercher les infections associées, que Santé.fr décrit comme systématiques : le dépistage du VIH, la sérologie de la syphilis (voir le test RPR) et l’antigène HBs de l’hépatite B.

Comment se soigne la gonorrhée ?

Une injection d’antibiotique en une fois

L’OMS et le Manuel MSD indiquent que la ceftriaxone, un antibiotique injectable de la famille des céphalosporines, est le traitement de référence ; la base ChEMBL confirme qu’il s’agit d’un médicament approuvé depuis 1984. Santé.fr parle d’une injection unique, une prise orale unique étant aussi possible dans certains cas, des situations particulières pouvant nécessiter un traitement plus long. Sida Info Service cite la gentamicine en seconde intention. Le choix du traitement revient au médecin : aucune dose n’est donnée ici.

Quel traitement pour la chlamydia et le gonocoque ?

Les deux infections sont souvent associées. Santé.fr précise que les personnes traitées pour une gonorrhée reçoivent systématiquement un traitement contre la chlamydia, et le Manuel MSD traite la chlamydiose en même temps si elle est suspectée. Le guide allemand de 2025 recommande, pour une urétrite à gonocoque, la ceftriaxone associée à la doxycycline tant qu’une co-infection par chlamydia n’est pas écartée. Pour en savoir plus sur cette autre IST, voir notre fiche éruption cutanée et chlamydia.

Et si le gonocoque est résistant ?

La résistance aux antibiotiques progresse et l’OMS rappelle qu’elle rend inefficaces de nombreuses classes. En cas de symptômes persistants, le Manuel MSD recommande une nouvelle culture avec recherche de résistance. Ce sujet a son propre article : Gonorrhée résistante : ce que dit votre test explique ce que signifient l’alerte européenne et les lignes de votre compte rendu.

Combien de temps pour guérir, et quand reprendre des rapports ?

Le délai de guérison

D’après Sida Info Service, la personne est considérée comme guérie et non contaminante une semaine après l’injection. Santé.fr recommande de s’abstenir de tout rapport sexuel pendant la semaine suivant le début du traitement, et l’OMS demande d’attendre 7 jours après la prise du médicament. Sida Info Service mentionne un contrôle clinique à une semaine, rarement fait si les symptômes ont disparu, et un contrôle biologique 5 semaines plus tard.

Que se passe-t-il sans traitement ?

Vidal indique que des complications peuvent apparaître après quelques mois à quelques années sans traitement. Une personne sans symptôme reste contagieuse (Santé.fr), ce qui justifie de se faire tester plutôt que d’attendre.

Prévenir et traiter ses partenaires

Santé.fr demande de prévenir ses partenaires sexuels récents pour qu’ils se fassent dépister et, si nécessaire, traiter. Le Manuel MSD précise : partenaires des 60 derniers jours, avec un traitement sans attendre les résultats si l’exposition remonte à moins de deux semaines. Sida Info Service rappelle que ce traitement ne protège pas contre une nouvelle infection : une réinfection reste possible si un partenaire non traité transmet de nouveau la bactérie.

Complications de la gonorrhée non traitée

Chez la femme : trompes, grossesse extra-utérine, infertilité

Après quelques mois à quelques années sans traitement, Santé.fr décrit des douleurs pelviennes chroniques et une inflammation de l’utérus et des trompes pouvant causer une infertilité ou une grossesse extra-utérine. Le Manuel MSD ajoute la maladie inflammatoire pelvienne, la péritonite et le syndrome de Fitz-Hugh-Curtis, une atteinte de la région du foie.

Chez l’homme : épididyme, prostate, urètre

L’inflammation de l’épididyme et celle de la prostate peuvent entraîner une infertilité (Santé.fr, Vidal) ; l’OMS ajoute un rétrécissement de l’urètre et un gonflement du scrotum. Notre fiche sur la prostatite détaille les signes d’une atteinte de la prostate.

Grossesse et nouveau-né

Le risque principal est l’infection des yeux du nouveau-né, pouvant conduire à la cécité si elle n’est pas traitée. L’OMS indique que des collyres ou des pommades antibiotiques donnés au nouveau-né permettent de la prévenir. Une femme enceinte peut être traitée (Manuel MSD).

