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Gastro-entérite : durée, contagion et que manger

Table des matières

Illustration d'un verre d'eau, d'un sachet de réhydratation, de riz, de banane, de carottes, d'un thermomètre et d'un savon

⚕️ Cet article est à visée informative et ne remplace pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin pour interpréter vos résultats.

Des vomissements qui commencent en pleine nuit, une diarrhée qui s’installe, un ventre qui se tord, et la question qui suit toujours : combien de temps cela va-t-il durer, et ai-je contaminé toute la famille ? La gastro-entérite aiguë est presque toujours une infection virale qui guérit seule en quelques jours. Son vrai risque est la déshydratation, surtout chez le nourrisson, le jeune enfant et la personne âgée. Les bons gestes sont simples : boire souvent et par petites quantités, se laver les mains au savon, et savoir reconnaître les signes qui demandent un avis médical rapide.

Gastro-entérite : de quoi parle-t-on ?

Une inflammation de l’estomac et de l’intestin

Santé.fr définit la gastro-entérite aiguë comme une inflammation du tube digestif (estomac et intestins), le plus souvent d’origine virale, plus rarement bactérienne ou parasitaire. Elle associe diarrhée, vomissements, nausées et douleurs du ventre. Le risque principal est la déshydratation, plus grave chez les jeunes enfants et les personnes âgées (Manuel MSD).

Une maladie très fréquente en France

Santé.fr évoque environ 20 millions d’épisodes de « gastro » par an en France. Santé publique France mentionne plus de 21 millions d’épisodes de gastro-entérites aiguës virales par an (étude en population générale menée entre mai 2009 et avril 2010) et, chaque hiver, 1,4 à 4,0 millions de consultations en médecine générale d’après le réseau Sentinelles. Les cas augmentent chaque année de décembre à avril, avec un pic souvent observé dans les deux premières semaines de janvier.

RepèreCe que disent les sources
Cause la plus fréquenteVirus : norovirus et rotavirus surtout (Santé.fr)
Incubation24 à 72 heures (Santé publique France)
Durée habituelleVomissements moins de 24 h, fièvre 2 à 3 jours, diarrhée 3 à 4 jours (Santé.fr)
TransmissionMains, surfaces, aliments et boissons contaminés (Santé.fr, Santé publique France)
Complication principaleDéshydratation (Santé publique France, Manuel MSD)
AntibiotiquesInutiles dans la grande majorité des cas, car l’infection est virale (Santé.fr)

Symptômes de la gastro-entérite : à quoi ça ressemble ?

Les signes les plus courants

Selon le Manuel MSD, la diarrhée est le symptôme le plus fréquent. Elle s’accompagne de nausées, de vomissements, de crampes et de douleurs abdominales, d’une perte d’appétit, parfois de fièvre, de malaise et de fatigue. Les virus provoquent surtout des diarrhées aqueuses.

Quand on soupçonne une cause bactérienne ou parasitaire

Les formes bactériennes sont souvent plus sévères, avec une fièvre et des diarrhées importantes, parfois sanglantes ou glaireuses (Santé.fr). Elles surviennent surtout après un voyage ou après la consommation d’eau ou d’aliments contaminés. Une diarrhée qui dure ou qui revient fait l’objet de notre fiche sur la diarrhée persistante.

Combien de temps dure une gastro-entérite ?

Les repères de Santé.fr

Santé.fr indique que les vomissements durent en général moins de 24 heures, la fièvre 2 à 3 jours et la diarrhée 3 à 4 jours. Si la diarrhée ou les vomissements durent plus de 2 jours, Santé.fr recommande de consulter.

La durée dépend du microbe

Le Manuel MSD donne des durées selon l’agent : 1 à 3 jours pour le norovirus, 2 à 7 jours pour l’astrovirus, au moins 10 jours pour l’adénovirus, environ une semaine pour Campylobacter, 1 à 2 semaines pour Cryptosporidium.

La gastro-entérite est-elle contagieuse, et pendant combien de temps ?

Comment le virus passe d’une personne à l’autre

Oui. Santé.fr explique que le virus se transmet d’une personne à l’autre par les mains, par les surfaces contaminées ou par les aliments et boissons contaminés. Pour Santé publique France, les mains sont le principal vecteur, et les norovirus peuvent aussi se transmettre par l’eau ou par des aliments crus ou peu cuits (huîtres, fruits rouges). Les virus persistent sur les surfaces, surtout dans les collectivités (hôpitaux, maisons de retraite, centres de vacances).

