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Condylomes : symptômes, lien avec le HPV et traitements

Table des matières

Condylome : illustration de verrues génitales liées au HPV

⚕️ Cet article est à visée informative et ne remplace pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin pour interpréter vos résultats.

De petites excroissances en forme de chou-fleur apparaissent sur la verge, la vulve ou autour de l’anus : c’est souvent ainsi que se découvre un condylome, aussi appelé verrue génitale. La Haute Autorité de santé (HAS) le présente comme l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente au monde. Il est dû à certains papillomavirus humains (HPV), surtout les types 6 et 11, responsables d’environ 90 % des verrues génitales. La lésion est bénigne, mais elle est contagieuse, gênante et récidive souvent. Cet article explique comment reconnaître un condylome, ce qui le relie au HPV, comment le médecin pose le diagnostic, quels traitements la HAS recommande depuis novembre 2024 et pourquoi la vaccination reste la meilleure protection.

Condylome : définition et lien avec le HPV

Un condylome est une verrue qui se forme sur la peau ou les muqueuses de la région génitale ou anale. L’Assurance maladie le classe parmi les infections sexuellement transmissibles (IST) : la lésion est bénigne mais récidive fréquemment. En France, la HAS cite une incidence de 528 cas pour 100 000 hommes âgés de 20 à 30 ans, et 23 027 nouveaux cas diagnostiqués en 2009.

Les verrues des mains et des pieds sont dues à d’autres types de HPV, surtout les types 1, 2 et 3.

Les HPV 6 et 11, principaux responsables

Les papillomavirus humains forment une grande famille de virus. Les condylomes sont liés aux types dits à faible risque oncogène, principalement les HPV 6 et 11. D’autres types, comme les HPV 16, 18, 31, 33, 35 et 45, sont à haut risque de cancer, selon la Société française de dermatologie (SFD). Ce ne sont pas eux qui provoquent les condylomes, mais le bilan d’une femme qui présente des lésions génitales comprend toujours un examen du col de l’utérus.

Comment se transmet l’infection ?

La contamination se fait surtout lors des rapports sexuels, par simple contact de peau à peau avec une zone infectée. Le virus peut aussi être transporté par des doigts souillés. Une femme enceinte peut transmettre le virus à son bébé lors de l’accouchement, ce qui peut provoquer des verrues dans la bouche du nourrisson (Santé.fr). Chez l’enfant, la HAS rappelle que la transmission est majoritairement non sexuelle : l’apparition de condylomes ne signifie pas forcément des violences sexuelles.

D’autres IST se transmettent aussi par simple contact rapproché, comme les morpions, ou poux du pubis.

Le préservatif reste essentiel, mais il ne protège pas totalement : les verrues peuvent siéger sur des zones qu’il ne couvre pas, comme le scrotum, les plis de l’aine ou le pourtour de l’anus.

Incubation : un délai très variable

Le délai entre la contamination et l’apparition des lésions est d’environ trois mois, mais il peut aller de trois semaines à plusieurs années (SFD). Il est donc souvent impossible de savoir quand, et par qui, le virus a été transmis. Un condylome qui apparaît au sein d’un couple stable ne signifie donc pas forcément une contamination récente.

Symptômes : à quoi ressemble un condylome ?

Les condylomes se présentent comme de petites excroissances, planes ou en relief, roses ou grises, parfois en forme de chou-fleur ou de « crête de coq ». Elles peuvent démanger ou saigner lors des rapports sexuels (Santé.fr). Elles passent parfois inaperçues lorsqu’elles sont planes ou internes (vagin, col, canal anal).

Les trois formes cliniques

  • Condylomes acuminés : les plus fréquents. Ce sont des végétations en relief, blanchâtres ou rosées, souvent multiples.
  • Condylomes papuleux : petites élevures, pigmentées ou non.
  • Condylomes plans : à peine visibles, ils sont parfois révélés par l’application d’acide acétique, sous forme de taches blanches.

Localisations chez l’homme

Chez l’homme non circoncis, les condylomes se logent surtout dans le sillon entre le gland et le prépuce, sur le gland, le frein ou à l’intérieur du prépuce. Chez l’homme circoncis, ils touchent plutôt le fourreau de la verge. Le méat urinaire ou l’urètre est atteint dans 20 à 25 % des cas. Le scrotum, les plis de l’aine et la région périanale peuvent aussi être concernés (SFD).

