Moins de trois selles par semaine, des selles dures, des efforts pour pousser et l’impression de ne jamais avoir fini : la constipation est l’un des troubles digestifs les plus courants. Le plus souvent, elle est passagère et liée à un voyage, à un médicament ou à une alimentation pauvre en fibres. Elle peut aussi s’installer pendant des mois, et plus rarement signaler une maladie qu’il faut rechercher. Cet article explique comment reconnaître une constipation, quelles en sont les causes, quels gestes simples relancent le transit, comment bien utiliser les laxatifs et à quel moment il faut consulter, voire appeler le 15.
Constipation : définition et chiffres
Quand parle-t-on de constipation ?
Selon l’Assurance maladie, ce trouble associe une diminution de la fréquence des selles et une difficulté à les évacuer. Le rythme normal varie beaucoup d’une personne à l’autre, de trois selles par jour à trois par semaine. On évoque une constipation chez l’adulte en cas de moins de trois selles par semaine, avec des selles plus dures, difficiles ou douloureuses à évacuer, peu abondantes, ou une impression d’évacuation incomplète. Contrairement à une idée répandue, il n’est pas nécessaire d’aller à la selle tous les jours, rappelle le Manuel MSD : c’est surtout un changement net par rapport à ses habitudes qui doit alerter.
Occasionnelle ou chronique
Elle est occasionnelle lorsqu’elle survient ponctuellement, par exemple en voyage. Elle devient chronique lorsque les symptômes persistent plus de 6 mois, selon l’Assurance maladie. Même ancienne, elle peut être améliorée par l’alimentation, l’hygiène de vie et, si besoin, un traitement.
Combien de personnes sont concernées ?
Les chiffres varient selon la définition retenue. Le Vidal estime que la constipation chronique touche 3 à 5 % des adultes dans les pays occidentaux, la forme occasionnelle étant bien plus fréquente. Le Quotidien du Médecin évoque près de 20 % de la population française, avec une nette prédominance féminine. Le risque augmente avec l’âge : les personnes de plus de 55 ans ont environ cinq fois plus de risque d’être constipées, selon le Vidal. Pendant la grossesse, elle touche une femme sur deux, d’après Santé.fr.
Symptômes de la constipation
Les signes qui doivent alerter
D’après l’Assurance maladie et le Manuel MSD, elle se manifeste par :
- des selles moins fréquentes, souvent moins de trois par semaine ;
- des selles dures, sèches ou en petite quantité (voir notre article sur la consistance des selles) ;
- des efforts importants pour évacuer et une sensation d’évacuation incomplète ;
- un inconfort abdominal, des crampes ou des ballonnements ;
- parfois une alternance de selles liquides et dures, appelée « fausse diarrhée sur constipation ».
Le mécanisme est simple : les résidus de la digestion restent trop longtemps dans le côlon, qui en absorbe l’eau. Les selles durcissent, s’accumulent dans le côlon et le rectum et deviennent difficiles à évacuer, explique l’Assurance maladie.
Constipation de transit ou terminale
Les médecins distinguent deux mécanismes. Dans la forme de transit, les selles progressent trop lentement dans le côlon. Dans la forme terminale, ou dyschésie, les selles arrivent bien dans le rectum mais la personne a du mal à les évacuer malgré ses efforts, décrit le Vidal. Le Manuel MSD classe ces troubles de la défécation parmi les causes chroniques les plus fréquentes.
Les causes de la constipation
Les causes occasionnelles
Selon l’Assurance maladie, un épisode passager apparaît souvent après un changement d’habitudes : voyage, nouveau régime alimentaire, stress, immobilisation, alitement ou hospitalisation. Ce trouble est aussi fréquent dans les derniers mois de grossesse, après la prise temporaire d’un médicament, comme un antidouleur, ou lorsqu’on se retient d’aller à la selle, notamment en cas d’hémorroïdes ou de fissure anale.
