Un ganglion douloureux dans le cou, un peu de fièvre, une fatigue qui traîne : la toxoplasmose ressemble le plus souvent à un petit coup de grippe, et très souvent elle ne se remarque même pas. Cette infection parasitaire, due à Toxoplasma gondii, se contracte surtout par les aliments, la terre ou les excréments de chat. Elle est sans gravité chez la plupart des adultes en bonne santé. Elle demande en revanche une vraie vigilance pendant la grossesse, car le parasite peut passer de la mère à l’enfant, et chez les personnes dont les défenses immunitaires sont très affaiblies. Dans les deux cas, des mesures simples, une surveillance par prise de sang et un traitement existent.
Toxoplasmose : de quoi parle-t-on ?
Une infection due à un parasite du chat
La toxoplasmose est une infection due au parasite Toxoplasma gondii. Selon l’Inserm, les chats et les autres félidés sont les seuls animaux chez qui le parasite peut se reproduire, et ils le dispersent dans l’environnement par leurs excréments. Les humains se contaminent en avalant de la terre ou de l’eau souillées, ou de la viande crue ou insuffisamment cuite (Inserm, 2022). Le Manuel MSD la décrit comme une infection très répandue là où vivent des chats.
Le plus souvent, on ne s’en aperçoit pas
D’après l’Inserm, plus de 80 % des infections passent inaperçues ou ne provoquent qu’un peu de fièvre et une longue fatigue. Le Manuel MSD indique que, chez 10 à 20 % des personnes, l’infection aiguë provoque des ganglions gonflés et un tableau proche de la mononucléose. La forme grave est rare : elle concerne surtout le fœtus infecté pendant la grossesse et les personnes gravement immunodéprimées.
Combien de personnes ont déjà rencontré le parasite ?
En France, une enquête nationale menée en 2021 auprès de femmes venant d’accoucher a trouvé que 25,9 % avaient déjà été en contact avec le parasite et que 0,22 % avaient été infectées pendant leur grossesse (Mazzilli et coll., 2025). Ces chiffres concernent des femmes enceintes, pas l’ensemble de la population. Le Manuel MSD donne pour l’Europe, tous âges confondus, une fourchette de 30 à 50 %.
| Repère | Ce que disent les sources |
|---|---|
| Agent | Parasite Toxoplasma gondii, dont le chat est l’hôte où il se reproduit (Inserm) |
| Contamination | Ingestion de terre, d’eau ou de viande contaminées (Inserm) ; passage de la mère au fœtus ; greffe ou don de sang (Manuel MSD) |
| Symptômes | Plus de 80 % d’infections inaperçues ou presque (Inserm) |
| Personnes à risque | Femme enceinte non immunisée, personne gravement immunodéprimée (Santé.fr, Manuel MSD) |
| En France (femmes qui accouchent, 2021) | 25,9 % de femmes déjà en contact avec le parasite ; 0,22 % de séroconversion pendant la grossesse (Mazzilli et coll.) |
Comment attrape-t-on la toxoplasmose ?
Viande peu cuite, légumes et fruits souillés
La viande crue ou peu cuite peut contenir le parasite sous forme de kystes. Les fruits, les légumes et les herbes aromatiques mal lavés peuvent porter de la terre souillée. Le Manuel MSD ajoute à la liste les fruits de mer crus, le lait de chèvre non pasteurisé, les viandes fumées, salées ou séchées et l’eau de puits non traitée.
Litière du chat, jardinage, bac à sable
Le contact avec les excréments de chat, directement ou par la terre du jardin ou d’un bac à sable, est l’autre grande voie de contamination (Santé.fr, Inserm). Se laver les mains après le jardinage ou après avoir manipulé de la viande crue fait partie des gestes conseillés.
La toxoplasmose est-elle contagieuse d’une personne à l’autre ?
Pas par les contacts de la vie courante : les sources décrivent une contamination par ingestion. Les exceptions sont le passage de la mère à l’enfant et la greffe d’organe ou le don de sang, d’où le dépistage des donneurs (Manuel MSD).
Symptômes de la toxoplasmose : à quoi ça ressemble ?
Chez une personne en bonne santé
Santé.fr parle de « peu de symptômes », qui ressemblent souvent à ceux d’une grippe : fièvre légère, douleurs musculaires, fatigue, ganglions enflés. Ils disparaissent spontanément. D’autres infections, comme la mononucléose infectieuse ou la grippe, donnent des signes proches : seule une prise de sang confirme une toxoplasmose.