Localisations chez la femme

Chez la femme, les lésions apparaissent surtout à l’entrée du vagin, sur les grandes et petites lèvres ou le clitoris. Une atteinte du col ou du vagin est associée dans environ un tiers des cas, et une atteinte autour de l’anus dans 20 % des cas (SFD). Ces lésions internes ne se voient qu’à l’examen gynécologique.

Le condylome anal

Les condylomes de la marge anale sont plus fréquents chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, mais on les retrouve aussi chez environ 20 % des femmes atteintes de verrues génitales (SFD). La HAS demande un examen proctologique systématique et une anuscopie dès que la marge anale est atteinte, car des lésions peuvent se cacher dans le canal anal.

Diagnostic : comment le médecin confirme un condylome

Un examen clinique, le plus souvent suffisant

Le diagnostic est essentiellement clinique. Le médecin examine les lésions à l’œil nu ou à la loupe et les palpe pour vérifier qu’elles ne sont pas infiltrées. Le typage du virus n’est pas utile. Le test à l’acide acétique révèle les lésions planes, mais donne de nombreux faux positifs sur la vulve (SFD).

Quand faut-il une biopsie ?

Un petit prélèvement est indiqué en cas de doute avec une lésion précancéreuse ou cancéreuse, de lésion infiltrée, rouge ou blanche, ou de forme qui résiste au traitement. Il n’est pas nécessaire pour des verrues typiques en relief. Chez les personnes immunodéprimées, la HAS recommande une biopsie au moindre doute.

Le bilan qui accompagne le diagnostic

Une IST pouvant en cacher une autre, la SFD recommande un dépistage minimum : recherche de chlamydia par test d’amplification génique, sérologie de la syphilis, sérologie de l’hépatite B et dépistage du VIH. Le bilan local comprend :

  • un examen de la région périanale chez toute personne ayant des verrues génitales externes ;
  • un examen de l’intérieur de l’anus en cas de lésions périanales, de rapports anaux réceptifs ou d’immunodépression ;
  • une urétroscopie si la limite supérieure d’une lésion du méat n’est pas visible ou en cas de troubles urinaires ;
  • chez la femme, un examen gynécologique complet avec un spéculum. Le dépistage du col repose sur un frottis avant 30 ans et un test HPV après 30 ans (HAS).

Condylome et cancer : quel est le risque ?

Un condylome typique est une lésion bénigne, due à des HPV à faible risque oncogène. Selon Santé.fr, certaines souches de HPV peuvent provoquer des cancers du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus, du rectum et parfois du pénis ou de la gorge. Le tabac, l’âge, la pilule contraceptive et une immunité affaiblie augmentent ce risque.

Découvrir un condylome signale donc une exposition aux papillomavirus. C’est le bon moment pour vérifier que son dépistage du cancer du col est à jour. La vigilance doit être renforcée dans certaines situations :

  • immunodépression, dont l’infection par le VIH : la HAS signale un risque accru de carcinome épidermoïde et de lésions précancéreuses, et recommande un examen proctologique régulier ;
  • lésion infiltrée, rouge ou blanche, ou qui ne répond pas au traitement ;
  • lésions intra-anales ou du col, qui ne se voient pas sans examen.

Traitements des condylomes : ce que recommande la HAS

Le traitement détruit les lésions visibles, mais il n’élimine pas le virus : de nouvelles verrues peuvent apparaître dans les semaines ou les mois suivants (Santé.fr, Vidal). Le choix dépend du nombre, de la taille et de la localisation des lésions. La SFD propose la cryothérapie, l’imiquimod ou la podophyllotoxine pour les lésions limitées, et l’imiquimod ou une destruction physique pour les lésions nombreuses (plus de dix) ou étendues (plus de 1 cm²).

Les traitements de première intention

Les recommandations de la HAS du 14 novembre 2024 retiennent trois options de première ligne chez l’adulte immunocompétent :

TraitementQui l’applique ?ModalitésGrossesse
Cryothérapie (azote liquide)Le médecin, en consultationSéances espacées d’une semaine à un mois selon la cicatrisation ; douleurs et petites plaies fréquentesPossible (traitement physique)
Imiquimod 5 % (crème)Le patient, à domicileLe soir, 3 jours non consécutifs par semaine, laissé 6 à 10 heures puis rincé ; 16 semaines au maximumÀ éviter
Podophyllotoxine 0,5 % (solution)Le patient, à domicile2 fois par jour pendant 3 jours consécutifs, à répéter chaque semaine jusqu’à 5 semaines ; protéger la peau saineContre-indiquée

La cryothérapie peut être associée à l’imiquimod ou à la podophyllotoxine, débutés quelques jours après la séance. Avec l’imiquimod, la SFD rapporte une disparition des lésions chez 67 % des femmes.

