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Morpions (poux du pubis) : symptômes et traitement

Table des matières

Morpions : illustration du pou du pubis accroché à un poil

⚕️ Cet article est à visée informative et ne remplace pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin pour interpréter vos résultats.

Des démangeaisons tenaces dans la région du pubis, de petits points couleur rouille sur les sous-vêtements : ces signes doivent faire penser aux morpions. Ce nom familier désigne le pou du pubis, Pthirus pubis, un petit insecte qui vit accroché aux poils et se nourrit de sang. L’infestation, appelée phtiriase ou pthirose, se transmet surtout lors d’un contact physique étroit, le plus souvent sexuel. Elle n’est pas grave, mais elle gratte, se transmet facilement et revient si le traitement est incomplet. Cet article explique comment reconnaître les morpions, comment on les attrape, quels traitements la Haute Autorité de santé (HAS) recommande depuis novembre 2024 et quelles mesures prendre pour ne pas se recontaminer.

Morpions : qu’est-ce que le pou du pubis ?

Un insecte adapté aux poils épais

Le pou du pubis est un insecte hématophage : il se nourrit de sang et vit accroché aux poils, près de la peau (Sida Info Service). Il est plat, de couleur marron, et de la taille d’une tête d’épingle (HUG). Sa forme trapue et ses pattes puissantes lui permettent de s’agripper aux poils épais (Dermato-Info, Société française de dermatologie). C’est une espèce différente des poux de tête, qui vivent dans les cheveux.

Un cycle de vie rapide

Chaque femelle adulte pond 10 à 20 œufs par jour, appelés lentes, près de la base des poils génitaux. Ils éclosent après 8 à 9 jours, et les jeunes poux deviennent adultes en 15 jours environ (Dermato-Info). Une lente vivante est grise et bien accrochée ; une lente morte est blanche et se détache facilement (Sida Info Service). Ce cycle explique pourquoi un seul traitement ne suffit pas : il faut une seconde application pour tuer les poux sortis des lentes.

Qui est concerné ?

Les morpions touchent surtout les jeunes adultes sexuellement actifs. Ils sont devenus moins fréquents avec les habitudes actuelles d’épilation (Dermato-Info). Les recommandations américaines du CDC notent elles aussi que l’épilation pubienne s’accompagne d’une baisse des cas et de localisations plus inhabituelles.

Comment attrape-t-on des morpions ?

Un contact étroit, le plus souvent sexuel

La transmission nécessite un contact physique étroit, habituellement sexuel, et le risque est élevé dès un seul contact. Le préservatif ne protège pas contre les morpions (Dermato-Info), puisque la transmission se fait par contact de peau à peau. On peut aussi se recontaminer après un premier épisode (IUSTI).

Le linge, une voie plus rare

Les vêtements, les serviettes et la literie peuvent aussi transmettre l’infestation (HUG, MSD Manuals). Selon Sida Info Service, le parasite peut rester vivant et infectant environ 24 heures hors du corps, par exemple dans les draps. C’est pourquoi le traitement du linge fait partie de la prise en charge.

Et chez l’enfant ?

Un enfant peut être contaminé lors d’un contact étroit avec un parent infesté (Dermato-Info, MSD Manuals). Chez lui, les poux peuvent s’installer sur les cils et le cuir chevelu. La HAS rappelle toutefois qu’une atteinte des cils chez un enfant doit faire envisager des violences sexuelles, ce qui justifie une évaluation attentive.

Symptômes des morpions : les signes qui doivent alerter

Des démangeaisons, souvent intenses

Le signe principal est un prurit, c’est-à-dire des démangeaisons du pubis. Elles apparaissent après plusieurs jours d’infestation, ou plus vite chez une personne qui a déjà eu des morpions (HUG). La peau voisine peut devenir rouge et irritée (IUSTI). Des ganglions peuvent parfois gonfler (MSD Manuals).

Les signes visibles

  • Points brun-rouille sur la peau, les poils ou le slip : ce sont les déjections du parasite, parfois un peu poudreuses.
  • Taches de sang sur les sous-vêtements.
  • Taches bleutées (maculae caeruleae) sur le bas-ventre et les cuisses, à l’endroit des piqûres : elles sont très évocatrices.
  • Lentes collées à la base des poils, et parfois des poux adultes visibles à l’œil nu.

Les morpions ailleurs que sur le pubis

Les morpions peuvent coloniser d’autres zones poilues : région périanale, cuisses, torse, aisselles, barbe, sourcils et cils (Dermato-Info, IUSTI). Sur les cils, ils provoquent démangeaisons, brûlures et irritation des yeux (MSD Manuals). Ils peuvent alors être pris à tort pour une blépharite, une inflammation du bord des paupières.

Quand consulter rapidement ?