Quand les défenses immunitaires sont très basses
Chez une personne immunodéprimée, Santé.fr décrit des symptômes neurologiques sévères : maux de tête, confusion, convulsions, troubles de la vision, parfois une pneumonie. Le Manuel MSD précise que l’atteinte du cerveau (encéphalite) s’observe surtout chez les personnes vivant avec le VIH dont les CD4 sont très bas, et que la forme disséminée, avec atteinte du poumon, du cœur ou des muscles, est souvent mortelle sans traitement chez les patients très immunodéprimés.
La toxoplasmose de l’œil
Selon le Manuel MSD, la toxoplasmose oculaire est habituellement la réactivation d’une infection acquise avant la naissance, avec des récidives fréquentes. L’inflammation touche la rétine, et un trouble de la vision justifie un avis ophtalmologique. Sur les inflammations de l’œil en général, voir notre fiche sur la conjonctivite et l’uvéite.
Quand consulter, quand appeler le 15 ?
Consulter rapidement un médecin
- Vous êtes enceinte et vous avez de la fièvre, des ganglions ou une fatigue inhabituelle : parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme sans attendre la prise de sang mensuelle.
- Un résultat de sérologie vous inquiète (IgM positives, par exemple) : le résultat doit être interprété par un médecin, le cas échéant avec l’avis d’un expert (Manuel MSD).
- Vous avez un trouble de la vision, surtout si vous avez déjà eu une toxoplasmose de l’œil.
- Vous êtes greffé, sous chimiothérapie ou sous traitement qui baisse les défenses immunitaires et vous avez une fièvre prolongée.
Appeler le 15 (SAMU) ou le 112
Chez une personne dont les défenses immunitaires sont affaiblies, des maux de tête intenses avec confusion, des convulsions ou un trouble brutal de la vision sont des signes décrits par Santé.fr qui justifient d’appeler le 15, ou le 112 depuis un téléphone mobile. Une personne sourde ou malentendante peut joindre les secours par SMS au 114.
Toxoplasmose et grossesse : quels risques pour le bébé ?
Pourquoi la grossesse change tout
Chez une femme enceinte qui n’a jamais rencontré le parasite, une première infection peut franchir le placenta. Plus elle survient tôt, plus les conséquences peuvent être graves : mort fœtale, naissance prématurée, séquelles neurologiques (Inserm). Notre fiche sur la sérologie toxoplasmose explique comment savoir si l’on est immunisée.
Quel est le risque de toxoplasmose au troisième trimestre ?
Le Manuel MSD indique que le risque de transmission au fœtus augmente avec l’âge de la grossesse, mais que les infections tardives sont souvent moins graves, tout en pouvant entraîner des séquelles plus tard. Santé.fr précise que, plus tard dans la grossesse, l’infection peut toucher les yeux.
Quel est le risque de transmission si la mère est infectée ?
Une méta-analyse de 2025, qui a regroupé des études de cohortes publiées entre 2000 et 2023, a estimé à 49 % (intervalle de confiance de 36 à 63 %) le risque moyen de transmission au fœtus chez les femmes infectées pendant leur grossesse et non traitées (Amagbégnon et coll.). Une autre méta-analyse, publiée en 2025 également, a trouvé 58 % d’enfants infectés chez les mères non traitées contre 18 % chez les mères traitées (Ribeiro et coll.). Ces chiffres viennent de pays très différents et ne se transposent pas tels quels à une femme suivie en France.
La surveillance prévue en France
Pour les femmes enceintes qui ne sont pas immunisées, Santé.fr indique qu’une prise de sang de contrôle est faite chaque mois pour détecter une contamination éventuelle. L’ensemble des analyses de grossesse est détaillé dans notre guide de la prise de sang de grossesse, et une autre infection surveillée de près, le cytomégalovirus, dans l’article sur la sérologie CMV pendant la grossesse.
Si une infection est détectée pendant la grossesse
Santé.fr décrit la suite : une amniocentèse peut être proposée à partir d’environ trois mois et demi de grossesse pour savoir si le fœtus est touché, des échographies sont réalisées toutes les deux semaines, et une IRM en cas de doute. Un traitement réduit le risque de transmission à l’enfant, mais ne fait pas disparaître les signes si le fœtus est déjà infecté. Le Manuel MSD recommande de demander l’avis d’un expert en cas de suspicion chez la femme enceinte, le fœtus ou le nouveau-né.
Toxoplasmose congénitale : signes chez le bébé et suivi
Qu’est-ce que la toxoplasmose congénitale ?