Les traitements de deuxième intention

  • Électrochirurgie : après échec de la première ligne, ou d’emblée pour les verrues anales et périanales, sous anesthésie locale.
  • Chirurgie : pour les lésions volumineuses ou pour écarter un autre diagnostic.
  • Laser CO2 : très efficace, utile pour le canal anal, le vagin ou l’urètre, mais les récidives restent fréquentes.
  • Destruction suivie d’imiquimod : cette association réduit le risque de récidive.
  • Autres options : acide trichloracétique, 5-fluorouracile à 5 % pour les formes récurrentes, photothérapie dynamique.

Peut-on attendre sans traiter ?

Oui, dans certains cas. Selon la HAS, 30 à 70 % des condylomes disparaissent spontanément dans les quatre à six mois. L’abstention est surtout discutée chez l’enfant, où la guérison spontanée est fréquente, et chez la femme enceinte, avec l’obstétricien, selon la taille, le nombre et la localisation des lésions.

Grossesse et immunodépression

Pendant la grossesse, la HAS privilégie les traitements physiques (cryothérapie, laser, chirurgie) ou l’acide trichloracétique, qui n’est pas absorbé. La podophyllotoxine est contre-indiquée et l’imiquimod à éviter. Une césarienne préventive n’est à discuter que si les lésions obstruent la filière génitale. Chez les personnes immunodéprimées, les traitements sont les mêmes, avec un suivi proctologique et gynécologique régulier.

Récidives, vie sexuelle et partenaires

Pourquoi les condylomes reviennent

Les récidives touchent 30 à 60 % des patients selon les études : c’est le principal enjeu de la prise en charge (HAS). Tous les traitements échouent dans au moins 30 % des cas (SFD). Avec l’imiquimod, les récidives atteignent 13 % à trois mois et 23 % à six mois. Le traitement ne supprimant pas le virus, une nouvelle lésion ne traduit pas forcément une nouvelle contamination.

Préservatif et partenaire

Les lésions étant contagieuses, la SFD conseille le préservatif pendant toute la durée du traitement. Dans un couple stable, il peut être arrêté après environ trois mois de rémission, confirmée par deux examens normaux à trois mois d’intervalle. Le partenaire peut consulter pour un examen : chez l’homme, un examen à l’œil nu et à la loupe ; chez la femme, un examen gynécologique complet. Ce bilan est le plus souvent normal. La HAS prévoit une aide à l’information du partenaire.

La surveillance après traitement

La SFD recommande un contrôle clinique trois et six mois après la disparition des lésions. La HAS adapte le délai de réévaluation à chaque traitement : quatre à cinq semaines pour la podophyllotoxine, un mois après une électrochirurgie.

Prévention : la vaccination contre le HPV

Qui vacciner et quand ?

La vaccination contre les papillomavirus est recommandée aux filles et aux garçons dès 11 ans. Entre 11 et 14 ans, elle comporte deux doses à cinq mois d’intervalle. Un rattrapage en trois doses est possible de 15 à 26 ans révolus, pour les filles comme pour les garçons, depuis le 19 décembre 2025. Toute nouvelle vaccination utilise le Gardasil 9, efficace contre les condylomes dans les deux sexes (Vaccination Info Service). Depuis la rentrée 2023, elle est proposée gratuitement aux élèves de cinquième. Lors de la première campagne, environ 48 % des enfants de 12 ans ont reçu une première dose.

Et après un condylome ?

Le vaccin est inefficace contre une infection déjà présente : c’est pourquoi il est recommandé avant le début de la vie sexuelle (Santé.fr). Après un épisode de condylomes, la HAS ne recommande pas, à ce jour, la vaccination pour éviter les récidives, dans l’attente des résultats de l’essai CONDYVAC.

Dernières avancées scientifiques sur les condylomes

2024 : au Danemark et en Australie, les verrues génitales reculent nettement

Au Danemark, l’étude des registres nationaux de 2000 à 2022 montre une baisse annuelle de 13,7 % des verrues génitales chez les femmes et de 8,8 % chez les hommes après l’arrivée de la vaccination (Kaderly Rasmussen et al., Preventive Medicine). En Australie, où les filles sont vaccinées à l’école depuis 2007 et les garçons depuis 2013, les hospitalisations pour verrues ano-génitales ont chuté de 84,7 % chez les 10-19 ans, de 69,4 % chez les 20-29 ans et de 38,2 % chez les 30-39 ans (Rashid et al., Tropical Medicine and Infectious Disease). Ce que cela change pour vous : vacciner tôt protège efficacement contre les verrues génitales, et vacciner les garçons renforce encore le bénéfice.