  • des poux ou des lentes sur les cils, ou une irritation des yeux ;
  • une suspicion de morpions chez un enfant ;
  • une grossesse en cours ;
  • des démangeaisons qui persistent une semaine après un traitement bien conduit ;
  • d’autres symptômes génitaux, qui peuvent traduire une autre IST associée.

Diagnostic : comment savoir si on a des morpions ?

Le diagnostic est posé à l’examen clinique : le médecin recherche des poux accrochés aux poils près de la peau et des lentes fixées le long des poils, parfois à l’aide d’une loupe. En cas de doute, il peut examiner les poils au dermatoscope (IUSTI). Vous pouvez consulter votre médecin traitant, un dermatologue, un gynécologue, un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou un centre de santé sexuelle.

Les morpions étant une infection sexuellement transmissible (IST), la consultation est l’occasion d’un dépistage. Selon la HAS, d’autres IST sont fréquemment associées, jusqu’à 30 % des cas. La brochure de l’IUSTI recommande de rechercher systématiquement le VIH, la syphilis, l’hépatite B, le gonocoque et la chlamydia.

Morpions, poux de tête ou gale ?

Le pou du pubis est une espèce distincte des poux de tête et de corps, adaptée aux poils plus épais du corps (Park et al., Scientific Reports, 2025). Il ne faut pas non plus le confondre avec la gale, due à un acarien, Sarcoptes scabiei : les deux sont des parasitoses qui peuvent se transmettre lors des rapports sexuels (Galván-Casas et al., 2024). Dans la gale, on ne voit ni pou ni lente accrochés aux poils.

Traitement des morpions : ce que recommande la HAS

Dans ses recommandations du 14 novembre 2024 sur la pthirose, la HAS distingue plusieurs situations. Les médicaments proposés n’ont pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) spécifique pour les morpions : ils sont utilisés hors AMM, selon le schéma suivant (La Revue du Praticien).

SituationTraitementModalités
Forme localisée, 1re lignePerméthrine crème 5 % ou diméticone lotionPerméthrine rincée après 10 minutes ; diméticone laissée 10 à 15 minutes selon le fabricant. À renouveler 7 à 10 jours plus tard.
Échec, 2e ligneChangement de classePasser de la perméthrine à la diméticone, ou l’inverse, après avoir vérifié l’absence de recontamination.
Échec, 3e ligne, ou forme étendueIvermectine en comprimés200 µg/kg en une prise après le repas, à renouveler 7 à 10 jours plus tard ; poids supérieur à 15 kg.
Atteinte des cilsRetrait manuel et vaselineVaseline sur les cils 2 fois par jour pendant 10 jours ; ivermectine en cas d’échec.

Perméthrine ou diméticone ?

La perméthrine est un insecticide. La diméticone agit de façon mécanique : elle enrobe le pou et l’asphyxie (Sida Info Service). Les deux sont proposées en première intention. La seconde application, 7 à 10 jours après la première, vise les poux sortis des lentes entre-temps. En cas d’échec d’un traitement bien suivi, on change de classe de produit (Vidal).

Morpions sur les cils

Les produits insecticides ne doivent pas être appliqués près des yeux (CDC). Le médecin retire les lentes et les poux à la pince, puis prescrit de la vaseline à appliquer sur le bord des paupières deux fois par jour pendant dix jours. L’ivermectine par voie orale est réservée aux échecs (HAS).

Pendant la grossesse

La HAS privilégie un traitement local, perméthrine ou diméticone, en première intention. Si cela ne suffit pas, l’ivermectine peut être utilisée quel que soit le terme. Selon l’IUSTI, les morpions ne présentent pas de risque pour la grossesse ni pour le bébé.

Ce qu’il est inutile de faire

Il n’est pas nécessaire de désinsectiser tout le logement : le CDC juge inutile la fumigation des pièces d’habitation et recommande de cibler le linge et la literie. Le lindane, un ancien insecticide, n’est plus recommandé en raison de sa toxicité.

Se débarrasser des morpions en 5 étapes

Le produit seul ne suffit pas. La HAS associe au traitement plusieurs mesures, toutes indispensables pour éviter la récidive :

  1. Préparer la peau : raser ou épiler les zones atteintes, puis appliquer le traitement sur une peau lavée et séchée.
  2. Traiter toutes les zones poilues, pas seulement le pubis : cuisses, tronc, aisselles, région périanale. L’IUSTI conseille de couvrir toutes les zones poilues du cou vers le bas.
  3. Retirer les lentes au peigne fin ou à la pince à épiler, puis refaire l’application 7 à 10 jours plus tard.
  4. Traiter le linge : laver vêtements, serviettes et literie à 60 °C. Ce qui ne se lave pas peut être nettoyé à sec ou enfermé dans un sac plastique fermé pendant 3 jours (IUSTI).
  5. Informer et faire traiter les partenaires, et faire un dépistage des autres IST. Un contrôle clinique est prévu à la fin du traitement.