Les formes disséminées

Rarement, le gonocoque passe dans le sang et atteint une ou deux grosses articulations, la peau, très exceptionnellement le cœur ou le système nerveux (Manuel MSD). Une étude observationnelle française sur l’arthrite gonococcique est en cours au CHU de Brest (NCT06897943).

Comment se protéger de la gonorrhée ?

  • Utiliser un préservatif à chaque rapport, y compris pour les fellations (Santé.fr). L’OMS indique que son usage systématique et correct prévient la plupart des cas.
  • Se faire dépister régulièrement : un dépistage régulier permet un traitement rapide et limite la transmission (Santé.fr).
  • Faire dépister et traiter ses partenaires pour éviter les réinfections.
  • Associer la prévention des autres IST : syphilis, herpès, papillomavirus et hépatite B.

Il n’existe pas de vaccin spécifiquement homologué contre la gonorrhée (Santé.fr, OMS). L’OMS fixe pour objectif une baisse de 90 % de l’incidence d’ici 2030 par rapport à 2020. Pour la doxycycline en prévention après un rapport, la Haute Autorité de santé a pris position en janvier 2025 : elle précise que la résistance du gonocoque à la doxycycline est acquise depuis longtemps et que cette stratégie n’est pas recommandée chez les femmes cis ni chez les hommes n’ayant des rapports qu’avec des femmes ; chez les hommes et les femmes trans à très haut risque d’IST, elle peut être envisagée au cas par cas, avec un dépistage tous les trois mois.

Dernières avancées scientifiques sur la gonorrhée

2025 : un nouvel antibiotique oral, le zoliflodacin, face à la ceftriaxone

Un essai international de phase 3, publié dans The Lancet en décembre 2025, a comparé le zoliflodacin, un antibiotique oral d’une nouvelle classe, à l’association ceftriaxone et azithromycine chez 930 personnes ayant une gonorrhée génitale non compliquée. La guérison microbiologique a été de 90,9 % avec le zoliflodacin et de 96,2 % avec l’association, ce qui a permis de conclure à la non-infériorité selon la marge fixée, avec une tolérance comparable (Luckey et coll.). Une analyse génomique publiée en 2026 suggère que près d’un quart des échecs observés correspondaient à une réinfection par une autre souche plutôt qu’à un vrai échec (Unemo et coll.). Ces résultats ne modifient pas, à ce jour, le traitement décrit par les sources françaises.

2026 : le gepotidacin, un autre candidat oral

Dans l’essai de phase 3 EAGLE-1, le gepotidacin oral a été non inférieur à la ceftriaxone associée à l’azithromycine. Une analyse exploratoire publiée en 2026 sur les tests moléculaires a retrouvé des taux de succès de 82,5 % avec le gepotidacin et de 75,0 % avec l’association, une différence non significative, avec une bonne concordance entre culture et test moléculaire (98,4 %) (Flight et coll.). Il s’agit d’une analyse secondaire, signée en partie par des auteurs du fabricant.

2026 : le vaccin contre la méningite B ne protège pas, pour l’instant, les hommes à haut risque

Des études d’observation avaient suggéré qu’un vaccin contre le méningocoque B (4CMenB) réduisait d’environ un tiers le risque de gonorrhée. Mais une méta-analyse de quatre essais randomisés chez 1 397 hommes ayant des rapports avec des hommes, publiée en 2026, ne trouve pas d’effet protecteur significatif (rapport des taux d’incidence 0,88 ; intervalle de confiance de 0,74 à 1,05) (Jin et coll.). Les auteurs d’une revue de 2026 estiment que les données ne soutiennent pas son usage pour cette population (Seib et Grulich). Un essai de phase 3 chez 1 100 femmes d’Afrique du Sud (NCT06446752) n’a plus de recrutement en cours ; ses résultats ne sont pas publiés à ce jour.

2026 : la doxycycline après un rapport, un bénéfice modeste sur la gonorrhée

Une méta-analyse de trois essais randomisés (1 278 participants), publiée en 2026, montre que la doxycycline après exposition réduit nettement la chlamydia et la syphilis, mais bien moins la gonorrhée (risque relatif de 0,79) ; l’effet à long terme sur la résistance reste incertain (Yamamoto et coll.).

Questions fréquentes sur la gonorrhée

La gonorrhée est-elle contagieuse ?

Oui. Elle se transmet par les rapports sexuels non protégés, y compris buccaux, même si la personne n’a aucun symptôme (Santé.fr).