Combien de temps reste-t-on contagieux ?

Aucune des pages officielles françaises consultées ne chiffre la durée de contagion. Dans un essai où des volontaires avaient été infectés par un norovirus, la maladie durait 1 à 2 jours, mais le virus restait détectable par PCR dans les selles pendant une médiane de 28 jours (de 13 à 56 jours) ; par une technique moins sensible, la durée médiane était de 7 jours (Atmar et coll., 2008). Chez 173 enfants canadiens vus aux urgences, le norovirus était encore détecté au 28e jour chez 70 % des enfants testés, contre 52,4 % pour le rotavirus (Qiu et coll., 2023).

Le virus peut donc être présent bien après la fin des symptômes, mais les auteurs de 2008 précisent que son infectiosité reste à mesurer. En pratique, on continue à bien se laver les mains même quand on se sent guéri.

Les gestes qui limitent la contagion

  • Se laver les mains à l’eau et au savon, pendant au moins 30 secondes selon Santé.fr (20 secondes selon le Manuel MSD), après les selles, les changes de couches et avant de manipuler des aliments.
  • Éviter les contacts rapprochés et ne pas partager couverts et verres (Santé.fr).
  • Nettoyer les surfaces souillées (Santé.fr).
  • Garder à la maison l’enfant qui a la diarrhée : le Manuel MSD indique que les enfants malades doivent être exclus de la garderie tant qu’ils ont des symptômes.
  • Éviter de se baigner pendant une diarrhée (Manuel MSD).

Causes de la gastro-entérite : virus, bactéries, aliments

Les virus, premiers responsables

Le Manuel MSD cite le norovirus, le rotavirus, l’astrovirus et l’adénovirus entérique. Les rotavirus touchent surtout les enfants de moins de 5 ans (Santé publique France). Dans une revue allemande consacrée à l’enfant, les virus étaient en cause dans l’essentiel des cas hospitalisés : rotavirus 47 %, norovirus 29 %, adénovirus 14 % (Posovszky et coll., 2020). Ces proportions viennent d’Allemagne et ne se transposent pas telles quelles.

Bactéries, parasites et toxines

Parmi les bactéries : Campylobacter, Salmonella, Shigella, E. coli ; parmi les parasites : Giardia, Cryptosporidium (Manuel MSD). Certaines bactéries agissent par les toxines qu’elles produisent dans les aliments : Staphylococcus aureus, Bacillus cereus, Clostridium perfringens. Sur ce dernier point, voir notre fiche sur le staphylocoque doré.

Quand consulter, quand appeler le 15 ?

Consulter un médecin

D’après Santé.fr, il faut consulter si l’on revient d’un pays tropical, si la diarrhée ou les vomissements durent plus de 2 jours, si la fièvre dépasse 38,5 °C, ou si les selles contiennent du sang ou des glaires. Il faut consulter dans la journée si l’on a plus de 75 ans, une maladie chronique ou un système immunitaire affaibli, si l’on ne peut plus boire, ou en cas de forte fièvre, de grande fatigue ou d’amaigrissement rapide.

Appeler le 15 ou le 112

Santé.fr indique d’appeler le 15 ou le 112 en cas de signes de déshydratation : confusion, pâleur, langue sèche, urines rares. Une personne sourde ou malentendante peut joindre les secours par SMS au 114.

Gastro-entérite chez l’enfant et le nourrisson

Pourquoi les petits sont plus fragiles

Les jeunes enfants et les personnes âgées sont les plus exposés à la déshydratation (Santé publique France). Chez les moins de 5 ans, et surtout avant 6 mois, Santé.fr insiste sur les solutés de réhydratation orale.

Quand l’emmener aux urgences

Le CHU de Nantes liste les signes qui justifient les urgences : enfant peu réactif, mou ou somnolent ; grande soif malgré la solution de réhydratation ; yeux cernés ou creusés, pâleur ; respiration difficile ou gémissements ; vomissements persistants malgré la solution, ou impossibilité de la boire même en petites quantités ; absence d’urine depuis plus de 8 heures ou moins de 4 couches mouillées en 24 heures ; vomissements verts ; sang dans les selles. Le GFHGNP (2024) ajoute, parmi les motifs d’hospitalisation, les troubles neurologiques, les vomissements incoercibles ou bilieux et l’échec de la réhydratation orale.

