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Cirrhose : symptômes, causes et stades

Table des matières

Illustration d'un foie schématique avec des zones cicatricielles, une prise de sang et un thermomètre

⚕️ Cet article est à visée informative et ne remplace pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin pour interpréter vos résultats.

Une fatigue qui s’installe, un appétit en baisse, parfois rien du tout pendant des années : la cirrhose est une maladie du foie qui se fait longtemps discrète. Elle correspond à un foie durci par des cicatrices (la fibrose) qui perturbent son fonctionnement. Tant que le foie « compense », les symptômes manquent souvent ; ils apparaissent surtout quand surviennent des complications comme un ventre gonflé de liquide, une jaunisse ou une confusion. Une cirrhose n’est pas une urgence en soi, mais certains signes, comme des vomissements de sang ou des selles noires, appellent le 15 sans attendre. Voici les symptômes, les causes, les stades, les analyses de sang utiles et ce que la recherche récente apporte.

Cirrhose : de quoi parle-t-on ?

Un foie remplacé peu à peu par du tissu cicatriciel

L’Inserm décrit la cirrhose comme le stade avancé d’une maladie du foie, causé par des années, souvent des décennies, d’inflammation chronique. Les cellules du foie (hépatocytes) meurent et sont remplacées par un tissu cicatriciel fibreux qui désorganise l’architecture de l’organe. Le foie perd alors une partie de ses fonctions : fabrication de protéines, stockage, élimination des toxines. L’AFEF précise que cette fibrose entoure des nodules de régénération.

Des chiffres qui montrent une maladie fréquente en France

Selon l’Inserm, environ 400 000 personnes seraient concernées en France et 10 000 à 15 000 décès par an y seraient associés. La Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE) évoque 15 000 décès par an, 150 à 200 nouvelles cirrhoses par million d’habitants chaque année, et classe la maladie parmi les premières causes de mortalité. Retenez surtout l’ordre de grandeur.

RepèreCe que disent les sources
Personnes concernées en FranceEnviron 400 000 (Inserm)
Décès liés à la maladie10 000 à 15 000 par an (Inserm) ; 15 000 par an (SNFGE)
Exposés à un facteur de risque qui développent une cirrhoseEnviron 20 % (Inserm)
Cancer du foie associéEnviron 3 % des personnes cirrhotiques par an (Inserm)
Suivi de basePrise de sang et échographie du foie tous les 6 mois (SNFGE, AFEF)

Cirrhose : quels sont les symptômes ?

Souvent aucun au début

Le Manuel MSD le rappelle : beaucoup de personnes n’ont aucun symptôme pendant plusieurs années. Quand il y en a, ils sont peu spécifiques : fatigue, malaise général, perte d’appétit, perte de poids. La SNFGE ajoute un foie dur et volumineux ou une grosse rate à l’examen, des signes sur la peau et parfois des troubles sexuels. Comme ces signes ressemblent à ceux de bien d’autres situations, le diagnostic est souvent tardif.

Les signes que le médecin repère sur la peau et le corps

Le Manuel MSD décrit plusieurs signes visibles, qui n’ont pas tous la même valeur et ne sont pas présents chez tout le monde :

  • rougeur de la paume des mains (érythrose palmaire) ;
  • petites varicosités en forme de toile d’araignée sur la peau (angiomes stellaires) ;
  • ongles très blancs (ongles de Terry) ;
  • petits dépôts jaunes de cholestérol sur les paupières (xanthélasmas) ;
  • rétraction des tendons de la main (maladie de Dupuytren) ;
  • chez l’homme, développement des seins (gynécomastie), atrophie testiculaire et diminution de la pilosité sous les aisselles.

Pris isolément, aucun de ces signes ne prouve une cirrhose. C’est leur association avec un contexte à risque (alcool, hépatite, diabète, surpoids) et avec des analyses anormales qui oriente le médecin.

Les symptômes de la cirrhose avancée

À un stade plus avancé, le Manuel MSD cite la jaunisse (peau et blanc des yeux jaunes, urines foncées), des selles pâles et grasses, des démangeaisons généralisées (voir notre fiche sur le prurit sans bouton) et un élargissement du bout des doigts. La SNFGE et l’AFEF décrivent la phase de décompensation : jaunisse, œdèmes des jambes, ascite (liquide dans le ventre) et encéphalopathie hépatique, c’est-à-dire des troubles de la mémoire ou de la concentration pouvant aller jusqu’à la confusion.