Partenaires, rapports sexuels et récidive

Qui doit être traité ?

Le ou les partenaires actuels doivent être examinés et traités, ainsi que tout partenaire des 30 derniers jours (IUSTI). Pour Vidal, tous les partenaires sexuels doivent être traités. La HAS prévoit une aide à la notification, pour prévenir les partenaires sans avoir à le faire seul. MSD Manuals recommande de traiter aussi les autres membres du foyer.

Quand reprendre les rapports ?

Il vaut mieux éviter tout contact étroit jusqu’à ce que vous et vos partenaires soyez traités et que les symptômes aient disparu (IUSTI). Le CDC ajoute que le linge doit avoir été décontaminé et qu’un nouvel examen doit avoir écarté une infestation persistante.

Pourquoi les morpions reviennent

Une récidive peut s’expliquer par une recontamination : partenaire non traité, linge oublié, zone poilue non traitée ou seconde application omise. La HAS demande de vérifier ces points avant de conclure à un échec du produit. Le CDC signale par ailleurs une résistance croissante et répandue des poux du pubis à la perméthrine et aux pyréthrines. Si les démangeaisons persistent une semaine après le traitement, un nouvel examen s’impose.

Dernières avancées scientifiques sur les morpions

2024 : une transmission à la fois sexuelle et familiale

Le groupe de travail sur les IST de l’Académie espagnole de dermatologie a publié des recommandations d’experts sur la gale et les morpions. Il souligne que ces deux parasitoses se propagent à la fois par voie sexuelle et au sein de la communauté, quel que soit leur mode de contamination initial, ce qui complique leur contrôle (Galván-Casas et al., Actas Dermo-Sifiliográficas). Ce que cela change pour vous : en cas de morpions, pensez aussi aux personnes qui partagent votre lit ou votre linge, et pas seulement à vos partenaires sexuels.

2025 : les morpions des cils, souvent pris pour une blépharite

Une revue systématique de 110 cas d’atteinte des cils montre que les démangeaisons sont le symptôme principal (81,7 %), que les deux yeux sont touchés dans 67 % des cas et qu’environ un tiers des patients ont d’abord reçu un mauvais diagnostic. Une conjonctivite est survenue dans 27,5 % des cas (Yuan et al., European Journal of Ophthalmology). Ce que cela change pour vous : des paupières qui grattent et ne guérissent pas avec les traitements habituels justifient un examen attentif des cils.

2026 : une étude française chez l’enfant

Neuf services de dermatologie et un cabinet libéral français ont analysé 20 cas d’atteinte des cils chez l’enfant entre 2005 et 2024. L’âge médian était de 3 ans, le cuir chevelu était aussi touché dans 55 % des cas, et un proche était infesté dans 63 % des cas. Aucun cas de violence sexuelle n’a été retrouvé, mais l’origine n’a pas toujours été recherchée (Damez et al., Journal of Pediatrics: Clinical Practice). Ce que cela change pour vous : chez un jeune enfant, la contamination vient le plus souvent de l’entourage, qu’il faut examiner et traiter en même temps.

2026 : à quoi ressemblent les morpions en France aujourd’hui ?

À l’hôpital Avicenne de Bobigny, 209 patients porteurs de poux ont été étudiés entre 2019 et 2023, dont 12 avec des morpions. Ces derniers concernaient des hommes dans 83,3 % des cas et des adultes dans 83,3 % des cas ; deux nourrissons avaient probablement été contaminés par leurs parents (Marteau et al., Parasite). Ce que cela change pour vous : les morpions restent présents en France et peuvent toucher toute la famille, y compris les tout-petits.

Questions fréquentes sur les morpions

Comment savoir si on a des morpions ?

Des démangeaisons du pubis, des points brun-rouille sur le slip, des taches bleutées sur le bas-ventre ou les cuisses et des lentes collées à la base des poils sont très évocateurs. Le médecin confirme le diagnostic en repérant les poux et les lentes, parfois à la loupe ou au dermatoscope.

Comment les morpions arrivent-ils ?

Ils se transmettent surtout lors d’un contact physique étroit, le plus souvent sexuel, même avec un préservatif. Plus rarement, ils passent par le linge, les serviettes ou la literie, où ils peuvent survivre environ 24 heures.

Est-ce grave d’avoir des morpions ?

Non : selon l’IUSTI, les morpions n’entraînent pas de complication à long terme. Ils sont surtout gênants à cause des démangeaisons. Comme d’autres IST sont fréquemment associées, la consultation est l’occasion d’un dépistage complet.