Allaitement et biberon pendant la gastro

Pour le nourrisson allaité, l’allaitement se poursuit, en complément de la solution de réhydratation (GFHGNP, CHU de Nantes, Santé.fr). Pour le nourrisson nourri au lait infantile, le GFHGNP recommande une réalimentation précoce avec la formule habituelle ; un lait sans lactose est réservé aux diarrhées prolongées ou sévères nécessitant une hospitalisation. Santé.fr décrit une consigne un peu différente (arrêt de l’alimentation 4 à 6 heures, hors hydratation, chez l’enfant non allaité) : suivez l’avis du médecin. Notre fiche sur la bronchiolite du bébé détaille d’autres signes d’alerte chez le nourrisson en hiver.

Déshydratation et solution de réhydratation orale : le geste clé

Qu’est-ce qu’une solution de réhydratation orale ?

Les solutés de réhydratation orale (SRO) sont des sachets en pharmacie, disponibles sans ordonnance, dont la composition en eau, en sel et en sucre est étudiée pour compenser les pertes (Santé.fr). Le GFHGNP les place en traitement de première intention, proposés « à volonté » pour prévenir la déshydratation, avec un remboursement jusqu’à 5 ans. Une fois préparée, la solution se conserve 24 heures au réfrigérateur. Il faut respecter la notice du sachet : le CHU de Nantes précise que l’eau pure, l’eau sucrée et les sodas ne conviennent pas aux nourrissons.

Comment la donner

Selon le CHU de Nantes, on propose la solution souvent, plusieurs fois par heure au début, en petites quantités, et bien fraîche si l’enfant vomit. Ensuite, on le laisse boire selon sa soif pendant toute la durée de la diarrhée. S’il refuse, on continue à la proposer régulièrement.

Ce que disent les essais : la voie orale suffit le plus souvent

Une revue Cochrane a rassemblé 17 essais (1 811 enfants) comparant la réhydratation par la bouche et par perfusion. L’échec de la voie orale s’observait chez 4 % des enfants (pour 25 enfants traités par voie orale, un nécessitait finalement une perfusion), les séjours à l’hôpital étaient plus courts avec la voie orale (1,2 jour de moins en moyenne), et avec les solutions à faible osmolarité recommandées par l’OMS la différence avec la perfusion n’était pas significative (Hartling et coll., 2006). Une revue de 2020 rappelle que, chez l’enfant qui vomit ou refuse la solution, l’administration continue par une sonde dans le nez (nasogastrique) est aussi efficace que la perfusion (Posovszky et coll.). Ces essais sont de qualité variable.

Que manger et que boire en cas de gastro-entérite ?

Boire d’abord, manger selon l’appétit

Santé.fr indique que, selon l’appétit, on peut manger du riz, des carottes, des pommes, des bananes ou des pâtes. Le CHU de Nantes cite, pour l’enfant qui mange de tout, la compote de pomme ou de banane, les pâtes, le riz, la semoule, les pommes de terre, le yaourt, et le jus de pomme dilué de moitié. Pour l’enfant, le GFHGNP précise qu’aucun régime antidiarrhéique n’est validé.

Ce qu’il vaut mieux éviter

Santé.fr conseille d’éviter temporairement le lait et les produits laitiers (hors lait infantile et allaitement). Sodas et eau sucrée ne conviennent pas au nourrisson (CHU de Nantes).

Diagnostic : faut-il faire des analyses ?

Le plus souvent, l’examen suffit

Le Manuel MSD explique que le diagnostic repose en général sur les symptômes, l’examen clinique et l’histoire de la personne (contacts, aliments, voyage, médicaments). Chez l’enfant, le médecin évalue la déshydratation à l’aide de signes cliniques : le GFHGNP cite le score de Guarino, fondé sur l’apparence générale, les yeux, les muqueuses et les larmes.

Analyse de selles et prise de sang

Des analyses de selles sont faites si les symptômes sont sévères ou durent plus de 48 heures, et des analyses de sang peuvent être nécessaires dans les formes graves (Manuel MSD). La prise de sang sert alors à vérifier le retentissement de la déshydratation, par exemple avec un ionogramme sanguin (sels minéraux) et la créatinine (fonction des reins). Voir aussi notre article sur la déshydratation et la tension artérielle. Ces examens ne sont pas utiles dans une gastro banale.