Cirrhose compensée ou décompensée : les stades

Le stade compensé : le foie « tient »

Le Collège national professionnel d’hépato-gastroentérologie (CNP HGE) distingue la cirrhose compensée, sans complication et souvent sans signe évocateur, et la cirrhose décompensée, marquée par l’apparition de complications. L’Inserm retient la même distinction : la cirrhose compensée ne donne pas de symptômes, la décompensation marque le moment où la maladie devient symptomatique.

Le stade décompensé : les complications

Les complications citées par le CNP HGE sont l’hémorragie digestive (souvent par rupture de varices de l’œsophage), l’ascite, l’encéphalopathie hépatique, les infections et le cancer primitif du foie. Elles tiennent en grande partie à l’hypertension portale : le sang circule mal dans un foie devenu rigide et des veines dilatées se forment. Selon l’Inserm, environ 30 % des personnes cirrhotiques développent une ascite.

Et les scores de gravité ?

Les médecins utilisent aussi des scores de gravité (Child-Pugh, MELD), calculés à partir de signes cliniques et d’analyses de sang ; c’est le médecin qui les établit.

Quand consulter ? Quand appeler le 15 ?

Consultez votre médecin sans urgence en cas de fatigue durable inexpliquée, de perte d’appétit ou de poids, de démangeaisons persistantes, d’une consommation d’alcool élevée ou d’un antécédent d’hépatite, de diabète ou de foie gras. Un bilan sanguin et une échographie suffisent souvent à orienter.

Appelez le 15 (SAMU) ou le 112 devant un vomissement de sang ou des selles noires et goudronneuses, qui peuvent traduire une hémorragie digestive, devant une confusion ou une somnolence inhabituelle chez une personne atteinte de maladie du foie, ou devant un ventre gonflé, douloureux, avec de la fièvre. Les personnes malentendantes peuvent joindre les secours par SMS au 114.

Causes et facteurs de risque de la cirrhose

L’alcool, les virus, le foie gras

La SNFGE et l’Inserm citent trois grandes causes : la consommation excessive d’alcool, les hépatites virales chroniques B et C, et le syndrome métabolique (surpoids, diabète, hypertension), responsable d’une stéatose hépatique inflammatoire appelée MASH (anciennement NASH). Selon l’Inserm, la MASH est en forte hausse. L’AFEF donne un repère pour l’alcool : plus de deux verres par jour pour une femme et plus de trois pour un homme. Voir aussi notre article sur le nombre de verres d’alcool par semaine.

Les virus restent une cause importante, mais l’Inserm note qu’ils conduisent moins souvent à la cirrhose lorsqu’ils sont pris en charge. Nos fiches hépatite B et hépatite C détaillent le dépistage et les traitements.

Les causes plus rares

La SNFGE mentionne aussi les maladies auto-immunes du foie, les maladies génétiques comme l’hémochromatose (surcharge en fer, voir les traitements de l’hémochromatose) ou la maladie de Wilson (surcharge en cuivre), et les maladies des voies biliaires comme la cholangite biliaire primitive. Le tabac aggrave le risque.

Comment fait-on le diagnostic d’une cirrhose ?

L’examen et les tests non invasifs

Le diagnostic est souvent posé au stade des complications, quand les signes cliniques sont évidents, indique le CNP HGE. En cas de cirrhose compensée, on s’appuie sur des tests non invasifs : tests sanguins de fibrose (FibroTest, FibroMètre, score Fib-4) et élastométrie (FibroScan), qui mesure la dureté du foie par une sonde posée sur la peau, sans douleur. Selon le CNP HGE, une élasticité supérieure à 15 kPa est très évocatrice de cirrhose. La biopsie du foie n’est nécessaire que si le doute persiste (Manuel MSD, SNFGE).

L’imagerie et l’endoscopie

L’échographie, le scanner ou l’IRM aident à voir l’aspect du foie et à rechercher une tumeur. Une endoscopie digestive haute (fibroscopie) cherche des varices de l’œsophage. Le CNP HGE la propose en cas d’élastométrie supérieure à 20 kPa ou de plaquettes inférieures à 150 000 par mm³. Les intervalles de surveillance varient selon les sources, de 1 à 3 ans selon l’état des varices (SNFGE, AFEF) à 2 à 3 ans (Manuel MSD) : votre hépatologue fixe le rythme qui vous correspond.

Cirrhose : quelles analyses de sang ?