2024 : quel traitement local coûte le moins cher en France ?

Une évaluation médico-économique menée du point de vue de l’Assurance maladie a comparé les traitements locaux des verrues ano-génitales externes. La podophyllotoxine en solution à 0,5 % est le moins coûteux, et la séquence la plus coût-efficace associe podophyllotoxine puis 5-fluorouracile en crème en cas d’échec. Les auteurs soulignent le risque de biais élevé des essais disponibles (Agbeci et al., Annales de dermatologie et de vénéréologie). Ce que cela change pour vous : un traitement simple, appliqué à domicile, est un premier choix raisonnable pour des lésions peu nombreuses, à discuter avec votre médecin.

2025 : un fardeau qui persiste à tout âge

Une revue systématique mondiale de 187 études menées dans 49 pays montre que l’incidence des verrues ano-génitales diminue à partir du milieu de la trentaine, mais reste notable à tous les âges. Plusieurs auteurs travaillent pour MSD, fabricant du vaccin (You et al., International Journal of Infectious Diseases). Ce que cela change pour vous : une verrue génitale peut apparaître à n’importe quel âge adulte, et toute lésion suspecte mérite un examen.

2026 : une synthèse mondiale confirme l’intérêt de la vaccination à l’école

Une revue de 63 études, dont 25 consacrées aux verrues génitales, observe des baisses de 60 à 90 % après l’introduction du vaccin. Les reculs les plus nets sont obtenus quand la couverture atteint au moins 70 % et que la vaccination a lieu avant les premiers rapports, généralement dans le cadre scolaire (Zeleke et al., Expert Review of Vaccines). Ce que cela change pour vous : accepter la vaccination proposée au collège protège votre enfant et contribue à faire reculer l’infection pour tous.

2026 : un retentissement sexuel sous-estimé chez l’homme

Dans une étude turque menée auprès de 150 hommes ayant des verrues génitales, 84,7 % présentaient une dysfonction érectile, d’intensité variable, mesurée par questionnaire. Il s’agit d’une étude transversale, menée dans un seul centre : elle ne prouve pas de lien de cause à effet (Şen et Kıraç, Healthcare). Ce que cela change pour vous : si les verrues pèsent sur votre vie sexuelle ou votre moral, parlez-en à votre médecin ; un accompagnement peut compléter le traitement des lésions.

Questions fréquentes sur les condylomes

Est-ce qu’un condylome peut disparaître tout seul ?

Oui. Selon la HAS, 30 à 70 % des condylomes disparaissent spontanément en quatre à six mois. Il est toutefois impossible de prévoir quelles lésions régresseront. En attendant, elles restent contagieuses et peuvent s’étendre : la décision de traiter ou d’attendre se prend avec le médecin.

Est-ce que les condylomes peuvent être cancéreux ?

Un condylome typique est bénin : il est dû à des HPV à faible risque oncogène, surtout les types 6 et 11. D’autres types de HPV, à haut risque, peuvent en revanche provoquer des cancers. Une lésion inhabituelle (infiltrée, rouge ou blanche, résistante au traitement) ou une immunodépression justifient une biopsie, et chez la femme le dépistage du cancer du col doit être à jour.

Comment guérir d’un condylome ?

Le médecin propose en première intention une cryothérapie, une crème à l’imiquimod ou une solution de podophyllotoxine. En cas d’échec, il peut recourir à l’électrochirurgie, au laser CO2 ou à la chirurgie. Ces traitements font disparaître les lésions, mais pas le virus : un suivi est nécessaire pour traiter rapidement une éventuelle récidive.

Est-ce qu’un condylome est grave ?

Dans la grande majorité des cas, non : l’Assurance maladie décrit les condylomes comme des lésions bénignes, mais qui récidivent fréquemment. Leur gravité tient surtout à la contagion, à la gêne et au retentissement sur la vie sexuelle. Une consultation reste nécessaire pour confirmer le diagnostic et dépister les autres IST.

Comment ai-je attrapé un condylome ?

Le plus souvent lors d’un rapport sexuel, par contact de peau à peau avec une zone infectée, même avec un préservatif si la lésion se trouve hors de la zone couverte. Comme l’incubation peut durer de trois semaines à plusieurs années, la contamination peut être ancienne. Chez l’enfant, la transmission est majoritairement non sexuelle.