Traitements : ce qui aide, ce qu’il vaut mieux éviter

Repos et réhydratation d’abord

Le traitement principal est le repos et la réhydratation, la perfusion étant réservée à la déshydratation sévère (Manuel MSD). Les antibiotiques ne sont pas utilisés dans la majorité des cas, car l’infection est virale (Santé.fr). Ils sont indispensables dans certaines formes : shigellose, salmonellose majeure ou giardiase (GFHGNP), ainsi que pour certaines bactéries comme Campylobacter, Shigella, Vibrio ou C. difficile (Manuel MSD), sur décision du médecin.

Médicaments contre les vomissements ou la diarrhée

Santé.fr précise que les antiémétiques et les antidiarrhéiques ne doivent être pris qu’après avis d’un professionnel de santé, et que les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène sont déconseillés. Le GFHGNP juge l’intérêt du racécadotril limité et ne le recommande pas en routine ; il écarte le lopéramide chez l’enfant, les smectites avant 2 ans (présence de plomb dans l’argile) et les antiseptiques intestinaux. Pour les vomissements importants, il décrit l’ondansétron comme le traitement de choix aux urgences ou à l’hôpital, hors autorisation de mise sur le marché dans cette indication, et aucun antiémétique n’est utilisé en ville. Une méta-analyse de 24 essais (3 482 enfants) va dans le même sens : l’ondansétron est le seul antiémétique à avoir réduit l’arrêt des vomissements, les hospitalisations et le recours à la perfusion (Niño-Serna et coll., Pediatrics, 2020). Aucune dose n’est donnée ici : elle relève du médecin.

Prévention : lavage des mains et vaccin contre le rotavirus

Le vaccin contre le rotavirus

La Haute Autorité de santé a recommandé en juillet 2022 la vaccination de tous les nourrissons de 6 semaines à 6 mois. Deux vaccins buvables existent (Rotarix et RotaTeq), à compléter avant 6 mois pour le premier et avant 8 mois pour le second. Selon la HAS, le rotavirus cause chaque hiver en France environ 20 000 hospitalisations, et les hospitalisations baissent de 65 à 84 % dans les pays où plus de 80 % des nourrissons sont vaccinés. Le vaccin ne protège pas contre les gastro-entérites dues à d’autres agents que le rotavirus (Santé.fr).

La HAS signale un surrisque d’invagination intestinale (une portion d’intestin qui se replie sur elle-même) pouvant aller jusqu’à 6 cas pour 100 000 enfants dans les 7 jours suivant la vaccination. Les parents doivent connaître les signes d’alerte : pleurs inhabituels, refus de boire, vomissements, pâleur, sang dans les selles (HAS, GFHGNP).

Dernières avancées scientifiques sur la gastro-entérite

2025 : réhydrater par perfusion les enfants très dénutris ?

Publié dans le New England Journal of Medicine en juin 2025, l’essai GASTROSAM a inclus 272 enfants de 6 mois à 12 ans atteints de malnutrition aiguë sévère avec gastro-entérite et déshydratation, dans quatre pays d’Afrique. À 96 heures, la mortalité (8 % contre 7 %) ne différait pas entre voie orale et perfusion (Maitland et coll.). Ce résultat concerne des enfants dénutris dans des pays à ressources limitées, et ne change pas les consignes pour un enfant en bonne santé en France.

2026 : un nouveau norovirus et ce que l’on sait de sa gravité

En 2024, une nouvelle variante de norovirus (GII.17) est devenue le génotype dominant détecté en Europe. Une étude de PLoS Pathogens (août 2026) indique qu’elle échappe en partie à l’immunité existante (van der Krieken et coll.). En Angleterre, où l’incidence du norovirus a augmenté entre 2022 et 2025, une analyse de données nationales publiée dans Emerging Infectious Diseases en 2026 a trouvé que l’âge et le lieu de soins, mais pas le génotype, étaient associés au risque de décès (Tang et coll.).

2024-2027 : des vaccins contre le norovirus à l’essai

Un essai de phase 3 de la société Moderna (NCT06592794), débuté en septembre 2024 chez plus de 37 000 adultes, évalue un vaccin à ARN messager contre la gastro-entérite à norovirus ; il est en cours, ses résultats ne sont pas publiés et la fin de l’inclusion est prévue en 2027. Une modélisation publiée en 2026 pour l’Angleterre estime qu’une vaccination des jeunes enfants et des adultes de 65 ans et plus serait rentable seulement si l’on compte les atteintes rénales graves liées au norovirus (Bolt et coll.). Il s’agit d’un modèle, pas d’un résultat chez des patients.