On parle de toxoplasmose congénitale quand l’enfant a été infecté dans le ventre de sa mère. Selon le Manuel MSD, elle peut entraîner une fausse couche, une mort fœtale tardive ou des malformations, et chez le nouveau-né elle associe une atteinte de la rétine (choriorétinite), des calcifications cérébrales, des anomalies du volume du crâne et un retard psychomoteur. Santé.fr cite aussi une jaunisse, un gros foie ou une grosse rate, et des convulsions.
Un suivi jusqu’à l’adolescence
Santé.fr indique que l’enfant est suivi de près jusqu’à l’adolescence et que, dans la très grande majorité des cas, aucune complication n’est observée. Une cohorte française de 646 enfants infectés, suivis jusqu’à 35 ans, montre pourtant que 29 % ont eu au moins une lésion de l’œil, le plus souvent vers 5 ans, avec des pics à 7 et 12 ans, et que ces lésions causent rarement des dégâts sévères (Journé et coll., Pediatrics, 2024). D’où l’intérêt d’un suivi ophtalmologique régulier, qui se poursuit parfois à l’âge adulte.
Comment diagnostique-t-on la toxoplasmose ?
La sérologie : IgG et IgM
Le Manuel MSD présente la sérologie, avec la recherche des IgG et des IgM, comme l’examen de base. Son interprétation est délicate, car les IgM peuvent rester positives longtemps ou être faussement positives. Chez la femme enceinte, un test d’avidité des IgG aide à dater l’infection. Pour comprendre ce que mesurent les IgG et les IgM en général, voir nos fiches dédiées.
La recherche directe du parasite
La PCR recherche l’ADN du parasite dans le sang, le liquide céphalorachidien, des tissus ou le liquide amniotique. Pendant la grossesse, l’analyse du liquide amniotique est la méthode de référence pour savoir si le fœtus est infecté (Manuel MSD). Chez les patients greffés de cellules souches, la PCR sur le sang sert aussi à détecter tôt une infection (Aerts et coll., 2023).
Quelles analyses de sang ?
La prise de sang utile est la sérologie toxoplasmose : elle dit si vous avez déjà rencontré le parasite et si l’infection paraît récente. Une infection peut aussi s’accompagner d’autres variations de la prise de sang, par exemple des lymphocytes élevés ou une CRP modifiée, mais ces signes ne sont pas spécifiques et ne permettent pas de poser le diagnostic. Devant des ganglions et de la fatigue, le médecin écarte aussi d’autres infections, comme le VIH ou la syphilis.
Traitement de la toxoplasmose : qui doit être traité ?
Souvent, aucun traitement
Le Manuel MSD indique que le traitement n’est pas nécessaire chez une personne dont les défenses immunitaires sont normales et qui n’a pas de symptômes ou une forme aiguë légère. Il est indiqué chez les nouveau-nés infectés, les femmes enceintes en phase aiguë et les personnes immunodéprimées.
Pendant la grossesse
D’après le Manuel MSD, la spiramycine est utilisée en cas d’infection maternelle précoce sans infection du fœtus démontrée. La pyriméthamine, qui peut malformer le fœtus, est évitée au premier trimestre et au début du deuxième. La méta-analyse de Ribeiro (2025), portant sur 56 études et 11 090 femmes enceintes, conclut que le traitement réduit le risque d’infection de l’enfant (risque relatif de 0,34) et celui de manifestations cliniques (0,30). L’association de trois médicaments donnait des résultats plus constants (0,22) que la spiramycine seule, dont l’estimation était très imprécise. Dans la méta-analyse d’Amagbégnon (2025), les taux d’échec étaient de 16 % avec la spiramycine et de 11 % avec l’association pyriméthamine-sulfadiazine. Aucune dose n’est donnée ici : elle est fixée par l’équipe qui suit la grossesse.
Chez les personnes immunodéprimées
Le traitement de référence associe la pyriméthamine, la sulfadiazine et la leucovorine. En cas d’allergie aux sulfamides, le Manuel MSD cite la clindamycine ou l’atovaquone avec la pyriméthamine. Un traitement d’entretien est poursuivi jusqu’à ce que les CD4 remontent durablement. Chez les personnes vivant avec le VIH et porteuses du parasite, une prévention par médicament est prévue si les CD4 sont inférieurs à 100/mcL. La base ChEMBL confirme que la pyriméthamine est un médicament approuvé, avec la toxoplasmose parmi ses indications.
Prévention : que manger, que faire avec son chat ?
Pour une femme enceinte non immunisée
- Ne consommer que de la viande bien cuite (Santé.fr).