La SNFGE cite parmi les analyses utiles les transaminases, les gamma-GT, les phosphatases alcalines, les plaquettes, l’albumine et la bilirubine. Aucun chiffre ne suffit à lui seul : un bilan hépatique peut être presque normal dans une cirrhose compensée. C’est l’ensemble, interprété avec l’examen et l’élastométrie, qui compte. Notre guide du bilan hépatique présente les marqueurs de base.

Transaminases et gamma-GT : l’état des cellules du foie

Les ASAT et les ALAT sont des enzymes libérées quand les cellules du foie sont abîmées ; les gamma-GT sont sensibles à l’alcool et aux voies biliaires. Dans une cirrhose ancienne, elles peuvent être normales ou modérément élevées : leur normalité ne rassure donc pas à elle seule. Voir aussi notre fiche sur les transaminases élevées.

Albumine : la protéine fabriquée par le foie

L’albumine est fabriquée par le foie ; son taux baisse quand la fonction de synthèse se dégrade. Une albumine basse n’est pas propre à la cirrhose (rein, dénutrition, inflammation en sont d’autres causes), mais associée à d’autres anomalies elle signale une atteinte plus sévère. Dans une analyse post hoc de l’essai ANSWER, chez 431 personnes cirrhotiques avec ascite, le bénéfice sur la survie d’un apport régulier d’albumine apparaissait surtout quand l’albumine de départ était basse (≤ 3,2 g/dL). Pour comprendre votre résultat, voir l’albumine dans l’analyse de sang.

TP et INR : la coagulation

Le foie fabrique la plupart des facteurs de coagulation. Un taux de prothrombine (TP) bas ou un INR élevé reflète donc une moindre capacité de synthèse du foie. Ces valeurs figurent dans le bilan de coagulation (bilan coagulation) et entrent dans le calcul des scores de gravité. Elles peuvent aussi être perturbées par un traitement anticoagulant ou une carence en vitamine K.

Bilirubine et plaquettes

La bilirubine élevée donne la jaunisse. Les plaquettes baissent souvent quand la rate grossit sous l’effet de l’hypertension portale, et un taux inférieur à 150 000 par mm³ oriente vers la recherche de varices (CNP HGE). Enfin, le dosage de l’alpha-fœtoprotéine accompagne l’échographie dans la surveillance du cancer du foie (CNP HGE).

Quels sont les traitements de la cirrhose ?

Traiter la cause du mal

La SNFGE est claire : il n’existe pas de traitement spécifique de la cirrhose elle-même. La prise en charge repose sur la suppression de la cause : antiviraux pour les hépatites B, C et D, arrêt total de l’alcool avec un accompagnement en addictologie si besoin, arrêt du tabac, contrôle du poids, de la tension et du diabète. L’Inserm indique que la régression est possible si le facteur causal disparaît, surtout en phase compensée.

Prévenir et traiter les complications

Les mesures décrites par la SNFGE et le CNP HGE incluent les bêtabloquants ou la ligature des varices pour réduire le risque de saignement, les diurétiques et un régime pauvre en sel pour l’ascite (ponctions d’ascite avec perfusion d’albumine si besoin), le lactulose ou la rifaximine contre l’encéphalopathie, et des antibiotiques pour les infections. Certains médicaments sont déconseillés dans la cirrhose : demandez toujours l’avis du médecin avant d’en prendre un.

La greffe de foie

Selon l’Inserm, la greffe est le seul traitement curatif de la cirrhose. Environ 1 200 greffes de foie sont réalisées chaque année en France, avec une survie à cinq ans supérieure à 80 %. L’accès se décide selon la gravité, évaluée en particulier par le score MELD.

Vaccins et suivi

La SNFGE et le CNP HGE recommandent la vaccination contre la grippe, le pneumocoque et les hépatites A et B (en l’absence de marqueurs d’exposition). La cirrhose relève de l’ALD n° 6 de la Haute Autorité de santé (HAS), qui a publié un guide pour les patients.

Le foie peut-il se régénérer après une cirrhose ?

Le foie a de vraies capacités de régénération, mais les cicatrices épaisses de la cirrhose ne disparaissent pas toujours. Le Manuel MSD précise que la cirrhose est parfois réversible, mais que le foie reste presque toujours lésé de façon irréversible. L’Inserm indique que la régression est possible quand la cause disparaît, surtout en phase compensée.