Puis-je faire l’amour avec des condylomes ?

Les lésions sont contagieuses : la SFD conseille d’utiliser un préservatif pendant toute la durée du traitement, en sachant qu’il ne protège pas totalement. Les traitements irritent aussi souvent la peau (rougeurs, petites plaies), ce qui peut rendre les rapports douloureux. Informez votre partenaire, qui peut consulter pour un examen.

Quelle est la différence entre un condylome et une verrue ?

Un condylome est une verrue située dans la région génitale ou anale. Les verrues des mains, du visage ou des pieds sont généralement dues aux HPV de types 1, 2 et 3, et se transmettent par contact cutané ou via des surfaces contaminées. Les condylomes, dus surtout aux types 6 et 11, se transmettent essentiellement par voie sexuelle (Assurance maladie, Santé.fr).

Est-ce qu’un condylome reste à vie ?

Non, en général. Les lésions disparaissent spontanément ou grâce au traitement, et la SFD rapporte une élimination spontanée du virus dans plus de 90 % des infections à HPV en 24 mois. Le traitement n’élimine pas le virus lui-même, ce qui explique les récidives (30 à 60 % des cas). La SFD recommande un contrôle trois et six mois après la disparition des verrues.

Glossaire

  • Condylome : verrue de la région génitale ou anale, due à certains papillomavirus humains.
  • HPV (papillomavirus humain) : famille de virus qui infectent la peau et les muqueuses ; certains types donnent des verrues, d’autres peuvent provoquer des cancers.
  • HPV à faible risque oncogène : types de HPV, comme le 6 et le 11, à faible risque de cancer, responsables des verrues génitales.
  • Condylome acuminé : forme la plus fréquente, en relief, parfois en « crête de coq ».
  • Imiquimod : crème appliquée par le patient sur les verrues, trois soirs non consécutifs par semaine.
  • Podophyllotoxine : solution appliquée sur les lésions pour détruire les cellules infectées.
  • Cryothérapie : destruction des lésions par le froid, avec de l’azote liquide.
  • Anuscopie : examen de l’intérieur du canal anal à l’aide d’un petit tube.
  • Électrochirurgie : destruction des lésions par un courant électrique, sous anesthésie locale.

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Sources

Auteurs/autrices

  • AI DiagMe

    L'équipe AI DiagMe réunit médecins, spécialistes cliniques et éditeurs médicaux. Nos articles sont rédigés par des professionnels de la communication en santé puis révisés et validés par les médecins de notre comité scientifique, composé de praticiens hospitaliers en exercice dans des spécialités telles que l'hématologie, l'endocrinologie et la médecine générale. Chaque contenu s'appuie sur les directives cliniques en vigueur et les publications médicales évaluées par les pairs.

  • Dr. Claude Tchonko, médecin du comité scientifique d'AI DiagMe

    Dr Claude Tchonko est hématologue, en exercice depuis 2013, exerçant actuellement à la Clinique Mas de Rochet (Castelnau-le-Lez). Fort d'un parcours international, il est spécialisé dans la prise en charge des hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes), avec une expertise particulière dans les traitements par autogreffe de cellules souches, la thérapie CAR-T et l'optimisation des parcours de soins en onco-hématologie.

    Auteur d'un ouvrage de référence, « Les hémopathies lymphoïdes au Mali », il combine pratique clinique et participation active à des projets de développement de solutions technologiques en santé.

    Titulaire d'un Doctorat d'État en Médecine (Faculté de Médecine de Bamako, 2006), il a complété sa formation par un Certificat d'Études Spécialisées en Hématologie Bioclinique (Abidjan-Cocody, 2010) et plusieurs diplômes universitaires : DFMS d'Hématologie et DIU de Cytogénétique Onco-hématologique (Grenoble), ainsi qu'un DU sur le syndrome drépanocytaire majeur (UPEC).

  • Julien Priour, cofondateur et directeur général d'AI DiagMe

    Julien Priour est éditeur médical senior chez AI DiagMe, où il supervise la ligne éditoriale et le processus de vérification des faits. Diplômé de HEC Paris, il cumule 3 années d'expérience en édition santé et a été formé à la rédaction et publication scientifique par l'Institut de Recherche pour le Développement (FUN-MOOC, 2026). Il veille à ce que chaque article respecte les recommandations médicales en vigueur et soit relu et validé par un médecin du comité scientifique et éthique. Il définit les standards de sourcing (HAS, Ameli, INSERM…) et de relecture appliqués à l'ensemble du site.

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