Quel traitement contre les morpions puis-je trouver en pharmacie sans ordonnance ?

La crème de perméthrine à 5 % (Topiscab) peut être délivrée sans ordonnance (Santé.fr) : commercialisée pour la gale, elle est aussi recommandée par la HAS contre les morpions. Des lotions à la diméticone sont également disponibles en pharmacie. Demandez conseil au pharmacien sur le temps de pose et n’oubliez pas la seconde application. L’ivermectine en comprimés relève d’un avis médical.

Comment se débarrasser définitivement des morpions ?

Il faut combiner deux applications du traitement à 7 à 10 jours d’intervalle, le traitement de toutes les zones poilues, le retrait des lentes, le lavage du linge à 60 °C et le traitement simultané des partenaires. Sans ces mesures, le risque de recontamination persiste.

Quel est le traitement naturel contre les morpions ?

Les recommandations de la HAS ne retiennent aucun remède naturel. Les traitements validés sont la perméthrine, la diméticone et, en cas d’échec, l’ivermectine. Le rasage des zones atteintes et le retrait des lentes à la pince complètent le traitement, mais ne le remplacent pas.

Comment identifier les poux du pubis chez la femme ?

Les signes sont les mêmes que chez l’homme : démangeaisons de la région génitale, points rouille sur la culotte, taches bleutées et lentes à la base des poils. Un médecin généraliste, un gynécologue ou un CeGIDD peut confirmer le diagnostic. Pendant la grossesse, un traitement local est privilégié.

Quel produit tue les morpions ?

La perméthrine tue les poux en tant qu’insecticide, tandis que la diméticone les asphyxie. L’ivermectine, prise par la bouche, est réservée aux échecs et aux formes étendues. La seconde application, 7 à 10 jours plus tard, élimine les poux sortis des lentes entre-temps.

Glossaire

  • Morpion : nom courant du pou du pubis, Pthirus pubis.
  • Phtiriase (ou pthirose) : infestation par le pou du pubis.
  • Lente : œuf du pou, collé à la base d’un poil.
  • Hématophage : qui se nourrit de sang.
  • Maculae caeruleae : petites taches bleutées laissées par les piqûres du pou.
  • Perméthrine : insecticide utilisé en crème contre la gale et les poux.
  • Diméticone : produit qui agit de façon mécanique en asphyxiant les poux.
  • Ivermectine : antiparasitaire pris en comprimés.
  • CeGIDD : centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des IST.

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Sources

Auteurs/autrices

  • AI DiagMe

    L'équipe AI DiagMe réunit médecins, spécialistes cliniques et éditeurs médicaux. Nos articles sont rédigés par des professionnels de la communication en santé puis révisés et validés par les médecins de notre comité scientifique, composé de praticiens hospitaliers en exercice dans des spécialités telles que l'hématologie, l'endocrinologie et la médecine générale. Chaque contenu s'appuie sur les directives cliniques en vigueur et les publications médicales évaluées par les pairs.

  • Dr. Claude Tchonko, médecin du comité scientifique d'AI DiagMe

    Dr Claude Tchonko est hématologue, en exercice depuis 2013, exerçant actuellement à la Clinique Mas de Rochet (Castelnau-le-Lez). Fort d'un parcours international, il est spécialisé dans la prise en charge des hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes), avec une expertise particulière dans les traitements par autogreffe de cellules souches, la thérapie CAR-T et l'optimisation des parcours de soins en onco-hématologie.

    Auteur d'un ouvrage de référence, « Les hémopathies lymphoïdes au Mali », il combine pratique clinique et participation active à des projets de développement de solutions technologiques en santé.

    Titulaire d'un Doctorat d'État en Médecine (Faculté de Médecine de Bamako, 2006), il a complété sa formation par un Certificat d'Études Spécialisées en Hématologie Bioclinique (Abidjan-Cocody, 2010) et plusieurs diplômes universitaires : DFMS d'Hématologie et DIU de Cytogénétique Onco-hématologique (Grenoble), ainsi qu'un DU sur le syndrome drépanocytaire majeur (UPEC).

  • Julien Priour, cofondateur et directeur général d'AI DiagMe

    Julien Priour est éditeur médical senior chez AI DiagMe, où il supervise la ligne éditoriale et le processus de vérification des faits. Diplômé de HEC Paris, il cumule 3 années d'expérience en édition santé et a été formé à la rédaction et publication scientifique par l'Institut de Recherche pour le Développement (FUN-MOOC, 2026). Il veille à ce que chaque article respecte les recommandations médicales en vigueur et soit relu et validé par un médecin du comité scientifique et éthique. Il définit les standards de sourcing (HAS, Ameli, INSERM…) et de relecture appliqués à l'ensemble du site.

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