Alimentation et mode de vie
Le plus souvent, plusieurs facteurs se combinent : manque d’activité physique, alimentation pauvre en fibres et hydratation insuffisante, souligne Santé.fr. Un apport calorique trop faible, en cas d’anorexie mentale ou de dénutrition, joue aussi un rôle, tout comme la sédentarité et la mobilité réduite, en particulier chez les personnes âgées.
Les médicaments en cause
De nombreux médicaments ralentissent le transit. L’Assurance maladie cite les antidouleurs, les anticonvulsivants, les antidépresseurs, les diurétiques et les médicaments contre l’acidité gastrique. Le Manuel MSD y ajoute les compléments de fer et de calcium, les médicaments à base d’aluminium ou de bismuth, certains médicaments de la tension (inhibiteurs calciques) et les anticholinergiques. Les opioïdes, comme la codéine, le tramadol ou la morphine, sont une cause très fréquente, selon Santé.fr. Voir aussi notre article sur les antibiotiques et le transit. Paradoxalement, l’usage prolongé de laxatifs peut lui-même entretenir le problème.
Les maladies qui peuvent constiper
Une forme chronique peut accompagner une maladie digestive, en premier lieu le syndrome de l’intestin irritable, qui associe constipation, douleurs et ballonnements. Plus rarement, elle révèle une maladie du côlon ou du rectum, comme une diverticulose ou un cancer colorectal. D’autres maladies sont en cause, selon l’Assurance maladie et le Manuel MSD :
- des maladies hormonales ou métaboliques : hypothyroïdie, diabète, excès de calcium dans le sang (hypercalcémie), insuffisance rénale ;
- des maladies neurologiques : maladie de Parkinson, sclérose en plaques, accident vasculaire cérébral, lésion de la moelle épinière ;
- la dépression et les troubles anxieux.
Dans de nombreux cas, aucune cause précise n’est retrouvée, précise le Manuel MSD.
5 solutions pour relancer le transit
Les mesures d’hygiène de vie suffisent généralement, selon le Vidal. L’Assurance maladie et Santé.fr recommandent cinq gestes :
- Aller aux toilettes à heure fixe, une demi-heure à une heure après un repas, sans jamais laisser passer l’envie, et prendre son temps sans trop forcer.
- Surélever les pieds sur un petit marchepied ou un coussin : cette position, proche des toilettes « à la turque », facilite le passage des selles.
- Manger plus de fibres, au moins 25 g par jour, avec cinq portions de fruits et légumes, en augmentant les quantités progressivement sur deux semaines pour éviter douleurs et ballonnements.
- Boire au moins 1,5 litre par jour, sauf contre-indication médicale, sous forme d’eau, de soupes ou de tisanes.
- Bouger au moins cinq jours sur sept, idéalement tous les jours, et réduire le temps passé assis.
Les aliments les plus riches en fibres
L’Assurance maladie donne ces repères de teneur en fibres pour 100 g d’aliment :
| Aliment | Fibres pour 100 g | Famille |
|---|---|---|
| Son de blé | 40 g | Céréales |
| Haricots secs | 25 g | Légumineuses |
| Figues sèches | 18 g | Fruits secs |
| Pruneaux | 17 g | Fruits secs |
| Amandes | 14 g | Oléagineux |
| Lentilles | 12 g | Légumineuses |
| Pain complet | 8,5 g | Céréales |
L’Assurance maladie conseille aussi d’éviter les aliments trop gras et trop sucrés.
Quelles boissons choisir ?
Les eaux riches en magnésium sont recommandées par l’Assurance maladie et Santé.fr pour leur effet laxatif. Santé.fr conseille en revanche de limiter le café, le thé et les sodas. Pendant le sport, il faut boire pendant et après l’effort.
Laxatifs : lesquels et comment les utiliser ?