- Bien laver les fruits, les légumes et les herbes, et nettoyer ustensiles et réfrigérateur avec un produit javellisé (Santé.fr).
- Porter des gants pour jardiner et se laver les mains après le jardinage, un bac à sable ou la manipulation de viande crue (Santé.fr).
- Éviter de manipuler la litière du chat et se laver les mains après tout contact avec lui (Santé.fr).
Les autres précautions utiles à tous
Le Manuel MSD conseille aussi de porter des gants pour manipuler la viande crue, de changer la litière chaque jour (idéalement par une autre personne, avec des gants), de garder les chats à l’intérieur et de ne pas leur donner de viande crue. Les femmes enceintes devraient éviter de manipuler ou d’adopter des chats errants. Les sources consultées ne demandent pas de se séparer de son chat.
Immunisée ou pas : que signifie un résultat positif ?
IgG positives : un contact ancien avec le parasite
Dans les enquêtes françaises, une femme est classée comme ayant déjà rencontré le parasite quand elle a des IgG, ou quand elle en fabrique à la suite d’une infection pendant la grossesse (Mazzilli et coll.). Le détail des quatre profils possibles est dans notre fiche sur la sérologie toxoplasmose.
La toxoplasmose en France : une infection en recul
Moins de femmes ont déjà rencontré le parasite
La part de femmes enceintes ayant rencontré le parasite diminue depuis des décennies. À Lyon, elle est passée de 26,4 % en 2017 à 22,1 % en 2023 sur 71 922 grossesses, alors que l’incidence de l’infection maternelle est restée stable à 1,3 pour 1 000 grossesses à risque (Roy et coll., 2025). Elle augmente avec l’âge, de 18,9 % chez les 25-29 ans à 38,0 % chez les 40 ans et plus.
L’enquête nationale de 2021 relève des taux plus élevés à Mayotte (75,0 %), à La Réunion (35,8 %) et en Guyane (33,3 %), ainsi que chez les femmes de niveau d’études plus bas ou de nationalité d’Afrique subsaharienne (Mazzilli et coll.). Les auteurs y voient un reflet des habitudes alimentaires et de l’environnement.
Dernières avancées scientifiques sur la toxoplasmose
2023 : des recommandations pour les patients d’hématologie
En décembre 2023, la Lancet Infectious Diseases a publié les recommandations de la 9e conférence européenne sur les infections en leucémie. Chez les personnes greffées de cellules souches séropositives avant la greffe, elles proposent un dépistage par PCR quantitative sur le sang chaque semaine, associé à une prévention par triméthoprime-sulfaméthoxazole d’au moins six mois (Aerts et coll.). Deux études françaises sont enregistrées sur ClinicalTrials.gov : l’étude TIPS du CHU de Clermont-Ferrand (NCT07054918), qui cherche à distinguer une simple PCR positive d’une vraie maladie, et une cohorte rétrospective de patients immunodéprimés non VIH au CHU de Strasbourg (NCT07299500). Ce sont des études observationnelles, sans résultats publiés à ce jour.
2024 : l’œil des enfants suivis en France
Publiée dans Pediatrics en avril 2024, la cohorte française de 646 enfants a montré que le dépistage prénatal et le traitement précoce n’empêchent pas les lésions de l’œil, qui peuvent survenir jusqu’à l’âge adulte avec des pics à 7 et 12 ans. Les auteurs jugent qu’un suivi régulier, jusqu’à l’âge adulte, est justifié (Journé et coll.).
2025 : deux méta-analyses sur les traitements de la grossesse
Ribeiro et coll. (Microorganisms, mars 2025) ont analysé 56 études de 16 pays et conclu que le traitement réduit nettement la transmission et les signes chez le nouveau-né. Amagbégnon et coll. (Médecine tropicale et santé internationale, septembre 2025) concluent que le taux d’échec des traitements standards peut être réduit en agissant tôt sur les facteurs de risque connus.
2025 : la surveillance française continue de se discuter
Les données de Lyon (Parasite, 2025) et de l’enquête nationale (Epidemiology and Infection, 2025) confirment la baisse de la séroprévalence. Les auteurs lyonnais notent que les infections pendant la grossesse restent stables, ce qui plaide pour davantage de tests chez les femmes non immunisées ; ceux de l’enquête nationale jugent qu’un réexamen de la stratégie de prévention est justifié.
Questions fréquentes sur la toxoplasmose
La toxoplasmose est-elle contagieuse ?