Une notion récente, la « recompensation », décrit la situation où une personne qui avait décompensé retrouve un état stable : abstinence, fonction du foie améliorée, plus d’ascite ni d’encéphalopathie sous traitement, plus de saignement. Dans une étude multicentrique de 633 personnes ayant une cirrhose alcoolique décompensée, 31,1 % ont atteint la recompensation. Elle était plus fréquente quand l’arrêt de l’alcool était précoce (Hofer et coll., 2026).

Espérance de vie : peut-on vivre longtemps avec une cirrhose ?

Il est impossible de donner un chiffre valable pour tous, car tout dépend du stade, de la cause, de son traitement et de l’âge. Le Manuel MSD note qu’une complication grave (hémorragie digestive, ascite importante, atteinte cérébrale) aggrave nettement le pronostic, et que l’arrêt de l’alcool freine la progression. La greffe, quand elle est possible, offre une survie à cinq ans supérieure à 80 % (Inserm).

La cirrhose est-elle un cancer ?

Non. La cirrhose est une maladie chronique du foie ; ce n’est pas un cancer. En revanche, elle augmente le risque de carcinome hépatocellulaire, le principal cancer du foie : l’Inserm évalue ce risque à environ 3 % par an chez les personnes cirrhotiques. C’est pourquoi une échographie, avec ou sans dosage de l’alpha-fœtoprotéine, est proposée tous les 6 mois (CNP HGE, Manuel MSD).

Vivre avec une cirrhose : alcool, alimentation, quotidien

L’alcool : arrêt total

L’AFEF recommande l’arrêt total de l’alcool, avec une prise en charge en addictologie si nécessaire.

Alimentation et médicaments

Il n’existe pas de « régime anti-cirrhose » universel. Un régime pauvre en sel est utile en cas d’ascite (Inserm). L’AFEF cite aussi quelques précautions pratiques, comme éviter les coquillages crus en été, et rappelle le contrôle régulier des médicaments pris. Un avis diététique personnalisé est préférable, surtout si l’appétit baisse ou si le poids fond.

Dernières avancées scientifiques sur la cirrhose

2026 : l’abstinence permet parfois de « recompenser » le foie

Une étude multicentrique de 17 centres a suivi 633 personnes atteintes de cirrhose alcoolique décompensée. La recompensation, définie par les critères du consensus Baveno VII, est survenue chez 31,1 % d’entre elles, avec une incidence cumulée de 12,3 % à un an, 23,4 % à deux ans et 33,8 % à cinq ans. Aucune personne recompensée et restée abstinente n’est morte d’une cause liée au foie ni n’a développé de cancer du foie pendant le suivi (Hofer et coll., Journal of Hepatology, 2026). Il s’agit d’une étude d’observation : elle montre une association, pas une preuve de causalité.

2026 : Baveno VIII, une prise en charge plus précoce et individualisée

Les conférences de consensus Baveno sur l’hypertension portale déplacent l’attention du traitement des complications vers la prévention. Une synthèse publiée en octobre 2026 (Téllez et coll.) rappelle que, dans la cirrhose compensée, la prévention de la première décompensation repose sur le traitement de la cause et sur le carvedilol (un bêtabloquant) chez les personnes ayant une hypertension portale cliniquement significative.

2026 : l’albumine au long cours, pour qui ?

L’essai ANSWER avait suggéré qu’un apport régulier d’albumine améliore la survie chez des personnes avec ascite. Une analyse post hoc publiée en 2026 sur 431 personnes (Pompili et coll.) indique que le bénéfice sur la survie à 18 mois est net quand l’albumine de départ est inférieure ou égale à 3,2 g/dL (HR 0,47), mais pas démontré au-dessus.

Essais en cours dans la cirrhose liée à la MASH

Plusieurs essais de phase 3 testent des médicaments chez des personnes ayant une cirrhose compensée liée à la MASH. L’essai MAESTRO-NASH OUTCOMES (NCT05500222, resmetirom, 845 personnes) ne recrute plus et prévoit la fin de la collecte des données principales en décembre 2026. L’essai de phase 3 du survodutide (NCT06632457, 1 590 personnes) est en cours de recrutement. Une revue de 2026 (Patil et coll.) en tire les leçons. Ce sont des recherches en cours : aucun résultat ne permet pour l’instant d’affirmer qu’un de ces médicaments améliore l’évolution d’une cirrhose. Selon l’Inserm, le resmetirom a été autorisé en France en février 2026 pour la MASH, mais cela ne confirme pas d’effet direct sur la cirrhose elle-même.