Les différentes familles
Lorsque les mesures d’hygiène de vie ne suffisent pas, un laxatif peut être utilisé. L’Assurance maladie distingue :
- les laxatifs osmotiques (macrogol, lactulose, lactitol, sorbitol, hydroxyde de magnésium), qui attirent l’eau dans l’intestin : souvent utilisés en premier, ils agissent en 1 à 2 jours et peuvent donner des douleurs ou des ballonnements ;
- les laxatifs de lest (ispaghul, psyllium, sterculia), qui augmentent le volume des selles : ils demandent de boire beaucoup et agissent en plusieurs jours, avec peu d’effets indésirables ;
- les laxatifs lubrifiants (paraffine liquide, docusate de sodium), qui agissent en moins de 3 jours mais peuvent provoquer des suintements anaux ;
- les laxatifs stimulants (bisacodyl, séné, picosulfate de sodium), qui agissent en quelques heures et sont réservés à une courte durée sur avis médical ;
- les suppositoires et lavements, qui agissent en quelques minutes.
Les précautions à respecter
Demandez conseil à votre pharmacien pour choisir le laxatif adapté, respectez la dose maximale quotidienne et évitez d’associer ou d’alterner plusieurs laxatifs sans avis médical, recommande l’Assurance maladie. Un laxatif ne doit pas être pris de façon prolongée sans avis médical : son usage régulier peut créer une accoutumance, y compris avec les produits à base de plantes. Santé.fr déconseille au long cours les laxatifs stimulants, comme le séné, la cascara ou l’aloès, et les laxatifs par voie rectale. Les lubrifiants exposent à un risque de fausse route chez les personnes qui ont des troubles de la déglutition.
Si un médicament ralentit le transit, le médecin peut l’arrêter ou le remplacer. Lorsque le problème vient d’une difficulté d’évacuation, une rééducation périnéale peut être proposée, selon l’Assurance maladie.
Quand consulter pour une constipation ?
Consulter dans les jours qui viennent
L’Assurance maladie conseille de voir son médecin traitant dans les jours qui viennent dans les situations suivantes :
- des troubles récents et d’emblée importants après 50 ans ;
- du sang dans les selles (rectorragie) ;
- une maladie chronique de l’intestin ou une autre maladie chronique (rein, diabète, Parkinson) ;
- une grossesse ou un allaitement ;
- des douleurs abdominales persistantes, des glaires dans les selles, une alternance diarrhée-constipation ou une incontinence ;
- une perte de poids ;
- un épisode inhabituel qui ne cède pas, apparu avec un nouveau médicament ou qui persiste malgré les mesures d’hygiène de vie.
Santé.fr ajoute qu’un épisode inhabituel qui dure plus de 48 à 72 heures justifie un avis médical.
Consulter le jour même ou appeler le 15
Santé.fr conseille de consulter dans la journée en cas de sang dans les selles, de douleurs abdominales persistantes, de nausées ou de vomissements, de fièvre ou de frissons ; l’Assurance maladie retient la fièvre associée à de fortes douleurs abdominales. Si la constipation s’accompagne de vomissements, de douleurs abdominales et d’une impossibilité d’émettre des gaz, une occlusion intestinale est possible : appelez sans tarder le 15 ou le 112.
Quels examens ?
L’interrogatoire et l’examen clinique suffisent le plus souvent à poser le diagnostic et à trouver la cause, indique l’Assurance maladie. Selon la situation, le médecin peut demander une prise de sang pour rechercher une hypothyroïdie, un excès de calcium ou un diabète. Une coloscopie est surtout réalisée lorsque la cause n’est pas évidente ou que le traitement échoue, notamment pour écarter un cancer, précise le Manuel MSD. D’autres examens, comme la manométrie anorectale, explorent les difficultés d’évacuation.