Questions fréquentes sur la gastro-entérite

Que ne faut-il pas manger quand on a la gastro ?

Santé.fr conseille d’éviter temporairement le lait et les produits laitiers. Chez le nourrisson, l’eau pure, l’eau sucrée et les sodas ne conviennent pas (CHU de Nantes).

Peut-on reprendre le travail ou l’école dès que les vomissements s’arrêtent ?

Les sources officielles consultées ne fixent pas de délai. Le Manuel MSD recommande d’écarter de la collectivité l’enfant qui a des symptômes. Comme le virus peut rester dans les selles après la guérison, le lavage des mains reste essentiel (Atmar et coll., 2008).

Le vaccin contre le rotavirus protège-t-il de toutes les gastros ?

Non, il ne protège que contre le rotavirus, pas contre le norovirus ni les autres causes (Santé.fr, HAS).

Faut-il prendre un antibiotique ?

Non dans la grande majorité des cas, car l’infection est le plus souvent virale (Santé.fr).

Combien de temps dure la période d’incubation ?

De 24 à 72 heures pour les gastro-entérites virales (Santé publique France).

Glossaire

  • Adénovirus : virus responsable de gastro-entérites, d’infections respiratoires et d’autres atteintes.
  • Déshydratation : perte excessive d’eau et de sels minéraux par le corps.
  • Invagination intestinale : repli d’une portion d’intestin sur elle-même, rare, qui demande une prise en charge urgente.
  • Norovirus : virus très répandu, une des premières causes de gastro-entérite.
  • PCR : technique qui détecte le matériel génétique d’un virus ou d’une bactérie.
  • Rotavirus : virus qui touche surtout les enfants de moins de 5 ans, contre lequel un vaccin existe.
  • SRO (soluté de réhydratation orale) : sachet à diluer qui compense les pertes en eau et en sels.

Décryptez votre bilan en entier

Une gastro banale n’appelle pas de prise de sang. Quand les symptômes sont sévères ou durent, les résultats de l’ionogramme sanguin, de l’urée, de la créatinine et de la CRP aident le médecin à mesurer la déshydratation et l’inflammation. Ils se lisent avec les symptômes : un chiffre isolé ne permet pas de conclure.

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Sources

Auteurs/autrices

  • AI DiagMe

    L'équipe AI DiagMe réunit médecins, spécialistes cliniques et éditeurs médicaux. Nos articles sont rédigés par des professionnels de la communication en santé puis révisés et validés par les médecins de notre comité scientifique, composé de praticiens hospitaliers en exercice dans des spécialités telles que l'hématologie, l'endocrinologie et la médecine générale. Chaque contenu s'appuie sur les directives cliniques en vigueur et les publications médicales évaluées par les pairs.

  • Dr. Claude Tchonko, médecin du comité scientifique d'AI DiagMe

    Dr Claude Tchonko est hématologue, en exercice depuis 2013, exerçant actuellement à la Clinique Mas de Rochet (Castelnau-le-Lez). Fort d'un parcours international, il est spécialisé dans la prise en charge des hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes), avec une expertise particulière dans les traitements par autogreffe de cellules souches, la thérapie CAR-T et l'optimisation des parcours de soins en onco-hématologie.

    Auteur d'un ouvrage de référence, « Les hémopathies lymphoïdes au Mali », il combine pratique clinique et participation active à des projets de développement de solutions technologiques en santé.

    Titulaire d'un Doctorat d'État en Médecine (Faculté de Médecine de Bamako, 2006), il a complété sa formation par un Certificat d'Études Spécialisées en Hématologie Bioclinique (Abidjan-Cocody, 2010) et plusieurs diplômes universitaires : DFMS d'Hématologie et DIU de Cytogénétique Onco-hématologique (Grenoble), ainsi qu'un DU sur le syndrome drépanocytaire majeur (UPEC).

  • Julien Priour, cofondateur et directeur général d'AI DiagMe

    Julien Priour est éditeur médical senior chez AI DiagMe, où il supervise la ligne éditoriale et le processus de vérification des faits. Diplômé de HEC Paris, il cumule 3 années d'expérience en édition santé et a été formé à la rédaction et publication scientifique par l'Institut de Recherche pour le Développement (FUN-MOOC, 2026). Il veille à ce que chaque article respecte les recommandations médicales en vigueur et soit relu et validé par un médecin du comité scientifique et éthique. Il définit les standards de sourcing (HAS, Ameli, INSERM…) et de relecture appliqués à l'ensemble du site.

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