Questions fréquentes sur la cirrhose

La cirrhose est-elle héréditaire ?

Non, mais certaines maladies génétiques du foie, comme l’hémochromatose, peuvent y mener (SNFGE).

Peut-on avoir une cirrhose sans boire d’alcool ?

Oui. Les hépatites virales, le surpoids et le diabète (MASH), les maladies auto-immunes, génétiques ou biliaires sont d’autres causes (SNFGE, Inserm). L’AFEF insiste sur le fait que l’alcool n’est pas le seul facteur.

À quelle fréquence faut-il se faire surveiller ?

Pour les personnes cirrhotiques, la SNFGE et l’AFEF recommandent une prise de sang et une échographie abdominale tous les 6 mois, et une endoscopie tous les 1 à 3 ans selon les varices. Votre médecin adapte ce calendrier.

Une prise de sang normale exclut-elle une cirrhose ?

Non. Dans une cirrhose compensée, les analyses de base peuvent être peu perturbées. Le médecin s’appuie alors sur des tests de fibrose, l’élastométrie et l’échographie (CNP HGE).

Glossaire

  • Ascite : accumulation de liquide dans l’abdomen.
  • Cirrhose décompensée : cirrhose avec complications (ascite, jaunisse, saignement, encéphalopathie).
  • Encéphalopathie hépatique : troubles de l’attention, de la mémoire ou de la conscience dus à un foie qui n’élimine plus les toxines.
  • Hypertension portale : pression trop élevée dans la veine porte, qui amène le sang au foie.
  • MASH : stéatohépatite associée à un dysfonctionnement métabolique (anciennement NASH).
  • Varices œsophagiennes : veines dilatées de l’œsophage qui peuvent saigner.

Décryptez votre bilan en entier

Si votre médecin suit votre foie, vos résultats se lisent ensemble : les ASAT et ALAT, les gamma-GT, la bilirubine, l’albumine, le taux de prothrombine et les plaquettes. Un chiffre isolé ne permet jamais de conclure à une cirrhose ou de l’écarter : seul le médecin, avec l’examen et l’imagerie, pose le diagnostic.

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Sources

Auteurs/autrices

  • AI DiagMe

    L'équipe AI DiagMe réunit médecins, spécialistes cliniques et éditeurs médicaux. Nos articles sont rédigés par des professionnels de la communication en santé puis révisés et validés par les médecins de notre comité scientifique, composé de praticiens hospitaliers en exercice dans des spécialités telles que l'hématologie, l'endocrinologie et la médecine générale. Chaque contenu s'appuie sur les directives cliniques en vigueur et les publications médicales évaluées par les pairs.

  • Dr. Claude Tchonko, médecin du comité scientifique d'AI DiagMe

    Dr Claude Tchonko est hématologue, en exercice depuis 2013, exerçant actuellement à la Clinique Mas de Rochet (Castelnau-le-Lez). Fort d'un parcours international, il est spécialisé dans la prise en charge des hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes), avec une expertise particulière dans les traitements par autogreffe de cellules souches, la thérapie CAR-T et l'optimisation des parcours de soins en onco-hématologie.

    Auteur d'un ouvrage de référence, « Les hémopathies lymphoïdes au Mali », il combine pratique clinique et participation active à des projets de développement de solutions technologiques en santé.

    Titulaire d'un Doctorat d'État en Médecine (Faculté de Médecine de Bamako, 2006), il a complété sa formation par un Certificat d'Études Spécialisées en Hématologie Bioclinique (Abidjan-Cocody, 2010) et plusieurs diplômes universitaires : DFMS d'Hématologie et DIU de Cytogénétique Onco-hématologique (Grenoble), ainsi qu'un DU sur le syndrome drépanocytaire majeur (UPEC).

  • Julien Priour, cofondateur et directeur général d'AI DiagMe

    Julien Priour est éditeur médical senior chez AI DiagMe, où il supervise la ligne éditoriale et le processus de vérification des faits. Diplômé de HEC Paris, il cumule 3 années d'expérience en édition santé et a été formé à la rédaction et publication scientifique par l'Institut de Recherche pour le Développement (FUN-MOOC, 2026). Il veille à ce que chaque article respecte les recommandations médicales en vigueur et soit relu et validé par un médecin du comité scientifique et éthique. Il définit les standards de sourcing (HAS, Ameli, INSERM…) et de relecture appliqués à l'ensemble du site.

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