Les complications de la constipation
Sans prise en charge, les efforts de poussée peuvent aggraver des hémorroïdes ou une fissure anale, selon l’Assurance maladie. Chez la personne âgée surtout, elle peut se compliquer d’une occlusion intestinale, d’une incontinence anale, d’une rétention d’urine ou d’une ulcération du rectum qui saigne. Le Vidal cite aussi le fécalome, un bouchon de selles dures bloqué dans le rectum. L’abus de laxatifs expose à une accoutumance, à une dénutrition et à une perte d’eau, de vitamines et de sels minéraux, en particulier de potassium, surtout en association avec des diurétiques.
Dernières avancées scientifiques sur la constipation
2024 : l’hygiène de vie d’abord, les stimulants à la demande
Les recommandations de la Société japonaise de gastro-entérologie sur la constipation chronique, publiées en 2024, proposent une démarche en étapes. Il faut d’abord rechercher une cause, comme une maladie digestive ou générale, ou un médicament. Le traitement commence ensuite par l’amélioration de l’hygiène de vie et de l’alimentation, puis par les laxatifs osmotiques. Les laxatifs stimulants sont réservés à une utilisation ponctuelle (Ihara et al., Digestion). Ce que cela change pour vous : avant tout laxatif, faites le point sur vos médicaments et vos habitudes ; les stimulants ne sont pas faits pour une prise quotidienne.
2025 : kiwis, pruneaux et eaux minérales validés
L’association britannique des diététiciens a publié les premières recommandations alimentaires fondées sur 75 essais randomisés. Le psyllium augmente le nombre de personnes soulagées. Les kiwis frais sont aussi efficaces que le psyllium et augmentent davantage la fréquence des selles. Les pruneaux font jeu égal avec le psyllium. Une eau riche en minéraux, à raison de 0,5 à 1,5 litre par jour, augmente de 47 % les chances d’être soulagé par rapport à une eau peu minéralisée. En revanche, les probiotiques à plusieurs souches n’ont pas montré d’effet (Dimidi et al., Journal of Human Nutrition and Dietetics). Ce que cela change pour vous : quelques kiwis ou pruneaux par jour et une eau riche en magnésium sont des options appuyées par les études, avant les compléments.
2026 : les fruits en tête des aliments efficaces
Une méta-analyse en réseau de 19 essais randomisés a comparé différentes approches alimentaires de la constipation fonctionnelle. Les aliments à base de fruits ont amélioré la fréquence des selles plus nettement que les compléments de fibres et ont réduit le plus la sévérité des symptômes. Les aliments combinant plusieurs ingrédients ont le mieux ramolli les selles (Mou et al., The American Journal of Clinical Nutrition). Ce que cela change pour vous : miser sur de vrais fruits au quotidien est une stratégie au moins aussi utile qu’une poudre de fibres.
Questions fréquentes sur la constipation
C’est quoi la constipation ?
C’est une diminution de la fréquence des selles, en général moins de trois par semaine, associée à une difficulté à les évacuer : selles dures, efforts de poussée ou impression d’évacuation incomplète.
Quelles sont les 3 causes de la constipation ?
Les trois causes les plus fréquentes, souvent associées, sont une alimentation pauvre en fibres, une hydratation insuffisante et le manque d’activité physique, selon Santé.fr. Les médicaments, notamment les antidouleurs opioïdes, sont une autre cause très courante.
Comment éviter la constipation ?
Ne repoussez pas l’envie d’aller aux toilettes, mangez au moins 25 g de fibres par jour, buvez au moins 1,5 litre, bougez régulièrement et surélevez vos pieds sur les toilettes. Ces mesures suffisent généralement.
Quelle boisson boire quand on est constipé ?
Privilégiez l’eau, notamment une eau riche en magnésium, ainsi que les soupes et les tisanes, en limitant le café, le thé et les sodas. Les recommandations britanniques de 2025 confirment l’intérêt des eaux riches en minéraux.
Que signifie « selles peu abondantes » ?