Peut-on avoir la gonorrhée sans le savoir ?

Oui, très souvent : beaucoup d’hommes et la majorité des femmes n’ont aucun signe, et l’atteinte de la gorge ou du rectum est fréquemment silencieuse (Santé.fr, Manuel MSD).

Combien de temps dure le traitement ?

Le traitement de référence est une injection unique, avec une semaine d’abstinence ensuite (Santé.fr, OMS).

Peut-on l’attraper deux fois ?

Oui. L’infection ne confère pas d’immunité, et une réinfection est fréquente si un partenaire n’a pas été traité (Santé.fr, Sida Info Service).

Faut-il se faire tester même sans symptômes ?

C’est conseillé après un rapport non protégé ou si un partenaire est diagnostiqué : le dépistage est la seule façon de confirmer l’infection (Santé.fr). En laboratoire, « Mon test IST » ne demande pas d’ordonnance.

Glossaire

  • Antibiogramme : test qui indique à quels antibiotiques une bactérie est sensible.
  • CeGIDD : centre d’information, de dépistage et de diagnostic du VIH, des hépatites et des IST.
  • Chlamydia : autre bactérie sexuellement transmissible, souvent associée au gonocoque.
  • Gonocoque : nom courant de la bactérie Neisseria gonorrhoeae.
  • Maladie inflammatoire pelvienne : infection de l’utérus, des trompes et des organes voisins.
  • TAAN : test d’amplification des acides nucléiques, de type PCR, qui détecte le matériel génétique de la bactérie.
  • Urétrite : inflammation de l’urètre, le canal de l’urine.

Décryptez votre bilan en entier

Un diagnostic de gonorrhée s’accompagne presque toujours d’un bilan des autres IST. Le dépistage du VIH, le test RPR de la syphilis et l’antigène HBs se comprennent ensemble, avec la date de votre dernier rapport à risque et ce que votre médecin vous a prescrit. Un résultat isolé ne dit pas tout.

Autres articles pour aller plus loin

Sources

Auteurs/autrices

  • AI DiagMe

    L'équipe AI DiagMe réunit médecins, spécialistes cliniques et éditeurs médicaux. Nos articles sont rédigés par des professionnels de la communication en santé puis révisés et validés par les médecins de notre comité scientifique, composé de praticiens hospitaliers en exercice dans des spécialités telles que l'hématologie, l'endocrinologie et la médecine générale. Chaque contenu s'appuie sur les directives cliniques en vigueur et les publications médicales évaluées par les pairs.

  • Dr. Claude Tchonko, médecin du comité scientifique d'AI DiagMe

    Dr Claude Tchonko est hématologue, en exercice depuis 2013, exerçant actuellement à la Clinique Mas de Rochet (Castelnau-le-Lez). Fort d'un parcours international, il est spécialisé dans la prise en charge des hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes), avec une expertise particulière dans les traitements par autogreffe de cellules souches, la thérapie CAR-T et l'optimisation des parcours de soins en onco-hématologie.

    Auteur d'un ouvrage de référence, « Les hémopathies lymphoïdes au Mali », il combine pratique clinique et participation active à des projets de développement de solutions technologiques en santé.

    Titulaire d'un Doctorat d'État en Médecine (Faculté de Médecine de Bamako, 2006), il a complété sa formation par un Certificat d'Études Spécialisées en Hématologie Bioclinique (Abidjan-Cocody, 2010) et plusieurs diplômes universitaires : DFMS d'Hématologie et DIU de Cytogénétique Onco-hématologique (Grenoble), ainsi qu'un DU sur le syndrome drépanocytaire majeur (UPEC).

  • Julien Priour, cofondateur et directeur général d'AI DiagMe

    Julien Priour est éditeur médical senior chez AI DiagMe, où il supervise la ligne éditoriale et le processus de vérification des faits. Diplômé de HEC Paris, il cumule 3 années d'expérience en édition santé et a été formé à la rédaction et publication scientifique par l'Institut de Recherche pour le Développement (FUN-MOOC, 2026). Il veille à ce que chaque article respecte les recommandations médicales en vigueur et soit relu et validé par un médecin du comité scientifique et éthique. Il définit les standards de sourcing (HAS, Ameli, INSERM…) et de relecture appliqués à l'ensemble du site.

Articles connexes