Pas par les contacts habituels : la contamination se fait surtout par ingestion de terre, d’eau, de viande ou de légumes contaminés. Le passage de la mère à l’enfant pendant la grossesse, la greffe d’organe et le sang font exception (Inserm, Manuel MSD).
Faut-il se séparer de son chat quand on est enceinte ?
Les sources consultées ne le demandent pas. Elles conseillent d’éviter la litière, de se laver les mains après tout contact, de garder le chat à l’intérieur et de ne pas lui donner de viande crue (Santé.fr, Manuel MSD).
Que veut dire « IgG positifs » ?
Cela signifie que le corps a fabriqué des anticorps contre le parasite : vous l’avez donc déjà rencontré. Le moment de l’infection se précise avec les IgM et le test d’avidité (Manuel MSD).
Quelle est la différence entre toxoplasmose et toxoplasmose congénitale ?
La toxoplasmose est l’infection acquise après la naissance, le plus souvent bénigne. La toxoplasmose congénitale est celle que l’enfant a contractée dans le ventre de sa mère (Manuel MSD).
Glossaire
- Amniocentèse : prélèvement de liquide amniotique pour rechercher le parasite chez le fœtus.
- Avidité des IgG : test qui aide à dater une infection.
- Choriorétinite : inflammation de la rétine et de la couche située derrière elle.
- CD4 : globules blancs de défense dont le nombre baisse dans le VIH avancé.
- IgG et IgM : anticorps produits par le corps ; les IgM apparaissent en premier.
- PCR : technique qui détecte l’ADN du parasite.
- Séroprévalence : part d’une population qui a des anticorps contre un microbe.
Décryptez votre bilan en entier
La toxoplasmose se lit dans la sérologie, mais elle s’inscrit dans un bilan plus large. Les IgG et les IgM de la sérologie toxoplasmose se comprennent avec l’histoire de la personne, la grossesse ou l’état des défenses immunitaires. Une numération avec des lymphocytes élevés ou une CRP augmentée peut accompagner une infection, sans la prouver.
Autres articles pour aller plus loin
- Sérologie toxoplasmose : comment lire IgG et IgM
- Prise de sang de grossesse : comment lire vos résultats
- Sérologie CMV pendant la grossesse
- Mononucléose infectieuse : causes, symptômes et traitements
- Conjonctivite et uvéite : symptômes et traitements
- Dépistage du VIH : comprendre les résultats
Sources
- Santé.fr. Toxoplasmose, publiée le 13/08/2026.
- Inserm. Chat alors ! C’est quoi la toxoplasmose ?, 21/11/2022.
- Manuel MSD, version professionnelle en français. Toxoplasmose, consulté en novembre 2026.
- Mazzilli S et coll. Estimating the national seroprevalence of Toxoplasma gondii infection in pregnant women, France 2021, Epidemiol Infect. DOI 10.1017/S0950268825100502, 2025 (PubMed 40916005).
- Roy A et coll. Epidemiological changes in Toxoplasma infection: a 7-year longitudinal study in pregnant women in Lyon, France, 2017-2023, Parasite. DOI 10.1051/parasite/2025023, 2025 (PubMed 40396604).
- Journé A et coll. Long-term ocular outcomes in congenital toxoplasmosis treated perinatally, Pediatrics. DOI 10.1542/peds.2023-064114, 2024 (PubMed 38454832).
- Ribeiro SK et coll. Treatment protocols for gestational and congenital toxoplasmosis: a systematic review and meta-analysis, Microorganisms. DOI 10.3390/microorganisms13040723, 2025 (PubMed 40284561).
- Amagbégnon R et coll. Utilisation des antiparasitaires dans la prévention de la toxoplasmose congénitale : revue systématique et méta-analyse, Méd Trop Santé Int. DOI 10.48327/mtsi.v5i4.2025.753, 2025 (PubMed 41768945).
- Aerts R et coll. Guidelines for the management of Toxoplasma gondii infection and disease in patients with haematological malignancies and after haematopoietic stem-cell transplantation (ECIL-9), Lancet Infect Dis. DOI 10.1016/S1473-3099(23)00495-4, 2023 (PubMed 38134949).
- ClinicalTrials.gov. Isolated Positive Toxoplasma Gondii PCR in Blood, CHU de Clermont-Ferrand (NCT07054918), consulté en novembre 2026.
- ClinicalTrials.gov. Non-HIV immunocompromised patients with toxoplasmosis, CHU de Strasbourg (NCT07299500), consulté en novembre 2026.
- ChEMBL. Pyriméthamine (CHEMBL36), consulté en novembre 2026.