Ce sont des selles de faible volume, souvent dures et fragmentées. Avec la diminution de leur fréquence et la difficulté à les évacuer, c’est l’un des signes qui définissent la constipation, selon l’Assurance maladie.
Quel est le lien entre le stress et la constipation chronique ?
Le stress et les problèmes psychiques figurent parmi les causes citées par le Vidal et Santé.fr. L’Assurance maladie mentionne aussi la dépression et les troubles anxieux parmi les maladies associées à une forme chronique.
Peut-on mourir de constipation ?
Dans la grande majorité des cas, non : une constipation passagère disparaît en général avec sa cause, selon l’Assurance maladie. Les complications graves, comme une occlusion intestinale, touchent surtout les personnes âgées. Des vomissements avec des douleurs abdominales et une impossibilité d’émettre des gaz imposent d’appeler le 15 ou le 112.
Glossaire
- Transit intestinal : progression des aliments puis des selles le long du tube digestif.
- Constipation chronique : troubles du transit dont les symptômes persistent plus de 6 mois.
- Dyschésie : difficulté à évacuer les selles présentes dans le rectum, aussi appelée constipation terminale.
- Fausse diarrhée : selles liquides qui s’écoulent autour de selles dures retenues dans l’intestin.
- Fécalome : amas de selles dures bloqué dans le rectum.
- Occlusion intestinale : arrêt complet du passage des selles et des gaz, urgence médicale.
- Fibres : parties des végétaux non digérées qui augmentent le volume et l’hydratation des selles.
- Laxatif osmotique : laxatif qui attire l’eau dans l’intestin, comme le macrogol.
- Laxatif de lest : laxatif à base de fibres, comme le psyllium.
- Laxatif stimulant : laxatif qui accélère les contractions de l’intestin, comme le séné.
- Rectorragie : émission de sang rouge par l’anus.
- Manométrie anorectale : examen qui mesure les pressions dans le rectum et l’anus.
Décryptez votre bilan en entier
Devant un transit durablement ralenti, la prise de sang aide le médecin à rechercher une cause : une TSH élevée oriente vers une hypothyroïdie, un calcium élevé vers une hypercalcémie et une glycémie élevée vers un diabète, trois causes citées par le Manuel MSD. En cas d’usage prolongé de laxatifs, le potassium, dosé dans l’ionogramme sanguin, permet de repérer une perte de sels minéraux. AI DiagMe analyse l’ensemble de vos résultats, compare chaque valeur aux intervalles de référence de votre laboratoire et vous explique en quelques minutes ce qu’ils signifient. L’outil vous aide à comprendre et à préparer l’échange avec votre médecin ; il ne remplace ni la consultation, ni le diagnostic, ni le traitement.
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Sources
- Assurance maladie (ameli.fr). Constipation de l’adulte : définition, symptômes, facteurs favorisants, 06/03/2025.
- Assurance maladie (ameli.fr). Constipation de l’adulte : que faire et quand consulter ?, 07/03/2025.
- Assurance maladie (ameli.fr). Diagnostic, traitement et évolution de la constipation de l’adulte, 07/03/2025.
- Santé.fr, service public d’information en santé. Constipation de l’adulte, mise à jour du 12/08/2026.
- Vidal. Constipation chez l’adulte, mise à jour du 06/03/2024.
- Manuel MSD, version pour le grand public. Constipation chez l’adulte, avril 2026.
- Le Quotidien du Médecin. La constipation chronique, 23/10/2020.
- Ihara et al. Evidence-Based Clinical Guidelines for Chronic Constipation 2023. Digestion, 2024. DOI.
- Dimidi et al. British Dietetic Association Guidelines for the Dietary Management of Chronic Constipation in Adults. Journal of Human Nutrition and Dietetics, 2025. DOI.
- Mou et al. Efficacy of dietary interventions for functional constipation: a systematic review and network meta-analysis. The American Journal of Clinical Nutrition, 2026. DOI.



